Israël-Palestine : cessez-le-feu après 11 jours de combat

Crise au Proche-Orient : à quoi peut servir la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU prévue dimanche ?

MM avec AFP
Publié le 15 mai 2021 à 14h22, mis à jour le 17 mai 2021 à 10h41
JT Perso

Source : La Matinale LCI Week-end

ÉCLAIRAGE - Les cinq membres du Conseil de sécurité, dont la France et les États-Unis, se réuniront dimanche après-midi pour évoquer le vif regain de tensions entre Israël et le Hamas. Pas sûr, toutefois, que la réunion débouche sur des prises de position tranchées.

Après avoir freiné des quatre fers et essuyé les critiques dans le dossier, les États-Unis ont finalement consenti à une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, prévue dimanche après-midi, alors que la situation est explosive entre Israël et le Hamas. Depuis lundi, au moins 139 Palestiniens ont perdu la vie dans les bombardements israéliens sur Gaza, et 1000 ont été blessés, selon les autorités palestiniennes. Côté israélien, au moins dix personnes ont été tuées par des roquettes tirées depuis Gaza, et 560 ont été blessées.

Si l'administration Biden a, cette semaine, accepté deux visioconférences à huis clos - et en urgence - sur le conflit, et demandé à Israël de faire "tout son possible pour éviter des victimes civiles", elle a également refusé deux déclarations communes qui auraient appelé à un arrêt des hostilités, les jugeant "contreproductives".

Dès lors, pour Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro et spécialiste du Moyen-Orient, la réunion du Conseil de sécurité des Nations-unis ne devrait pas aboutir à davantage qu'à "une déclaration commune publique" des cinq États membres. En cause, l'objectif américain de ne pas froisser son allié israélien, alors même que les États-Unis ont "d'autres priorités, comme l'accord sur le nucléaire iranien", explique le journaliste à LCI. Un accord qui représente déjà "une couleuvre un peu difficile à avaler pour Israël, donc il s'agit de ne pas en créer une deuxième." En somme, les États-Unis "ne veulent pas se réengager dans le conflit israélien-palestinien", juge-t-il.

"Les États-Unis ne veulent pas se réengager dans le conflit israélo-palestinien"

Georges Malbrunot, spécialiste du Moyen-Orient

D'autant qu'un émissaire américain, le haut responsable du département d'État américain chargé des affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, se trouve sur place afin de rencontrer les forces en présence. Objectif, selon la porte-parole adjointe du département d'État, Jalina Porter : parvenir à un "calme durable".

L'officiel américain prendra aussi contact "avec l'Égypte, qui a des liens avec Gaza ; avec le Qatar, qui est un soutien politique du Hamas", tout en "actionnant les leviers de la diplomatie pour permettre un arrêt des violences", souligne pour LCI Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, et spécialiste du Moyen-Orient. 

Face à cette timide réaction, l'administration Biden est sous le feu des critiques jusque dans son propre camp. À l'étranger aussi, et notamment en France, la pression sur l'allié américain se fait toujours plus forte. "On a besoin de l’engagement américain. Il est clair que ce sont eux qui ont aujourd’hui encore les principaux leviers diplomatiques même si l’Europe doit être davantage présente", déclarait ainsi le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune. Dans le même temps, après le blocage par les États-Unis d'une réunion du Conseil de sécurité, Pékin les avait accusés, vendredi, "d'ignorer la souffrance des Palestiniens".

De nature à bousculer la position américaine ? "Washington n'a pas beaucoup de leviers ni d'intérêt à se mêler d'un conflit qui leur échapperait", résume Georges Malbrunot.

Découvrez le podcast de l'émission "Brunet Direct" qui est consacré au conflit entre Israël et le Hamas

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MM avec AFP

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