Un ex-parlementaire brésilien, soutien du président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro, a lancé des grenades pour empêcher son interpellation, ce dimanche 23 octobre.
Les éclats ont blessé au moins deux policiers.
Malgré une farouche résistance, l'homme a été arrêté dans la soirée.

Roberto Jefferson était décidé à ne pas se rendre. Cet ex-parlementaire brésilien, soutien du président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro, n'a pas hésité à faire usages de grenades, mais aussi d'"armes à feu et des explosifs", pour empêcher son interpellation ce dimanche 23 octobre. Au moins deux policiers ont été blessés lors de la confrontation, ont rapporté les autorités, qui ont cependant précisé qu'elles avaient reçu des soins médicaux et étaient désormais en bonne santé.

La prise de distance de Jair Bolsonaro

Par ailleurs, malgré sa résistance et "après une intense négociation", l'ancien député a finalement été arrêté dans la soirée. Roberto Jefferson était sous le coup d'une peine de prison de la part de la Cour suprême pour avoir enfreint les conditions de son assignation à résidence, après avoir attaqué sur les réseaux sociaux une magistrate de la plus haute juridiction.

À la suite de cet incident, Jair Bolsonaro a pris ses distances avec l'ex-parlementaire, en tweetant : "Toute personne qui tire sur un policier doit être traitée comme un bandit. J'exprime ma solidarité avec les policiers blessés dans cet épisode". Le président brésilien, candidat à sa réélection, a aussi insisté sur le fait qu'il n'avait aucun lien avec Roberto Jefferson, qui avait pourtant dit en 2020 que le président était son "ami intime". Cet incident survient à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, dimanche prochain, où l'actuel président d'extrême droite affrontera l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), favori des sondages.


A. Lo.

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