DIPLOMATIE - Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada se sont entendus lundi pour mettre en place de nouvelles sanctions commerciales et financières contre le régime biélorusse d’Alexandre Loukachenko.

Les puissances occidentales s'unissent contre le pouvoir biélorusse. Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada se sont coordonnés pour imposer des sanctions financières à l’encontre du régime du président Alexandre Loukachenko.

Sont visés la porte-parole du président, la présidente de la chambre haute du Parlement, des proches conseillers du chef de l'État et des responsables des ministères de l’Intérieur, de l’Information et du système judiciaire. Le Trésor américain a gelé les éventuels avoirs aux États-Unis de 16 personnes et cinq entités, leur interdisant aussi l'accès au système financier américain. 46 responsables sont également interdits d’entrer aux États-Unis.

Sanctionner "la répression persistante" du régime

"Ces sanctions coordonnées démontrent la ferme détermination transatlantique à soutenir les aspirations démocratiques du peuple du Bélarus", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, dénonçant également "la répression persistante au Bélarus". L’évènement déclencheur a été le détournement d’un vol Ryanair, le 23 mars dernier, vers Minsk pour arrêter le journaliste d’opposition biélorusse Roman Protassevitch.

Ces nouvelles sanctions viennent appuyer des représailles déjà mises en place contre le régime. Celui-ci avait violemment réprimé des manifestations, l’été dernier, après la réélection du président Loukachenko. 

Les secteurs clefs de l'économie visés

De son côté l’Union européenne, réunie à Luxembourg lundi 21 juin, a pris des sanctions commerciales et financières, notamment contre 78 nouvelles personnes et 8 entités, à l’unanimité. "Ça n'arrive pas tous les jours mais l'Union européenne est sur la même ligne, a souligné le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn. On a des sanctions qui visent les personnes. Et maintenant nous avons des sanctions dans sept secteurs économiques, des armes au tabac, jusqu'aux engrais, c'est-à-dire le potassium", a-t-il poursuivi. 

L'UE va donc cesser ses importations pour certains types de potasse et de produits, deux secteurs clefs de l’économie biélorusse. "Personne ne s'attendait à ce qu'on aille aussi loin", a réagi le diplomate.

Pour autant, les sanctions déjà en place contre le régime n’ont provoqué que davantage de répression. Les dirigeants européens espèrent donc que cette nouvelle salve permettra de faire plier Alexandre Loukachenko.


MM avec AFP

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