Pluies torrentielles au Brésil : au moins 79 morts et 56 disparus

A.P.
Publié le 30 mai 2022 à 6h25
Les pluies torrentielles dans la région de Recife, dans le nord-est du Brésil, ont fait au moins 79 morts et 56 disparus.

Les pluies torrentielles dans la région de Recife, dans le nord-est du Brésil, ont fait au moins 79 morts et 56 disparus.

Source : Brenda Alcantara / AFP

Dans la région de Recife, les inondations ont provoqué au moins la mort de 79 personnes et 56 disparus, selon le dernier bilan officiel publié dimanche.
Entre vendredi soir et samedi matin, le volume des précipitations a atteint 70% de ce qui est normalement prévu pour l'ensemble du mois de mai dans certaines parties du Pernambouc.

Les pluies torrentielles qui ont provoqué inondations et coulées de boue depuis mardi 24 mai dans la région de Recife, dans le nord-est du Brésil, ont fait au moins 79 morts et 56 disparus, selon le dernier bilan officiel publié dimanche.

"A 18h ce dimanche, le nombre de personnes mortes en conséquence de la pluie a atteint 79", a indiqué la Défense civile de l'État de Pernambouc dans un communiqué, faisant également état de 56 disparus.

Lors d'une accalmie, quelque 1 200 hommes, disposant d'hélicoptères et de bateaux, ont repris dimanche la recherche des disparus et des personnes isolées.  La tempête a provoqué des glissements de terrain sur les flancs des collines, le débordement des rivières et de grands torrents de boue qui ont tout emporté sur leur passage. 

Des images diffusées dimanche par les autorités locales montrent des sauveteurs et des volontaires en train de déblayer les débris à Jardim Monteverde, à la frontière entre Recife et la municipalité de Jaboatao dos Guararapes. 

C'est dans cette région où se trouvent des bidonvilles que s'est produit le plus grand drame, samedi matin, lorsqu'un glissement de terrain a tué 19 personnes. Onze des personnes tuées dans ce glissement de terrain étaient des proches de Luiz Estevao Aguiar, interrogé en larmes par TV Globo. "Ma sœur est morte, mon beau-frère est mort, onze personnes de ma famille sont mortes, c'était difficile. C'était très difficile. Je ne m'attendais pas à cela", a déclaré l'homme âgé, qui vit dans une autre commune. 

Derrière lui, une chaîne humaine de personnes, les pieds enfoncés dans la boue, se passaient des seaux de débris qui descendaient la colline. Les autorités avaient averti samedi que de fortes pluies étaient prévues pour dimanche, mais la tempête s'est finalement calmée dans la matinée. 

"Maintenir des mesures d'autoprotection"

le ministre du Développement régional, Daniel Ferreira

Entre vendredi soir et samedi matin, le volume des précipitations a atteint 70% de ce qui est normalement prévu pour l'ensemble du mois de mai dans certaines parties du Pernambouc.

"Bien qu'il ait cessé de pleuvoir, nous nous attendons à de fortes pluies dans les prochains jours. La première chose à faire est donc de maintenir des mesures d'autoprotection", a déclaré le ministre du Développement régional, Daniel Ferreira, qui a survolé la zone sinistrée en compagnie d'autres responsables brésiliens. Dans un tweet, le président brésilien Jair Bolsonaro a déclaré qu'il se rendrait à Recife lundi.

Le météorologue Estael Sias, de l'agence MetSul, a expliqué à l'AFP que les fortes pluies qui touchent le Pernambouc et, dans une moindre mesure, quatre autres États du nord-est du pays, résultent d'un phénomène typique de cette période de l'année, les "vagues orientales". Il s'agit, a-t-elle dit, de zones de "perturbation atmosphérique" qui se déplacent du continent africain vers la région côtière brésilienne.

"Dans d'autres régions de l'Atlantique, cette instabilité forme des ouragans, mais dans le nord-est du Brésil, elle a le potentiel de produire beaucoup de pluie, y compris des orages", a-t-il expliqué.

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Les images du week-end rappellent le drame survenu en février à Petropolis, dans l'État de Rio de Janeiro (sud-est), où 233 personnes avaient été tuées lors de pluies torrentielles et de coulées de boue. Selon les experts, ce type de tragédie s'explique aussi par la topographie des lieux et la présence de grands bidonvilles, avec des habitations majoritairement construites illégalement dans des zones escarpées à risque.


A.P.

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