Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Covid : des pays appellent l'OMS à poursuivre l'enquête sur les origines du virus en Chine

Publié le 25 mai 2021 à 17h38
JT Perso

Source : TF1 Info

QUESTIONS - Plusieurs pays, dont les États-Unis, ont appelé mardi 25 mai l'OMS à continuer l'étude sur les origines du Covid-19, encore floues même si l'hypothèse de la transmission par un animal reste privilégiée.

Plusieurs pays, dont les États-Unis, ont demandé mardi à l'OMS une enquête plus approfondie sur les origines du Covid-19, alors que la première mission en Chine a soulevé plus de questions qu'elle n'en a résolu. Ces appels ont été lancés à l'occasion de la 74e Assemblée mondiale de la santé, qui réunit depuis lundi les 194 membres de l'OMS.

Lors des débats, qui se déroulent en ligne depuis Genève, un représentant américain, Jeremy Konyndyk, a souligné mardi l'importance d'avoir "une enquête solide, complète et dirigée par des experts sur les origines du Covid-19" : "Il est important que nous préparions la phase 2 de l'étude sur les origines pour qu'elle soit couronnée de succès", dit-il, en estimant que l'analyse devait être fondée "sur la science" et "être indépendante". D'autres pays, dont l'Australie, le Japon et le Portugal, se sont joints à l'appel des États-Unis. 

L'hypothèse d'une provenance animale toujours privilégiée

La première phase de l'étude a été menée en début d'année dans la région de Wuhan, considérée comme le berceau de la pandémie, de façon conjointe par des experts internationaux et scientifiques chinois, sur fond de suspicion d'un manque d'indépendance envers la Chine, accusée d'avoir entravé la mission en mettant notamment des mois avant d'accepter la venue sur son sol des scientifiques.

Le 29 mars, les experts ont conclu que la transmission à l'homme par un animal intermédiaire est une hypothèse "probable à très probable", et affirmé qu'un incident de laboratoire reste "extrêmement improbable". Un jour après, le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, accusé jusqu'alors d'avoir été trop complaisant envers Pékin, avait durci le ton, se disant prêt à envoyer des experts enquêter sur l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire chinois. La Chine a toujours nié cette possibilité.

Obtenir l'indépendance des experts sur le sol chinois

Le chef de la délégation de scientifiques internationaux, Peter Ben Embarek, a par la suite minimisé la chose, affirmant qu'en Chine comme ailleurs certaines données ne pouvaient être partagées pour des raisons de respect de la vie privée, et qu'il s'efforçait de trouver des solutions pour avoir accès aux données "dans la phase 2 de l'étude". Mais depuis, l'OMS n'a donné aucune information sur son déroulement.

"Le but de cette enquête n'est pas d'attribuer des responsabilités, mais de s'appuyer sur la science, de trouver l'origine du virus et de l'épidémie pour nous aider tous à éviter qu'une telle catastrophe mondiale ne se reproduise", a assuré le représentant américain Jeremy Konyndyk.

Son appel a été appuyé par le ministre américain de la Santé Xavier Becerra qui a demandé que la phase 2 de l'étude offre aux experts "l'indépendance nécessaire pour évaluer pleinement l'origine du virus et les premiers jours de l'épidémie". Mais Pékin veut empêcher à tout prix d'être blâmé pour la pandémie et le pouvoir semble tout faire pour que l'enquête se poursuive ailleurs qu'en Chine. 

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L'OMS ne peut pour l'instant enquêter de son propre chef dans un pays. Plusieurs pays et experts ont demandé que l'agence bénéficie de pouvoirs étendus pour envoyer rapidement des experts en cas de crise, mais la proposition ne figure pas dans le projet de résolution sur le renforcement de l'OMS, qui doit être adoptée cette semaine.


La rédaction de TF1info avec AFP

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