Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Coronavirus : le Brésil dépasse le seuil des 3000 morts et s'enfonce dans la crise

La rédaction de LCI
Publié le 25 avril 2020 à 12h06, mis à jour le 25 avril 2020 à 14h14
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Source : TF1 Info

PANDEMIE - Avec plus de 3000 morts et 50.000 cas, le Brésil est le pays d'Amérique latine le plus touché par le coronavirus. Certains Etats, débordés, ne savent plus quoi faire des cadavres, quand le Président Jair Bolsonaro n'a qu'une chose en tête : faire repartir l'économie.

Le Brésil s'enfonce dans la crise. Ce jeudi 23 avril, le pays a dépassé la barre des 3000 morts. Le ministère de la Santé a indiqué ce même jour que le pays avait enregistré 407 nouveaux décès en 24 heures, un chiffre record depuis le début de l’épidémie, portant à 3313 morts le bilan total. Faisant de lui le pays le plus touché par la maladie en Amérique latine. 

Les courbes des morts et des nouveaux cas (environ 50.000), que certains jugent sous-estimées, restent ascendantes au Brésil où le Président Jair Bolsonaro manifeste son impatience face aux mesures de restriction décidées par les gouverneurs des Etats qui composent le pays, et qui considère que le confinement paralyse l'économie. Pourtant, les mesures de confinement sont bien loin d'être aussi restrictives qu'en Europe. Pour les faire appliquer, le 15 avril dernier la Cour suprême avait décidé que les décisions des maires ou des gouverneurs régionaux devaient prévaloir sur toute directive du gouvernement fédéral. 

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Mais face à un Etat central passif et des mesures de quarantaines laxistes, certains habitants décident de prendre eux-mêmes les choses en main. Distribution de nourriture, désinfection des rues, fabrication de masques, explications sur la gravité de la maladie : des habitants de favelas brésiliennes se retroussent les manches pour tenter de freiner la propagation du coronavirus. 

A Manaus, les hôpitaux débordés et des fosses communes creusées

D'autres sont débordés par la situation. Le maire de Manaus, métropole amazonienne du nord du Brésil submergée par la pandémie, a lancé un cri d'alerte ce jeudi. "On ne peut plus parler d'état d'urgence, c'est un état de calamité absolue", a déclaré Arthur Virgilio Neto auprès de l'AFP. Les hôpitaux de la ville sont saturés : les 50 lits de soins intensifs de Manaus, 1,7 million d'habitants, sont déjà occupés alors que le Brésil n'a pas encore atteint le pic de la pandémie, attendu en mai, voire en juin.

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Des fosses communes ont été creusées pour inhumer les victimes du coronavirus au cimetière public de Parque Taruma, et sur les réseaux sociaux circulent des vidéos montrant des embouteillages de corbillards attendant leur tour pour entrer dans le cimetière. Un hôpital de campagne bâti par la mairie a été inauguré la semaine dernière, un autre destiné aux populations indigènes doit être construit prochainement avec des fonds fédéraux et des médecins de tout le pays ont été appelés en renfort.


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