Pêche post-Brexit : le torchon brûle entre la France et le Royaume-Uni

Conflit sur la pêche : malgré les menaces françaises, Boris Johnson affirme que la position britannique n'a pas changé

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 2 novembre 2021 à 19h26
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Source : JT 13h Semaine

DIPLOMATIE - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé ce mardi que la position du Royaume-Uni sur les licences de pêches n'avait pas changé, en dépit des menaces répétées de la France.

Le litige continue. Malgré les négociations qui se poursuivent entre le Royaume-Uni et la France autour des licences de pêche accordées aux Européens après le Brexit, Londres campe sur ses positions. Ce mardi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé que le Royaume-Uni n'avait pas changé d'avis sur ce sujet. "Vous demandez si le Royaume-Uni a changé de position sur la question de la pêche. La réponse est non", a déclaré le dirigeant conservateur, interrogé par un journaliste lors d'une conférence de presse à la COP 26 à Glasgow.

"Nous travaillons très étroitement avec nos amis et partenaires français sur les choses qui comptent", a martelé le chef du gouvernement britannique. Évoquant la lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de CO2, Boris Johnson a estimé que "par rapport à ce problème extrêmement important, ceux que vous avez mentionnés sont vraiment sans importance".

Pas de sanctions françaises avant jeudi

Cette annonce intervient alors que la France a décidé de n'appliquer aucune mesure de rétorsion avant une réunion programmée ce jeudi à Paris, entre le secrétaire d'État britannique chargé du Brexit David Frost et celui français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune. En vertu de l'accord du Brexit, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir.

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Si les deux camps restent sur leurs positions et que Londres n'accorde pas davantage de licences aux pêcheurs français, les Français prévoient notamment d'interdire aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et de renforcer les contrôles des bateaux et des camions.


La rédaction de LCI avec AFP

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