SOLIDARITÉ - Selon plusieurs médias américains, Joe Biden doit annoncer ce jeudi le don de 500 millions de doses de vaccins contre le Covid-19 de Pfizer/BioNTech à des pays pauvres. Le président s'était déjà engagé en avril à donner 60 millions de doses d'AstraZeneca.

Vivement critiqués pour avoir tardé à partager leurs vaccins avec le reste du monde, les États-Unis tentent de se rattraper. Arrivé mercredi soir au Royaume-Uni pour une tournée européenne, Joe Biden devrait annoncer ce jeudi le don par les États-Unis de 500 millions de vaccins aux pays pauvres. Il "s'exprimera sur ce sujet demain (jeudi) et pourra parler des mesures supplémentaires que les États-Unis prennent pour aider à donner plus de doses aux pays pauvres", a déclaré à bord d'Air Force One son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan.

Selon plusieurs médias américains, Joe Biden doit annoncer que les États-Unis vont acheter 500 millions de doses de vaccins contre le Covid-19 de Pfizer/BioNTech pour les donner à d'autres pays. D'après le New York Times, les premiers 200 millions de doses seront distribués cette année, et les 300 autres millions l'année prochaine.

L'OMS appelle les membres du G7 à donner 100 millions de doses

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne cesse d'exhorter les pays riches à donner la priorité absolue à un accès équitable aux vaccins partout dans le monde, seul espoir d'éradiquer le coronavirus et tous ses variants. "Il y a un problème d'équité (sur l'accès aux) vaccins au niveau mondial. Ceux qui pourraient partager ne le font pas", a déclaré mercredi le patron de l'OMS, qui a appelé les pays membres du G7 à donner 100 millions de doses aux pays défavorisés dans les deux prochains mois.

La Tunisie, qui n'a reçu que 1,6 million de doses pour 12 millions d'habitants, a besoin de davantage de vaccins "sans attendre" pour relancer son activité, a justement plaidé le même jour son Premier ministre Hichem Mechichi. "Il faut accélérer" la vaccination, a-t-il insisté à l'issue d'une rencontre à Genève avec le dirigeant de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La pandémie a accéléré les inégalités" entre pays, a-t-il constaté.

Quand le manque de vaccin n'a pas que des conséquences sanitaires

Aux ravages de la maladie s'ajoutent en effet les conséquences catastrophiques pour l'économie et la situation humanitaire des pays les plus pauvres. Ainsi, selon un rapport de l'ONU publié ce jeudi, neuf millions d'enfants risquent d'être contraints à travailler à cause de la pandémie, s'ajoutant aux 160 millions qui sont déjà obligés de le faire. "Nous perdons du terrain dans la lutte contre le travail des enfants et l'année dernière n'a pas rendu les choses plus faciles", a souligné Henrietta Fore, qui dirige l'Unicef. Et d’ajouter : "Alors que nous avons largement entamé la deuxième année de confinements, fermetures d'écoles, secousses économiques et budgets nationaux en recul, les familles sont forcées de faire des choix cornéliens".

En avril dernier, les États-Unis avaient déjà annoncé qu'ils allaient fournir à d'autres pays 60 millions de doses du vaccin AstraZeneca. Le pays n'avait cependant pris aucun engagement de livraison vis-à-vis d'un ou plusieurs pays.

Le programme Covax, au travers duquel sont organisés ces dons, vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires participants, mais il comporte surtout un mécanisme de financement qui permet à 92 économies à faibles et moyens revenus d'avoir accès aux précieuses doses. 


La rédaction de TF1info

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