Birmanie : un coup d'État et une répression sanglante

Birmanie : Londres demande une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU vendredi

H.G. avec AFP
Publié le 3 mars 2021 à 8h21, mis à jour le 10 mars 2021 à 10h47
Des protestataires au coup d'Etat birman lors d'une manifestation à Kale le 2 mars 2021.

Des protestataires au coup d'Etat birman lors d'une manifestation à Kale le 2 mars 2021.

Source : STR / AFP

RÉPRESSION - Une nouvelle session réunissant les États membres du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir vendredi, plus d'un mois après le coup d'État birman.

Le Royaume-Uni a demandé une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Birmanie pour vendredi, selon une information obtenue auprès de sources diplomatiques. Cette session sera à huis clos et se tiendra à 15h GMT, selon la proposition de Londres, en charge du dossier birman à l'ONU, selon les mêmes sources. À ce stade, aucune indication n'a été donnée pour savoir si un nouveau texte pourrait être adopté à cette occasion par les 15 membres du Conseil de sécurité.

La dernière réunion du Conseil de sécurité depuis le coup d'État du 1er février s'était tenue le 2 février et déjà à huis clos. Elle s'était traduite deux jours plus tard par la publication d'une rare déclaration commune des 15 membres de l'ONU, qui exprimait la préoccupation du Conseil sans toutefois condamner le coup d'État.

Une répression sanglante depuis le coup d'Etat

Lundi, la mission diplomatique de la Chine auprès de l'ONU, traditionnellement réticente à ce que le Conseil de sécurité discute de la Birmanie, dont elle est le principal soutien, avait indiqué qu'il y avait un "accord général entre les membres du Conseil (pour qu'il y ait) une réunion sur la Birmanie peu après la réunion ministérielle de l'Asean".

Cette réunion de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est s'est tenue mardi avec la volonté de faire pression sur la junte birmane pour qu'elle cesse sa répression sanglante des manifestants et remette le pays sur le chemin de la démocratie.

Birmanie : la répression s'intensifieSource : TF1 Info
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Rupture entre la junte et l'ambassadeur birman à l'ONU

Depuis l'arrivée la semaine dernière de la nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, "les Russes et les Chinois sont assez sympathiques pour l'instant avec les Etats-Unis", note un diplomate sous couvert d'anonymat.

Après une session spéciale publique vendredi sur la Birmanie de l'Assemblée générale de l'ONU, le Conseil de sécurité aurait pu choisir lui aussi de tenir vendredi une session ouverte aux médias. Dans un tel cas, un représentant de la Birmanie aurait été convié à y participer.

Depuis la fin de la semaine dernière cependant, l'ONU est confrontée à un imbroglio sur la représentation birmane, a reconnu mardi le porte-parole de l'Organisation. L'ambassadeur birman Kyaw Moe Tun, qui a rompu vendredi de manière spectaculaire avec la junte et réclamé la fin immédiate du coup d'Etat, se considère toujours comme l'ambassadeur de son pays. La junte qui l'a limogé samedi a fait envoyer une lettre mardi à l'ONU pour dire qu'il n'était plus en fonctions et que son adjoint avait été nommé représentant diplomatique de la Birmanie par intérim.

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Avec une session à huis clos du Conseil de sécurité, le problème de la représentation birmane ne se pose pas, car elle n'accueille a priori que des responsables de l'ONU et les 15 membres du Conseil de sécurité, sans représentation du pays discuté.


H.G. avec AFP

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