Covid-19 : déjà un an de pandémie...

Covid-19 : Boris Johnson accusé d'avoir tardé à agir contre le variant indien

MM avec AFP
Publié le 16 mai 2021 à 16h51
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

CORONAVIRUS - Dimanche 16 mai, l'exécutif britannique s'est défendu d'avoir trop tardé, pour les besoins d'un voyage officiel, à durcir les restrictions pour les voyageurs venant d'Inde.

Sous le feu des critiques, Boris Johnson et ses ministres ripostent. Alors que le Royaume-Uni fait face à une poussée inquiétante du variant indien - qui pourrait perturber la poursuite du déconfinement -, le gouvernement affirme, dimanche 16 mai, n'avoir pas tardé à agir pour durcir les restrictions pour les voyageurs venant d'Inde.

Le 19 avril, le pays avait décidé de placer l'Inde sur la liste rouge des pays dont les voyageurs sont interdits d'entrée au Royaume-Uni, excepté les résidents, dès lors obligés d'effectuer une quarantaine de dix jours à l'hôtel. La mesure avait été appliquée dès début avril au Pakistan et Bangladesh, voisins de l'Inde. Or, l'annonce britannique du 19 avril était intervenue le jour de l'annulation, par le Premier ministre Boris Johnson, de sa visite officielle en Inde, son premier déplacement majeur à l'étranger, en raison d'une aggravation de la pandémie dans ce pays. 

Mais pour le ministre de la Santé, Matt Hancock, la décision de mettre l'Inde sur la liste rouge n'a pas été repoussée en raison du voyage, alors prévu, de Boris Johnson. "Nous prenons ces décisions sur la base des preuves", a-t-il assuré, dimanche, sur Sky News. Il a affirmé que l'Inde avait été mise sur liste rouge avant que le variant indien soit désigné comme "variant sous enquête" et en raison du "taux de positivité élevé" des voyageurs venant de ce pays. 

Un variant jusqu'à 50% plus contagieux ?

Vendredi 14 mai, le Premier ministre conservateur a prévenu que le variant indien risquait de perturber la levée de presque toutes les restrictions sur le territoire britannique, prévue le 21 juin, s'il continuait à s'y propager, après une poussée préoccupante dans le nord-ouest de l'Angleterre et à Londres. En dépit des appels à la prudence de scientifiques, il a toutefois estimé qu'il n'y avait aucune raison de repousser l'assouplissement. Celui-ci prévoit le retour du service en salles dans les pubs et restaurants, la réouverture des lieux culturels et des stades en capacité limitée, et la reprise des voyages à l'étranger. 

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Le comité scientifique conseillant le gouvernement (Sage) a estimé qu'il existait une "possibilité réaliste" que le variant soit jusqu'à 50% plus contagieux que celui apparu fin 2020 dans le sud-est en Angleterre, lui-même déjà plsu contagieux que la souche originelle du virus. Dans ce cas, cela pourrait "conduire à une recrudescence substantielle des hospitalisations" qui serait "similaire ou plus importante que les pics précédents", a mis en garde le comité.  


MM avec AFP

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