Crise économique : à l'arrêt, le Sri Lanka a moins d'une journée de réserve en carburant

La rédaction de TF1info
Publié le 3 juillet 2022 à 15h46
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

La crise économique se prolonge au Sri Lanka.
Ce dimanche, les réserves de carburant sont tombées en dessous du niveau habituel de consommation d'une journée.
Le gouvernement craint que la situation s'aggrave ce lundi avec la reprise des activités.

Le Sri Lanka en proie à une grave crise économique. Les réserves de carburant sont tombées ce dimanche en dessous de leur valeur quotidienne, a prévenu le ministre de l'Énergie, Kanchana Wijesekera. Il a déclaré que les réserves d'essence du pays s'élevaient à environ 4000 tonnes, soit légèrement en dessous du niveau habituel de consommation d'une journée. Avec comme première conséquence l'arrêt des transports publics dans ce pays qui traverse sa pire crise économique depuis son indépendance en 1948.

Et les réserves ne semblent pas prêtes de se remplir. "La prochaine livraison d'essence est attendue entre le 22 et le 23 juillet", a indiqué le ministre. "Nous avons contacté d'autres fournisseurs, mais nous ne pouvons pas confirmer de nouvelles livraisons avant le 22."

Vers une situation encore plus grave lundi

Ce dimanche, les files d'attente devant les stations service s'étendaient sur plusieurs kilomètres à travers la capitale, Colombo, a constaté un journaliste de l'AFP. Mais dans la plupart d'entre elles, pas de diesel ni d'essence en vue, et ce, depuis plusieurs jours. Les bus privés, qui représentent les deux tiers de la flotte du pays, ont considérablement réduit leur service. "Nous avons fait circuler environ 1000 bus à travers le pays sur (un total de) 20.000", a déclaré Gemunu Wijeratne, le président de l'Association des opérateurs de bus privés. "La situation va certainement empirer demain, car nous n'avons aucun moyen de nous procurer du diesel."

La plupart des bureaux et des magasins sont également fermés depuis ce matin, et les prochains jours s'annoncent encore plus compliqués avec la réouverture des banques et du secteur privé. Pour limiter les conséquences, toutes les institutions gouvernementales "non essentielles", ainsi que les écoles, ont reçu l'ordre de fermer jusqu'au 10 juillet afin de réduire les déplacements et d'économiser l'énergie.

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Depuis des mois, les 22 millions d'habitants de l'île vivent au rythme de pannes d'électricité quotidiennes, de rationnements des carburants et denrées alimentaires, et d'une inflation galopante. Une grave pénurie de devises étrangères ne lui permet plus d'importer suffisamment de nourriture, de carburants et autres produits essentiels. Incapable de rembourser sa dette extérieure de 51 milliards de dollars, le gouvernement s'est déclaré en défaut de paiement en avril et négocie actuellement avec le Fonds monétaire international en vue d'un éventuel renflouement.


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