Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Covid-19 : Angela Merkel favorable à un "court verrouillage" en Allemagne

La rédaction de LCI
Publié le 7 avril 2021 à 15h23
Angela Merkel fait le point sur l'évolution de l'épidémie

Angela Merkel fait le point sur l'évolution de l'épidémie

Source : MARKUS SCHREIBER / POOL / AFP

RESTRICTIONS - Le gouvernement d'Angela Merkel est favorable à la mise en place d'un "verrouillage court et uniforme" dans tout le pays pour endiguer la recrudescence du Covid-19.

Vers un nouveau tour de vis à l'échelle nationale en Allemagne ? Alors que plusieurs personnalités politiques le réclament pour endiguer la hausse des infections au Covid-19, une porte-parole a indiqué ce mercredi que le gouvernement d'Angela Merkel est favorable à la mise en place d'un "verrouillage court et uniforme" dans tout le pays.

"Le système de santé est soumis à une pression menaçante", a mis en garde lors d'une conférence de presse Ulrike Demmer précisant que le nombre de patients en soins intensifs a ainsi "augmenté de 5% en une journée".

"Besoin d'une incidence inférieure à 100"

Le taux d'incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. "Nous avons besoin d'une incidence inférieure à 100", a-t-elle encore fait valoir, prévenant que les données actuelles n'étaient sans doute que parcellaires du fait du long week-end de Pâques. "C'est pourquoi tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié."

Un des candidats potentiels à la succession de la chancelière, le chef du parti conservateur CDU Armin Laschet, a plaidé ces derniers jours pour un verrouillage de "deux à trois semaines" pour faire baisser le taux d'incidence en attendant que la campagne de vaccination produise ses effets. Il est toutefois resté flou sur le contenu, notamment concernant d'éventuelles nouvelles fermetures des écoles et garderies.

Réunion lundi pour négocier d'éventuelles mesures

Cette proposition a reçu le soutien de l'autre candidat potentiel du camp conservateur à la chancellerie, le Bavarois Markus Söder, qui a d'ailleurs annoncé ce mercredi avoir négocié un "contrat préliminaire" en vue de recevoir prochainement 2,5 millions de doses du vaccin russe Spoutnik V. Mais elle a surpris dans les rangs conservateurs, tant Armin Laschet, qui dirige la région la plus peuplée, la Rhénanie du nord-Westphalie, défendait jusqu'ici une ligne moins restrictive. Angela Merkel s'en était prise fin mars aux barons régionaux qui, selon elle, ne respectent pas les décisions adoptées en concertation, et elle avait menacé d'une reprise en main pour juguler les contaminations.

Elle et les 16 régions doivent se retrouver lundi pour négocier d'éventuelles nouvelles mesures. Armin Laschet plaidait pour que cette réunion soit avancée dès cette semaine, mais cette proposition n'a pas rencontré de "majorité" auprès des autres Länder, selon la porte-parole.


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info