La Chine face à une nouvelle flambée de Covid-19

La Chine annonce ses deux premiers morts du Covid-19 depuis plus d'un an

Y.R. avec AFP
Publié le 19 mars 2022 à 8h33
JT Perso

Source : JT 20h WE

La Chine a déclaré, samedi 19 mars, avoir ses deux premiers morts du coronavirus depuis le 26 janvier 2021.
Ces deux sont intervenus dans la province de Jilin, confrontée à un regain épidémique liée au variant Omicron.
À travers tout le pays, les contaminations sont en forte hausse depuis plus d'une semaine.

Il s'agirait des deux premiers morts du Covid en Chine depuis plus d'un an. Si la politique rigide de "zéro Covid" lui aurait permis de limiter son bilan à moins de 5000 décès depuis le début de la pandémie, soit 27 fois moins que la France, le variant Omicron, à l'origine d'un regain épidémique d'une ampleur inédite, est en train de la faire vaciller. La Commission nationale de la Santé a ainsi annoncé deux décès, intervenus dans la province de Jilin au nord-est du pays, qui seraient les premiers - hors Hong Kong et Macao - depuis le 26 janvier 2021, portant le nombre de morts à 4638 morts en Chine continentale.

Au-delà de ces deux décès, la deuxième économie mondiale, qui enregistrait moins de 100 cas par jour il y a encore trois semaines, annonce plus d'un millier de nouvelles infections quotidiennes depuis une semaine. Après avoir enregistré 4365 nouveaux cas à travers le pays, vendredi 18 mars, 4051 nouvelles contaminations ont été recensées, samedi 19 mars. Un bilan élevé pour la Chine, qui avait jusqu'alors gardé l'épidémie sous contrôle grâce à un contrôle strict des frontières, de longues quarantaines et des confinements ciblés. Une politique menacée par la souche Omicron, hautement contagieuse.

Des villes entières qui se reconfinent

Pourtant, le président Xi Jinping a assuré, jeudi 17 mars, que le gouvernement "s'en tient" à la stratégie dite "zéro Covid", selon la télévision publique. "Nous devons toujours mettre au premier plan les gens et leur vie, nous en tenir (...) à la politique du zéro Covid, et enrayer au plus vite la propagation de l'épidémie", a-t-il ordonné. Ainsi le variant a obligé les autorités à confiner des villes entières, comme le centre technologique Shenzhen et ses 17,5 millions d'habitants dans le sud de la Chine. 

Pékin a fait de son faible taux de mortalité un argument politique, assurant que cela démontrait la puissance de son modèle de gouvernance. Pour contrer ce regain épidémique, des dizaines de millions de personnes sont actuellement confinées chez elles à travers le pays et les autorités se sont efforcées de libérer des lits d'hôpitaux, craignant que l'épidémie ne mette le système de santé sous grande tension. Comptant seulement 23.000 lits d'hôpitaux pour 24 millions d'habitants, la province de Jilin, qui a rapporté des milliers de cas, a construit huit installations temporaires et deux centres de quarantaines.

Lire aussi

La Chine continentale n'est pas la seule impactée par Omicron. Hong Kong, région chinoise semi-autonome, subit aussi sa vague la plus importante, enregistre plus de 200 décès chaque jour, soit plus de 5000 depuis le début de l'année.


Y.R. avec AFP

Tout
TF1 Info