Le Parlement et le Conseil européen se sont entendus pour conserver le pass sanitaire jusqu'en juillet 2023.
Le dispositif sera voté les 23 et 24 juin prochains par les eurodéputés.
Une façon de se prémunir d'une éventuelle résurgence du virus.

Le certificat numérique mis en place pour la pandémie de Covid pourra rester actif en Europe jusqu'à l'été 2023. C'est ce qu'ont décidé les députés du Parlement européen et les États-membres du Conseil européen, lundi 13 juin. Alors que ce document devait expirer à la fin du mois, il est prévu qu'il soit prolongé une année de plus, jusqu'en juin 2023. Sa prorogation va être votée par les eurodéputés, les 23 et 24 juin prochains.

Une abrogation possible dans 6 mois

Une décision prise au-cas où la situation sanitaire venait à nouveau à se dégrader sur le Vieux continent. Dans le cas contraire, si le certificat "ne s'avère plus nécessaire", sa révision et son abrogation du certificat seront possibles dans six mois. D'après un communiqué du Parlement, "les députés ont tenu à ce qu’une clause soit ajoutée, demandant à la Commission d’évaluer si le dispositif est toujours nécessaire au bout de six mois (fin 2022), en se fondant sur l’avis scientifique du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et du comité de sécurité sanitaire (CSS)".

D'autres gardes-fou sont mis en place pour évaluer la légitimité du pass sanitaire européen. Un bilan de la Commission européenne devra ainsi être publié sur "toutes les évolutions du certificat au niveau national et international". C'est que, depuis sa validation en avril 2021, le pass sanitaire trouve de nombreux détracteurs. À l'instar du groupe RN au Parlement européen, qui a déjà prévu de voter contre la prorogation du dispositif, comme l'a indiqué l'eurodéputée Virginie Joron. Il alimente aussi la sphère complotiste, qui y voient un moyen de tracer les données personnelles des voyageurs

Pour rappel, ce document intègre la preuve d'une vaccination contre le Covid, d'un rétablissement à la maladie, ou d'un dépistage négatif. Si de nombreux pays, comme la France ou l'Italie, ne le demandent plus à l'entrée sur le territoire, il a été nécessaire pendant des mois pour voyager dans l'espace Schengen. 


CQ

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