Omicron : il est "prématuré" de crier victoire face au virus, selon l'OMS

Publié le 1 février 2022 à 17h36

Source : JT 13h Semaine

Il était trop tôt pour que les pays abandonnent leurs tentatives d'enrayer la transmission du virus, prévient ce mardi le patron de l'OMS.
Le variant Omicron est dangereux et le nombre de décès continue de progresser dans la plupart des régions du monde.

Cet appel à la prudence survient alors que certains pays envisagent le retour à la vie d'avant. "Il est prématuré pour tout pays de se rendre ou de déclarer victoire", a insisté mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que le Danemark a même franchi ce pas, en dépit d'un niveau record de cas de Covid-19, s'estimant en mesure de le faire grâce à sa forte couverture vaccinale et à la moindre sévérité du variant Omicron.

Pour le Dr Tedros, "ce virus est dangereux". Un message qu'il n'a de cesse de répéter depuis l'identification de cette souche il y a tout juste dix semaines. Et d'insister : "Plus de transmission signifie plus de décès".

"Les vaccins devront peut-être aussi évoluer"

"Nous sommes préoccupés par le fait qu'un récit s'est installé dans certains pays selon lequel, en raison des vaccins et de la transmissibilité élevée d'Omicron, et de sa moindre gravité, prévenir la transmission ne serait plus possible. Rien de tout cela ne pourrait être plus éloigné de la vérité", a affirmé en conférence de presse le chef de l'OMS, alors que près de 90 millions de cas ont été signalés à l'organisation. 

"Nous ne demandons à aucun pays de réinstaurer des confinements. Mais nous appelons tous les pays à protéger leur population en utilisant tous les outils disponibles, et pas que les vaccins", a-t-il souligné, inquiet face à une progression des décès dans la plupart des régions du monde.

Affirmant que le Covid va continuer à évoluer, il a appelé les pays à poursuivre les tests, la surveillance du virus et son séquençage : "Nous ne pouvons pas combattre ce virus si nous ne savons pas ce qu'il fait". Il a également estimé que si le virus continue à évoluer, "les vaccins devront peut-être aussi évoluer".


La rédaction de TF1info

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