Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Nouveau confinement : les Italiens accusent le coup

M.D.
Publié le 16 mars 2021 à 9h43
JT Perso

Source : TF1 Info

ÉPIDÉMIE - Confrontée à une troisième vague de contaminations, l'Italie est reconfinée depuis lundi. Un coup dur pour les habitants après un mois et demi d'un semblant de normalité.

À peine déconfinés, de nouveau confinés. Le retour à la dolce vita n’aura été que de courte durée pour nos voisins italiens. Confrontée à une nouvelle flambée épidémique, la péninsule est de nouveau sous cloche depuis ce lundi matin. La multiplication du nombre de cas a conduit les autorités italiennes à instaurer de nouvelles restrictions dans les trois quarts du pays, et ce pour une durée de trois semaines. Une décision qui passe mal auprès de la population. "Nous avons déjà été confinés et quoi qu'on fasse il y a quand même des contaminations, donc ce n'est pas une solution", s'indigne une habitante de Rome.

Le 1er février dernier, à contre-courant de ses voisins européens, la péninsule avait pourtant fait le choix d’assouplir les restrictions anti-Covid en vigueur dans la plupart de ses régions. Mais la barre des 100.000 morts du Covid-19 a été franchie la semaine dernière et le variant anglais représente désormais 54% des cas d'infections au nouveau coronavirus à travers le pays, d'où ce revirement après un mois et demi d'un semblant de normalité. "Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, nous nous retrouvons malheureusement face à une nouvelle vague de contagions", avait déploré vendredi le président du Conseil, Mario Draghi, lors d'une visite au centre de vaccination mis en place à l'aéroport romain de Fiumicino.

De la Lombardie (région de Milan) à la Vénétie (Venise), en passant par le Piémont (Turin), l’Emilie-Romagne (Bologne), le Latium (la région de Rome) et les Pouilles (le talon de la Botte au sud), retour à la case départ ou presque. Jusqu'au 6 avril, les écoles garderont portes closes, tout comme les bars et restaurants (sauf pour la vente à emporter), ainsi que la plupart des commerces non essentiels. Les déplacements seront limités aux impératifs de travail, à l'achat de produits de première nécessité et aux urgences de santé. Des mesures similaires étaient déjà en place dans les régions de la Campanie (Naples), la Basilicate et le Molise.

L'indice d’occupation en thérapie intensive qui est d’environ 30%. C’est encore bas mais il faut absolument conserver cette marge de sécurité

Le Dr Enrico Di Rosa, directeur du service d’hygiène et de santé publique de l’agence sanitaire locale à Rome

Pour le Dr Enrico Di Rosa, directeur du service d’hygiène et de santé publique de l’agence sanitaire locale à Rome, ces nouvelles mesures de restrictions visent à anticiper une future mise sous tension du système hospitalier. "Nous avons actuellement un indice d’occupation en thérapie intensive qui est d’environ 30%. C’est encore bas mais il faut absolument conserver cette marge de sécurité", explique-t-il. Face à l'accélération du nombre de contaminations, les autorités italiennes ont dû se résoudre à sacrifier les fêtes de Pâques (les 3, 4 et 5 avril), où toute la péninsule sera d'office reconfinée. Une région fait toutefois exception à toutes ces nouvelles mesures, la Sardaigne, en raison de ses bons résultats épidémiques. 

Des mesures drastiques qui, si l'on en croit le chef du gouvernement, ne seront que temporaires. "La mise en place de mesures plus rigoureuses et l'augmentation progressive du nombre de personnes vaccinées nous portent à penser que nous aurons des chiffres en amélioration déjà dans la seconde moitié du printemps", a déclaré Mario Draghi, dans un entretien dimanche au quotidien La Repubblica. Un peu plus de 1,62 million ont reçu pour l'heure une injection d'un des vaccins disponibles contre le Covid-19, soit seulement 2,8% de la population. L'Italie s'est fixée pour objectif de vacciner 80% de la population d'ici la rentrée.


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