Ce que l'on sait du puissant séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie

par A. Lo.
Publié le 6 février 2023 à 19h14, mis à jour le 6 février 2023 à 21h21

Source : JT 20h Semaine

Un puissant séisme de magnitude 7,8, suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique, ont frappé la Turquie et la Syrie, tôt ce lundi 6 février.
Des bilans, toujours provisoires, ont fait état de plus de 3000 victimes.
Après une journée de secours, retour sur ce que l'on sait de cette catastrophe.

Tout a débuté autour de 4h du matin dans le district de Pazarcik en Turquie, à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Après une première secousse, des dizaines de répliques se sont déclenchées ce lundi 6 février, faisant plus de 3000 victimes, selon des bilans provisoires. Retour sur cet événement qui mobilise les secours de la région, et au-delà.

Le plus violent des séismes depuis 1999

Le séisme s'est déclenché ce lundi 06 février dans le sud-est de la Turquie et en Syrie voisine. De magnitude 7,8 et survenu à une profondeur d'environ 17,9 kilomètres, il a été suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique, de magnitude 7,5, toujours dans le sud-est de la Turquie, à 4 km au sud-est de la ville d'Ekinozu. Ce séisme est le plus important en Turquie depuis le tremblement de terre du 17 août 1999, qui avait causé la mort de 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul.

Les secousses, ressenties dans tout le sud-est du pays, l'ont également été au Liban et à Chypre, ainsi qu'au Kurdistan irakien dans le nord du pays, à Erbil et Douk. L'institut géologique danois a ajouté que des secousses avaient aussi été ressenties jusqu'au Groenland.

Des bilans toujours provisoires

Depuis les premières secousses, le bilan ne cesse de s'alourdir, un très grand nombre de personnes restant piégées sous les milliers de bâtiments qui se sont effondrés. Alors que les secours continuent de s'activer ce lundi soir, on comptait encore vers 19h plus de 3000 victimes en tout, et des milliers de blessés. À ce bilan, toujours provisoire, s'ajoute la situation très difficile des personnes qui se retrouvent sans abri, d'autant que la pluie et la neige sont tombées à certains endroits en abondance et qu'une baisse des températures est attendue dans la région.

Le bilan risque encore d'évoluer dans les villes touchées, Adana, Gaziantep, Sanliurfa, Diyarbakir notamment. Par ailleurs, la citadelle d'Alep et plusieurs autres sites archéologiques ont été endommagés, selon la Direction générale des antiquités et des musées.

Mobilisation de l'aide internationale

Face à la catastrophe, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé à l'union nationale. Selon lui, la Turquie a reçu les offres d'aide de 45 pays, dont certains de l'Union européenne. Celle-ci avait annoncé avoir activé son "mécanisme de protection civile", envoyant "des équipes des Pays-Bas et de Roumanie" ainsi que 139 secouristes français censés partir dans la soirée, accompagnés notamment de 76 pompiers polonais. 

Quant au gouvernement syrien, il a lancé un appel à l'aide à la communauté internationale. Le Kremlin, allié de la Syrie, a indiqué que des équipes de secouristes allaient partir pour ce pays "dans les prochaines heures", alors que selon l'armée, plus de 300 militaires russes sont déjà sur les lieux pour aider aux secours.

Du monde entier, ont afflué les messages de soutien, du président américain Joe Biden à ses homologues russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, en passant par le pape François qui s'est dit "profondément attristé", ainsi que les propositions d'aide humanitaire et médicale. "Nos équipes sont sur le terrain pour évaluer les besoins et apporter leur assistance", a déclaré dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en appelant à la communauté internationale. Une minute de silence a été observée à l'Assemblée générale de l'organisation.


A. Lo.

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