Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

L'Italie reconfinée lundi, pas de retour à la normale prévu avant la fin du printemps

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 15 mars 2021 à 7h08, mis à jour le 15 mars 2021 à 8h08
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Source : TF1 Info

ET DE TROIS - Du lundi 15 mars et jusqu’au 6 avril, les trois quarts de l’Italie sont à nouveau confinés, en raison d’une forte progression des contaminations. Le ministre de la Santé italien table sur une amélioration "dans la seconde moitié du printemps".

Fermeture des écoles, fermeture des bars et restaurants, fermeture de la plupart des commerces non essentiels : après un dernier week-end de liberté, durant lequel les forces de l’ordre ont parfois dû intervenir pour mettre fin à des rassemblements trop importants à Rome, Milan ou encore sur le littoral, une grande partie de l’Italie se reconfine lundi 15 mars, pour tenter d’enrayer la progression du coronavirus. 

Les trois quarts de la péninsule sont désormais classés en "zone rouge" jusqu'au 6 avril, période englobant les fêtes de Pâques. Ce reconfinement a été annoncé vendredi par le Premier ministre Mario Draghi, qui a appelé "à la plus grande prudence" alors que l’Italie, premier pays occidental à être durement frappé par le coronavirus, fait face à une "nouvelle vague de contagions" plus d'un an après le début de la pandémie.

La situation se dégrade notamment en raison de la progression des variants, "l'anglais en particulier qui est désormais prévalent dans notre pays", a indiqué dans un entretien dimanche au quotidien La Repubblica le ministre de la Santé Roberto Speranza. "Dans la dernière étude de l'Institut supérieur de la santé, il représentait 54% des cas, mais nous nous attendons maintenant à un chiffre bien plus élevé", a-t-il précisé.

Chaque dose de vaccin injectée est un pas en direction de la sortie de crise

Le ministère de la Santé

L'Italie, qui compte plus de 102.000 décès depuis le début de l'épidémie, a enregistré dimanche 14 mars 21.315 cas supplémentaires en 24 heures et 264 nouveaux décès liés au Covid-19.

"La mise en place de mesures plus rigoureuses et l'augmentation progressive du nombre de personnes vaccinées nous portent à penser que nous aurons des chiffres en amélioration déjà dans la seconde moitié du printemps", a déclaré le ministre de la Santé.  Le gouvernement italien place tous ses espoirs dans la vaccination : "Chaque dose de vaccin injectée est un pas en direction de la sortie de crise", a encore commenté le ministre italien.

Dans les régions en "rouge" (parmi lesquelles la Lombardie, poumon économique du pays, et le Latium, la région de la capitale Rome), les déplacements seront limités aux impératifs de travail, à l'achat de produits de première nécessité et aux urgences de santé pendant toute la durée du confinement. 

Dans les quelques régions classées "orange" (risque intermédiaire), les déplacements sont possibles sans certificat et les écoles restent ouvertes. Une région fait exception pour ses bons chiffres épidémiques, la Sardaigne, classée "blanche" sans couvre-feu et sans restrictions pour les ouvertures de commerces.

L'objectif annoncé samedi du nouveau gouvernement italien est de vacciner 80% de sa population d'ici octobre, en montant en puissance sur les vaccinations pour arriver à 500.000 personnes par jour à partir de la mi-avril.

Au cours de l’entretien accordé à La Repubblica, Roberto Speranza a également exprimé toute sa confiance dans les autorités européenne et italienne homologuant les vaccins, qui conseillent de continuer à utiliser le vaccin AstraZeneca. La région du Piémont (nord-est du pays) a par ailleurs annoncé de son côté dimanche avoir repris les vaccinations AstraZeneca, après les avoir suspendues pour quelques heures par précaution, afin de repérer et isoler le lot dont provenait une dose injectée à un enseignant décédé après l’injection.


La rédaction de LCI avec AFP

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