Corée du Nord : la sœur de Kim Jong-un menace le Sud d'une riposte nucléaire

Léa COUPAU avec AFP
Publié le 5 avril 2022 à 10h00
JT Perso

Source : TF1 Info

Kim Yo-jong, l'influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a prévenu, ce mardi 5 avril, que son pays utiliserait l'arme nucléaire contre la Corée du Sud en cas d'attaque.
Elle répondait directement à des commentaires du ministre sud-coréen de la Défense, la semaine passée.

La Corée du Nord ne souhaite pas la guerre, mais elle sera contrainte d'utiliser l'arme nucléaire pour "éliminer" l'armée sud-coréenne si celle-ci lance une attaque préventive, a assuré, mardi 5 avril, la sœur influente du dirigeant Kim Jong-un.

Cet avertissement de Kim Yo-jong, relayé par les médias publics et l'agence de presse nord-coréenne KCNA, constitue sa deuxième réaction furieuse en trois jours aux propos du ministre sud-coréen de la Défense, Suh Wook, la semaine dernière. Ce dernier avait déclaré, vendredi, que Séoul disposait d'un éventail de missiles "capables de frapper précisément et rapidement n'importe quelle cible en Corée du Nord", alors que Pyongyang multiplie ces derniers mois les essais balistiques.

"Des remarques imprudentes" de Séoul

En réponse, Kim Yo-jong a fustigé la "très grosse erreur" pour ce "fou" de Suh Wook d'avoir discuté d'une attaque préventive contre une puissance nucléaire. "Si la Corée du Sud opte pour une confrontation militaire avec nous, notre force de combat nucléaire devra inévitablement remplir sa mission", a-t-elle déclaré, soulignant que Séoul n'était pas un ennemi.

"En d'autres termes, à moins que l'armée sud-coréenne ne prenne des actions militaires contre notre État, elle ne sera pas considérée comme une cible", a-t-elle précisé, selon l'agence KCNA. Mais en cas d'"attaque épouvantable", les forces sud-coréennes connaîtraient un "destin misérable qui n'est rien d'autre que la destruction totale et la ruine", a-t-elle ajouté. Dimanche, Kim Yo-jong avait déjà fustigé les "remarques imprudentes" de Suh Wook, avertissant que le Sud devait "se discipliner s'il veut éviter le désastre".

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La Corée du Nord avait suspendu ses essais nucléaires et de missiles à longue portée lorsque Kim Jong-un et le président américain de l'époque, Donald Trump, avaient entamé des pourparlers très médiatisés, qui avaient échoué en 2019. Les négociations sont depuis lors au point mort.


Léa COUPAU avec AFP

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