Affaire des sous-marins : une crise inédite entre la France, l'Australie et les États-Unis

Crise des sous-marins : Emmanuel Macron "sait" que le Premier ministre australien lui a menti

M.G
Publié le 31 octobre 2021 à 22h13
Emmanuel Macron et Scott Morrison lors de la venue du Premier ministre australien à l'Élysée.

Emmanuel Macron et Scott Morrison lors de la venue du Premier ministre australien à l'Élysée.

Source : Thomas SAMSON / AFP

CONTROVERSE - En marge du sommet du G20 ce dimanche, le chef d'État français a fustigé le manque de transparence de Scott Morrison lors de l'affaire des sous-marins.

La pilule n'est toujours pas passée. Plusieurs semaines après la rupture soudaine du "contrat du siècle", les relations restent tendues entre la France et l'Australie. Nouvelle illustration ce dimanche, en marge du sommet du G20, avec une petite bombe lâchée par Emmanuel Macron à la presse australienne. "Pensez-vous que Scott Morrison vous a menti ?", lui a demandé un journaliste. Ce à quoi le président français a répondu de manière cinglante : "Je ne le pense pas, je le sais". Le chef de l'exécutif australien aurait gardé sous silence les discussions parallèles menées avec le Royaume-Uni et les États-Unis. Discussions qui ont finalement débouché sur l'accord de défense Aukus. 

Lors d'un entretien avec le Premier ministre australien plus tôt dans la journée, le premier depuis le mois de septembre dernier, Emmanuel Macron a répété que ce soudain revirement contractuel "avait rompu la relation de confiance" entre les deux pays. "J'ai beaucoup de respect pour votre pays et beaucoup de respect et d'amitié pour votre peuple", a-t-il affirmé, mais "quand on a du respect, on doit être deux et se conduire conformément à ces valeurs". "Nous discutons, nous verrons ce qu'il fera", a précisé aux journalistes le chef d'État français au sujet d'une possible réconciliation. 

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En septembre dernier, l'Australie a rompu unilatéralement un contrat de vente de douze sous-marins, conclu avec la France et estimé à 55 milliards d'euros. Une volte-face qui a généré la colère française et déclenché une crise diplomatique entre les deux pays. Cette brouille a également dégradé les relations entre l'Hexagone et les États-Unis, allant jusqu'au rappel de l'ambassadeur français pendant quelques jours. Lors d'une rencontre vendredi, le président Joe Biden n'a pas présenté d'excuses mais a reconnu que ce qui avait été "fait était maladroit et n'a pas été fait avec beaucoup d'élégance". Il a toutefois assuré qu'il croyait que "la France avait été informée très en amont que le contrat ne se ferait pas".


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