Ce dimanche 8 janvier, des centaines de partisans pro-Bolsonaro ont envahi les principales institutions brésiliennes, protestant contre le retour au pouvoir de Lula.
Ces voix s'opposant au nouveau président de gauche se font entendre depuis déjà plusieurs mois.
Différentes actions et manifestations semblaient annoncer cet événement.

Le point d'orgue de plusieurs mois de contestations. Ce dimanche 8 janvier, plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers les principales institutions politiques brésiliennes à Brasília, envahissant le Congrès, la Cour suprême ou encore le palais présidentiel, afin de protester contre le retour au pouvoir du président de gauche Lula. Mais cette contestation menée par des partisans de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro a débuté dès l'annonce de sa défaite, le 30 octobre dernier.

Les centaines de manifestants qui ont envahi les principales institutions du Brésil, sont donc "très organisés" depuis plusieurs mois, souligne la correspondante de TF1/LCI, Laetitia Rossi, présente sur place, dans la vidéo en tête de cet article.

Barrages routiers et manifestations

Dès l'annonce de la victoire de Lula, des milliers de partisans ont effectivement commencé à bloquer des axes routiers pendant plus d'une semaine après l'élection, ne reconnaissant pas le résultat des élections. Des barrages routiers qui ont été levés seulement après l'appel de Jair Bolsonaro dans ce sens. "Débloquez les routes. Cela ne me paraît pas faire partie des manifestations légitimes", avait dit le dirigeant d'extrême droite dans une vidéo diffusée sur Twitter. 

"D'autres manifestations qui se tiennent dans tout le Brésil, dans d'autres endroits, font partie du jeu démocratique, elles sont les bienvenues", avait-il toutefois ajouté. "Protestez d'une autre manière, dans d'autres lieux, c'est très bien", avait-il lancé. Des bolsonaristes ont également manifesté devant des casernes militaires. Ils réclamaient l’intervention de l’armée pour empêcher ce dernier de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010. 

Si cet appel à lever les barrages a été entendu, Jair Bolsonaro a surtout brillé par son silence, ce qui a également nourri la contestation des résultats de l'élection présidentielle. Celui-ci a attendu deux jours avant de reconnaitre sa défaite. Et s'il a ensuite annoncé qu'il "respecterait" la Constitution, ouvrant le processus de transition avec son successeur de gauche Lula, il a aussi appelé à continuer les manifestations, "fruit de l'indignation et d'un sentiment d'injustice concernant la façon dont le processus électoral s'est déroulé". Par ailleurs, Jair Bolsonaro n'a jamais félicité Lula de son élection et a boudé son investiture. L'ancien président a quitté le Brésil deux jours avant la fin de son mandat pour la Floride, aux États-Unis.


Aurélie LOEK

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