La France face à une 3e vague d'ampleur

Covid-19 : l'UE mobilise 220 millions d'euros pour financer des transferts de patients entre pays

C. D. A. avec AFP
Publié le 30 octobre 2020 à 9h45
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles (Belgique), le 29 octobre 2020

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles (Belgique), le 29 octobre 2020

Source : Olivier HOSLET / AFP

DEUXIÈME VAGUE - La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé la création d'une plateforme européenne pour faciliter les transferts de patients d'un pays européen à l'autre.

Face à la hausse des cas de Covid-19, l'Union européenne va mobiliser 220 millions d'euros pour financer des transferts de patients atteints du Covid-19 d'un pays à l'autre. Le but : soulager les hôpitaux surchargés par la deuxième vague de la pandémie.

Pour faciliter ces transferts, les Etats "doivent partager des données exactes et en temps réel" via une plateforme mise en place au niveau européen, a expliqué Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, jeudi 29 octobre. "Le bon usage des fonds exige d'avoir une bonne information", a-t-elle prévenu. Ces données, réunies via le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, recenseront les capacités en unités de soins intensifs.

Confrontés à une flambée des contaminations à travers tout le continent, les chefs d'Etat et de gouvernement ont été appelés par Bruxelles à mieux coordonner leurs réponses sanitaires.

"Nous allons lancer une plateforme pour réunir les experts qui apportent leurs conseils aux gouvernements nationaux, afin de partager les meilleurs pratiques, d'harmoniser les recommandations scientifiques et d'éviter d'envoyer des messages contradictoires", a insisté Ursula von der Leyen.

"Nous avons tiré les leçons de la première vague"

Charles Michel, président du Conseil européen

Autre priorité discutée lors du sommet virtuel : la liberté de circulation, mise à mal au printemps au début de la pandémie. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé ses homologues à ne pas refermer leurs frontières:  "Pour l'Allemagne, pays au milieu de l'Europe, il est important que les frontières restent ouvertes, que l'économie continue de fonctionner, et que nous combattions la pandémie de concert", a-t-elle déclaré.

"Nous avons tiré les leçons de la première vague, quand le réflexe du début de la crise avait été de fermer les frontières", a estimé devant la presse le président du Conseil européen Charles Michel.

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Les dirigeants européens se sont aussi entendus pour mieux coordonner leurs stratégies vaccinales : Ursula von der Leyen a assuré que les futurs vaccins seraient disponibles pour tous les Etats "en même temps et aux mêmes conditions", en fonction de la taille de leur population.

Pour ce faire, la Commission demande aux Etats de fournir leurs plans nationaux pour qu'elle s'assure que les infrastructures nécessaires sont bien prévues.

En attendant les vaccins, l'UE mise sur une campagne "massive" de tests, grâce à la généralisation de nouveaux test rapides. Cent millions d'euros ont été prévus par l'UE pour acheter et acheminer ces tests dits antigéniques.


C. D. A. avec AFP

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