Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Covid-19 : la Chine bat son record de contaminations et reconfine des villes

Léa COUPAU
Publié le 13 mars 2022 à 11h52, mis à jour le 14 mars 2022 à 11h26
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Dimanche, la Chine a enregistré 3393 cas de Covid-19 en 24 heures.
Les autorités chinoises se sont donc empressées d’endiguer les foyers épidémiques en confinant les zones touchées.
Mais, face à une forme de lassitude, le pays réfléchit à assouplir sa politique de restrictions.

C'est un revers pour la Chine. Ce dimanche 13 mars, selon les données officielles, le régime communiste a recensé 3393 cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, un record depuis le début de l'épidémie en février 2020. Deux jours plus tôt, le géant d'Asie en comptait près de trois fois moins (1368) et était déjà à son plus haut niveau de contaminations.

La Chine, où le virus a été détecté pour la première fois fin 2019, avait pourtant réussi à maintenir les cas de Covid-19 à très faible niveau, grâce à une politique de tolérance zéro. Les frontières du pays sont restées pratiquement fermées depuis deux ans. Mais ce nombre inédit de cas quotidiens, provoqués par le variant Omicron, met à mal cette approche.

Face au pic de contaminations, les autorités ont décidé de fermer les écoles de Shanghai et confiné plusieurs villes du nord-est, à l'image de Changchun (9 millions d'habitants) et Yanji (700.000 habitants), toutes deux proches de la frontière nord-coréenne. Depuis ce dimanche, Shenzhen est également concernée. Située au sud de la Chine, la ville de 17 millions d'habitants, qui abrite les géants de la technologie Huawei et Tencent, a demandé à ses habitants de rester chez eux, après la découverte de 66 nouveaux cas de coronavirus.

Dans le même temps, dix provinces s'empressent d'endiguer des foyers locaux en multipliant les dépistages de masse ou via le traçage de leur population.

Nouveaux cas confirmés quotidiens de COVID-19 par million de personnes, en Chine - Capture écran d'Our World Data

"Le mécanisme d'intervention d'urgence dans certaines zones n'est pas assez robuste, la compréhension des caractéristiques du variant Omicron est insuffisante (...) et le jugement a été inexact", a cependant admis, lors d'un point de presse du gouvernement, Zhang Yan, responsable de santé de Jilin. Ce dimanche, les habitants de la province chinoise venaient de terminer leur série de six dépistages, après la déclaration de 500 cas du variant Omicron. La veille, plusieurs centaines de quartiers de la ville avaient été confinés.

"Cela reflète également la montée rapide (...) du virus dans les différentes régions et le manque de (...) ressources médicales", provoquant des retards d'admission dans les hôpitaux et de traitement des patients, a ajouté le responsable.

Lassitude du "zéro Covid"

La lassitude face à une approche stricte du Covid-19 se fait de plus en plus entendre dans le pays. Conséquence, plusieurs responsables préconisent désormais des mesures plus ciblées, alors que les économistes avertissent des conséquences économiques des mesures sanitaires radicales.

Exemple de cette volonté, à Shanghai, la plus grande ville du pays, les autorités ont préféré miser sur la distanciation sociale en fermant temporairement des écoles, des entreprises, des restaurants et des centres commerciaux, tranchant avec les décisions de l'année passée. En décembre 2021, la ville de Xi'an et ses 13 millions d'habitants avaient été entièrement confinés pendant quatre semaines, soit la plus longue mise sous-cloche du pays. Vendredi, l'autorité de santé nationale a également annoncé qu'elle allait introduire l'utilisation de tests antigéniques rapides.

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La semaine dernière, un scientifique chinois de haut niveau avait déclaré que le pays devrait chercher à vivre avec le virus, à l'image de certains pays européens qui observent, eux aussi, un rebond épidémique.


Léa COUPAU

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