Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Crise ukrainienne : Macron annonce un sommet Biden-Poutine, le Kremlin tempère

La rédaction de TF1info avec AFP
Publié le 21 février 2022 à 6h35, mis à jour le 21 février 2022 à 11h02
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Source : TF1 Info

Emmanuel Macron a proposé un sommet Poutine-Biden, dont le principe a été accepté par les deux parties.
Ce lundi matin, le Kremlin rétropédale et juge que l'idée de cette rencontre est encore "prématurée".
L’Elysée comme la Maison Blanche préviennent toutefois que le sommet ne sera possible que si la Russie n’envahit pas l’Ukraine.

Les discussions permettront-elles d’éviter la guerre ? Vladimir Poutine et Joe Biden ont accepté de se rencontrer lors d'un sommet proposé par Emmanuel Macron à la condition qu'une invasion de l'Ukraine n'ait pas eu lieu d'ici-là, une annonce surprise qui intervient alors qu'une guerre était donnée pour imminente. 

"Les présidents Biden et Poutine ont chacun accepté le principe d’un tel sommet", s'est félicité l'Élysée dans un communiqué, en précisant que les pourparlers seront dans un second temps élargis à "toutes les parties prenantes" à la crise ukrainienne

Mais ce sommet "ne pourra se tenir que si la Russie n’envahit pas l’Ukraine", a mis en garde la présidence française. Joe Biden rencontrera Vladimir Poutine "si une invasion n'a pas eu lieu", a confirmé la Maison Blanche, en l'absence de commentaires du Kremlin dans un premier temps. Les États-Unis "s'engagent à poursuivre la diplomatie jusqu'au moment où une invasion débutera", a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. "Le président Biden a accepté en principe une rencontre avec le président Poutine (...) si une invasion n'a pas eu lieu", a-t-elle poursuivi.

Un sommet "prématuré"

"Nous sommes également prêts à infliger des conséquences rapides et sévères si la Russie choisit la guerre à la place", a cependant mis en garde Jen Psaki, "et actuellement, la Russie semble poursuivre ses préparatifs pour une attaque à grande échelle de l'Ukraine très bientôt"

Ce lundi, le Kremlin a toutefois émis de premiers bémols, en jugeant l'organisation de la rencontre "prématurée". "Il y a une entente sur le fait de devoir continuer le dialogue au niveau des ministres (des Affaires étrangères). Parler de plans concrets d'organisation de sommets est prématuré", a déclaré, ce matin à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Une rencontre est "possible si les chefs d'État la jugent utile" mais pour le membre du gouvernement, Joe Biden et Vladimir Poutine ont toujours la possibilité "quand c'est nécessaire" de se parler "au téléphone ou d'une autre manière".

Si le sommet est néanmoins confirmé, la préparation de son contenu sera décidée par le secrétaire d'État américain Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov lors de leur rencontre prévue jeudi prochain, a précisé de son côté l'Élysée.

Victoire diplomatique pour Macron

Cette annonce par Paris, saluée par Kiev qui espère "un accord sur le retrait des troupes russes", survient alors que la Russie et l'Ukraine ont continué dimanche de s'accuser mutuellement d'être responsables des nouveaux combats dans l'Est séparatiste ukrainien

Après sa visite à Moscou début février, Emmanuel Macron a arraché cette victoire diplomatique au terme de deux entretiens dans la même journée de dimanche avec Vladimir Poutine. Son deuxième entretien avec le président russe a eu lieu dans la soirée, après que le président français a parlé à son homologue américain Joe Biden, confirmant son rôle de médiateur entre les deux anciennes puissances ennemies de la Guerre froide. 

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Cette annonce surprise contraste avec les mises en garde d'une intervention de Moscou, imminente selon les Occidentaux, Antony Blinken répétant encore dimanche que la Russie était "sur le point" d'envahir l'Ukraine. 


La rédaction de TF1info avec AFP

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