Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Ukraine : la Russie promet une riposte "forte" et "douloureuse" aux sanctions américaines

par Marius BOCQUET
Publié le 23 février 2022 à 17h57
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Source : TF1 Info

Les États-Unis ont annoncé, mardi, des sanctions économiques après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes d'Ukraine.
La Russie a promis une riposte "pas forcément symétrique, mais bien calculée et douloureuse".

Une riposte "forte" et "douloureuse". C'est ce qu'a promis la Russie, ce mercredi 23 février, en réponse aux sanctions américaines annoncées notamment contre des dirigeants politiques russes, après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes d'Ukraine. Elle ne sera "pas forcément symétrique, mais bien calculée et douloureuse pour la partie américaine", a assuré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les États-Unis ont annoncé, mardi, une "première tranche" de sanctions économiques visant à couper la Russie de l'accès aux financements occidentaux, en avertissant que des mesures supplémentaires étaient "sur la table" en cas d'"escalade" russe en Ukraine. L'ensemble du secteur bancaire russe pourrait être visé par des sanctions, a prévenu un responsable américain.

La Russie reste "ouverte à la diplomatie"

"La Russie a prouvé qu'elle était capable de minimiser le préjudice infligé, quels que soient les coûts des sanctions", a réagi la diplomatie russe dans son communiqué, en soulignant que les "pressions de sanctions ne peuvent pas influencer la volonté russe de défendre fermement ses intérêts". Si elle dénonce le "chantage et l'intimidation" de la part de Washington, la Russie reste toujours "ouverte à la diplomatie fondée sur les principes du respect mutuel, d'égalité et de prise en compte des intérêts mutuels", ajoute le communiqué.

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Des sanctions ont également été annoncées par l'Union européenne, le Japon, l'Australie, le Canada, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Berlin a notamment gelé le gigantesque projet de gazoduc Nord Stream II, qui devait acheminer encore davantage de gaz russe en Allemagne. Ces mesures restent pour l'instant modestes par rapport à celles promises en cas d'invasion et la Russie peut se targuer d'avoir accumulé près de 640 milliards de dollars dans ses réserves de change et 183 milliards dans son fonds souverain pour y faire face.


Marius BOCQUET

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