Attentats de Bruxelles : Mohamed Abrini "ne ferait pas de mal à une mouche"

Le service METRONEWS
Publié le 14 avril 2016 à 8h15
Attentats de Bruxelles : Mohamed Abrini "ne ferait pas de mal à une mouche"

DÉCLARATIONS – "L’homme au chapeau", vu sur les images de vidéosurveillance de l’aéroport de Zaventem, minimise son rôle dans les attentats de Bruxelles et rejette toute la responsabilité sur les frères El Bakraoui.

Alors que Mohamed Abrini était considéré comme plus dangereux que Salah Abdeslam, "l’homme au chapeau" a affirmé ne pas être radicalisé et n’avoir jamais été en Syrie lors de son interrogatoire face au juge d’instruction, révèle BFMTV ce jeudi. Selon la chaîne, Mohamed Abrini a déclaré n’avoir jamais voulu se faire sauter. "Je ne ferais pas de mal à une mouche", se serait-il défendu.

Un rôle à minimiser

Selon ces déclarations qui laissent perplexes à la lumière des premiers aveux du troisième homme de l'aéroport, il aurait été forcé par les frères El Bakraoui, tous les deux morts dans les attentats, à suivre l'un d'entre eux, Ibrahim, et Najim Laachraoui à l’aéroport de Zaventem. Mohamed Abrini a fait valoir aux enquêteurs qu'il niait leurs idées et les décrit comme les organisateurs des attentats de Bruxelles.

Une minimisation de son implication qui rejoint le dernier numéro de Dabiq , la publication anglophone de Daech, qui fait des frères El Bakraoui des logisticiens des tueries de Paris et les instigateurs des attentats de Bruxelles. Lesquelles auraient dû, toujours selon Abrini, viser la France, au moment de l’Euro de football. Mais l’arrestation de Salah Abdeslam a précipité les événements, désignant Bruxelles comme la nouvelle cible.

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En cavale avec Salah Abdeslam

Autre élément révélé par Abrini : c'est Ibrahim El Bakraoui, mort à l'aéroport, qui a sélectionné les cibles à l’aéroport de Zaventem. Théoriquement, les halls d’embarquements pour les Etats-Unis, la Russie et Israël étaient visés. Mais rien ne se serait passé comme prévu : "l’homme au chapeau" confie qu’il s’est enfui après les deux explosions laissant sa veste dans une poubelle et abandonnant son chapeau.

C’est en voyant l’avis de recherche lancé contre lui le 22 mars dernier que Mohamed Abrini a décidé de se cacher. Il a alors changé plusieurs fois de planques, porté des perruques, pour ne pas se faire repérer, rapporte BFMTV. Le Belgo-Marocain de 31 ans confesse également avoir passé une partie de sa cavale avec Salah Abdeslam, son ami d’enfance connu à Molenbeek. Mohamed Abrini doit comparaître ce jeudi devant une juridiction d’instruction siégeant à huis clos, pour décider de son maintien en détention.

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