La rupture du contrat des sous-marins français pourrait coûter cher à l'Australie.
Selon des responsables, jusqu'à 3,7 milliards d'euros devront être versés par le pays océanique.
Les négociations avec Naval Group, l'industriel français initialement en charge de leur construction, sont toujours en cours.

La crise des sous-marins refait surface. Et pour l'Australie, le coût risque d'être salé. Le pays sera contraint de payer jusqu'à 5,5 milliards de dollars australiens (3,7 milliards d'euros) pour mettre fin à un accord avec la France sur la fourniture de sous-marins, en faveur de l'acquisition de modèles américains ou britanniques à propulsion nucléaire, ont admis des responsables ce vendredi. L'an dernier, le Premier ministre australien Scott Morrison a sabordé un contrat avec le groupe français Naval Group pour l'acquisition de sous-marins à propulsion classique (diesel), ce qui avait provoqué la colère de Paris et une crise diplomatique entre la France et les États-Unis.

Des milliards "pour des sous-marins qui n'existent pas"

"Les contribuables devront donc débourser 5,5 milliards de dollars pour des sous-marins qui n'existent pas ?", a demandé la sénatrice Penny Wong lors d'une audition à Canberra. "Le règlement final négocié sera dans les limites de ce prix", a répondu le secrétaire adjoint du ministère de la Défense, Tony Dalton. Le montant précis n'a pas encore été dévoilé, car les négociations avec Naval Group sont encore en cours, a-t-il précisé.

Une source proche de l'industriel de défense français a confirmé que ces négociations se poursuivaient, mais qu'"aucun montant n'est encore défini", selon des propos relayés par l'AFP. De même source, le montant présenté aux parlementaires australiens "correspond à l'ensemble des dépenses encourues depuis 2016 couvrant la totalité des composantes du programme" des sous-marins. Cela inclut "les coûts de gestion du programme par les Australiens, la part de Naval Group, celle de Lockheed Martin, fournisseur du système de combat, mais également la construction du chantier naval à Osborne, etc."


I.N

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