Biélorussie : le peuple se soulève

Biélorussie : l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa rentrera seulement quand elle se "sentira en sécurité"

La rédaction de LCI
Publié le 21 août 2020 à 16h35
Biélorussie : l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa rentrera seulement quand elle se "sentira en sécurité"

Source : PETRAS MALUKAS / AFP

CRISE - Le peuple biélorusse n'"acceptera jamais le leadership actuel", a assuré vendredi la cheffe de file de l'opposition à Alexandre Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa, en soulignant qu'elle rentrera dans son pays quand elle se "sentira en sécurité".

Rivale et première opposante d'Alexandre Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa, exilée en Litanie, s'est exprimée à des journalistes à Vilnius, là où elle est réfugiée depuis le 11 août. "Le président devrait savoir maintenant que nous avons besoin d'un changement", a-t-elle déclaré. "J'espère que le bon sens l'emportera, que les gens seront entendus et qu'il y aura des nouvelles élections", a ajouté l'opposante qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 9 août et dénonce des fraudes.

Le président Alexandre Loukachenko fait face à des manifestations quotidiennes et à un mouvement de grève déclenché à l'appel de l'opposition. Celle-ci rejette les résultats de la présidentielle du 9 août qui donnent son rival gagnant avec 80% des voix.

Lire aussi

"Nous ne voulons plus vivre dans la peur et les mensonges"

Professeure d'anglais de formation de 37 ans, novice en politique, Svetlana Tikhanovskaïa a bouleversé la campagne présidentielle en Biélorussie en rassemblant des foules inédites à ses meetings et en obtenant les soutiens d'autres opposants. Interrogée sur un soutien de la Russie à Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa a répondu : "J'appelle tous les pays du monde à respecter la souveraineté de la Biélorussie." 

Biélorussie : l'annonce de la victoire de Loukachenko contestée dans la rueSource : TF1 Info
JT Perso

"Nous ne voulons plus vivre dans la peur et les mensonges", a-t-elle dit, appelant les travailleurs à se concerter avec le conseil de coordination mis en place pour organiser les manifestations. "La création du conseil de coordination a pour but de négocier une passation du pouvoir sans heurts."

Les autorités bélarusses ont entamé jeudi des poursuites pour "atteinte à la sécurité nationale" à l'encontre de ce "conseil de coordination" formé par l'opposition, organisme destiné à promouvoir la transition politique après l'élection du 9 août.


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info