Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Un an après le premier mort du Covid-19, les enquêteurs de l'OMS vont débuter leur visite en Chine

Hugues Garnier avec AFP
Publié le 11 janvier 2021 à 12h14
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Source : JT 20h Semaine

ENQUÊTE - Initialement prévue pour la semaine dernière, la visite des experts de l'OMS en Chine débutera ce jeudi. Ils mèneront des recherches en collaboration avec des scientifiques chinois.

Ils ont enfin le feu vert de Pékin. Une dizaine d'experts de l'Organisation mondiale de la santé sont attendus cette semaine en Chine pour enquêter sur l'origine du coronavirus, a annoncé le ministère chinois de la Santé. "Après discussions, l'équipe d'experts de l'OMS [...] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines du Covid-19", a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé. 

Opération délicate pour Pékin

Une visite initialement prévue pour la semaine dernière mais qui a été reportée au dernier moment par les autorités chinoises, faute de toutes les autorisations nécessaires. Une annonce qui avait déplu le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce dernier ayant fait part de sa "déception" face à cette nouvelle.

L'enquête, qu'a décidé de mener l'agence onusienne, pose pour le moins un défi pour l'Empire du Milieu qui, accusé d'opacité, souhaite se dédouaner de toute responsabilité dans cette crise sanitaire qui à ce jour a fait près de 2 millions de morts dans le monde. 

Des zones d'ombre sur les origines du virus

Aucun détail n'a pour l'heure été dévoilé sur le déroulement précis de cette visite. Mais les enquêteurs de l'OMS, qui devraient être mis en quarantaine à leur arrivée sur le sol chinois, ne seront donc pas seuls à mener ces investigations qui débuteront à quelques jours près un an après l'annonce du premier mort du Covid-19.

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Depuis la Chine affirme être parvenue à juguler l'épidémie et éradiquer la maladie sur son sol et n'écarte pas l'hypothèse selon laquelle le virus proviendrait d'un autre pays. Les autorités n'ont d'ailleurs pas hésité à faire condamner fin décembre à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan, épicentre de l'épidémie au début de la crise. Preuve que le pouvoir communiste reste malgré tout gêné sur les origines encore floues du virus. 


Hugues Garnier avec AFP

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