Belgique : trois inculpations pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste"

Le service METRONEWS
Publié le 18 juin 2016 à 20h24
Belgique : trois inculpations pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste"

ANTICIPATION - Le parquet belge a annoncé ce samedi matin l'arrestation de 40 personnes et la garde à vue de 12 d'entre elles dans une vaste opération antiterroriste. Trois hommes ont été inculpés de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste".

Plus de sept mois après les attentats du 13 novembre, le football a-t-il failli être de nouveau endeuillé par une attaque terroriste ? Une crainte qui a conduit les autorités belges à mener une vaste opération antiterroriste, samedi 18 juin, a annoncé le parquet royal. Quarante personnes ont été arrêtées et douze d'entre elles ont été placées en garde à vue. 

Ce samedi soir, le parquet fédéral belge a annoncé que trois hommes, qui faisaient parti des 12 en garde à vue, ont été inculpés de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste" à la suite de la vague de perquisitions menées dans la nuit de vendredi à samedi. Samir C., Moustapha B. et Jawad B. ont également été inculpés de "participation aux activités d'un groupe terroriste" et placés en détention provisoire, alors que les neuf autres ont été remises en liberté après avoir été entendues, a précisé le parquet dans un bref communiqué.

Deux membres de la famille des frères El Bakraoui

Selon la télévision publique RTBF, deux d'entre eux, qu'elle identifie comme Moustapha Benhattal (40 ans) et Jawad Benhattal (29 ans), font partie de la famille d'Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles. Les deux hommes ont des casiers judiciaires bien remplis pour vols, détention d'armes et coups et blessures, selon la RTBF. Moustapha Benhattal aurait en outre eu des contacts avec Khalid El Bakraoui jusqu'à la fin 2015, tandis que son frère Jawad aurait braqué un bureau Western Union en 2010 à Bruxelles en compagnie d'Ibrahim El Bakraoui, selon les informations de la chaîne publique, non confirmées.

L'opération s'est déroulée sur l'ensemble du territoire belge, de la Wallonie à la Flandres en passant par les communes de Bruxelles. Parmi les endroits où se sont déroulées les perquisitions, on relève le nom de Zaventem, lieu de l'attentat contre l'aéroport international du 22 mars, mais également les communes bruxelloises de Forest ( où Abdeslam s'était réfugié peu de temps avant son arrestation), Schaerbeek et de Molenbeek, d'où sont originaires de nombreux membres des commandos ayant pris part aux attentats de Bruxelles et de Paris.

La "fan zone" de Bruxelles visée ?

"Les éléments recueillis dans le cadre de l'instruction nécessitaient d'intervenir immédiatement", avait fait savoir dans la matinée le parquet, sans plus de détails. Au-delà des arrestations et des mises en garde à vue, le parquet n'a pas mis la main sur des armes ou des explosifs, malgré la perquisition de 152 boxes de garage. Selon la chaîne de télévision privée flamande VTM, la menace visait en particulier les "fan-zones" installées à l'occasion de la rencontre des Diables Rouges face l'Eire, samedi après-midi à Bordeaux (sud-ouest de la France).

Au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un Conseil national de Sécurité, le Premier ministre Charles Michel a assuré que la situation était "sous contrôle". "Nous voulons continuer à vivre normalement, nous vivons normalement", a-t-il lancé. Pour preuve, le gouvernement a décidé de "maintenir" les événements publics, dont ceux liés à l'Euro-2016, tout en les entourant de "mesures complémentaires et adaptées en matière de sécurité".

EN SAVOIR  + >>  Comment les autorités vont sécuriser l'Euro 2016

 

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