Boko Haram publie une vidéo des présumées lycéennes enlevées en 2014

Le service METRONEWS
Publié le 14 août 2016 à 12h22
Boko Haram publie une vidéo des présumées lycéennes enlevées en 2014

NIGERIA - Dans une nouvelle vidéo, le groupe islamiste Boko Haram montre des jeunes filles, présentées comme étant celles enlevées en 2014 à Chibok. Il exhorte le gouvernement nigérian à libérer les combattants emprisonnés.

Boko Haram a diffusé ce dimanche 14 août une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe islamiste à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. En avril 2014, Boko Haram avait enlevé 274 jeunes Nigérianes, dont très peu ont réussi à s'échapper. 

Dans cette vidéo, le groupe terroriste affirme que certaines sont encore vivantes et que d'autres ont été tuées dans des raids aériens. "Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains", a déclaré un homme au visage masqué par un turban sur une vidéo postée sur YouTube .

11 minutes de propagande

Cette troisième vidéo publiée par Boko Haram dure 11 minutes. L'homme qui parle est armé. Il se tient debout, devant un groupe de femmes, entièrement voilées. Il fait parler une jeune femme, qui dit s'appeler Maida Yakubu et venir de Chibok, décrypte la BBC . Elle demande à leurs parents de "parler au gouvernement", afin que celui-ci libère de combattants de Boko Haram. En échange, elles seront libérées, affirme-t-il.

En arrière-plan, on voit une de ces femmes porter dans ses bras un enfant en bas-âge. La BBC souligne que les viols et les mariages forcés sont une des armes de Boko Haram. La vidéo se termine sur des scènes, coupées au montage, de bombardements et de corps sans vie gisant à même le sol, suggérant ainsi que plusieurs des lycéennes ont été tuées par le gouvernement nigérian.

Le gouvernement se dit "en contact" avec Boko Haram au sujet de cette vidéo

Ce dimanche après-midi, le gouvernement nigérian a assuré être "en contact" avec le groupe djihadiste, à propos de cette vidéo. "Comme ce n'est pas la première fois que nous sommes contactés de cette manière, nous voulons être sûrs que ceux avec qui nous sommes en contact sont bien ceux qu'ils prétendent être", a affirmé le ministre nigérian de l'Information Lai Mohammed, cité dans un communiqué du gouvernement.


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