De retour sur scène, Donald Trump attend 2024 "avec impatience"

TG avec AFP
Publié le 6 juin 2021 à 8h03, mis à jour le 6 juin 2021 à 8h17
JT Perso

Source : TF1 Info

LA "PROCHAINE FOIS" - Donald Trump a donné samedi son premier discours télévisé depuis des mois, effleurant l'idée d'une nouvelle candidature en 2024.

2024 dans le viseur ? Près de cinq mois après son départ de la Maison Blanche, Donald Trump a donné samedi son premier discours télévisé devant 1200 républicains. L'occasion pour le milliardaire d'entretenir le suspense concernant ses intentions pour la prochaine échéance présidentielle. Et de cibler son successeur.

Devant les invités à la convention du parti républicain de Caroline du Nord, le magnat de l'immobilier s'est exprimé 1h30, effleurant l'idée d'une nouvelle candidature en 2024. "Une année que j'attends avec impatience", a lâché l'ex président, sous les applaudissements. Il faut dire que le dernier scrutin lui laisse un goût amer : "Cette élection restera dans l'Histoire comme le plus grand crime du siècle", a lancé celui qui n'a toujours pas explicitement reconnu la victoire de son successeur démocrate, Joe Biden, près de cinq mois après avoir quitté la Maison Blanche.

La "prochaine fois"

"La survie de l'Amérique dépend de notre capacité à élire des républicains à tous les niveaux, en commençant par les midterms l'année prochaine", a-t-il déclaré. Immigration clandestine "à des niveaux record", "nos entreprises pillées par des cyberattaques étrangères", le prix de l'essence "qui explose", il a dépeint une image calamiteuse du début de mandat de Joe Biden. "L'Amérique est méprisée et humiliée sur la scène mondiale", s'incline "devant la Chine", a-t-il accusé. 

Banni des réseaux sociaux depuis l'assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier par ses partisans, qui dénonçaient le "vol" de l'élection, le milliardaire a taclé le patron de Facebook : "On ne peut pas laisser ce genre d'individu mener notre pays". Voudrait-il revenir sur la plateforme ? "Je ne suis pas vraiment intéressé". Provocateur, Donald Trump avait lâché vendredi que "la prochaine fois" qu'il serait à la Maison Blanche, il n'inviterait pas le patron de Facebook Mark Zuckerberg, outré d'avoir été suspendu sur le réseau social pendant deux ans. Une décision sans précédent. 

Si ses critiques envers les réseaux sociaux ont conquis ses partisans, le public est en revanche resté silencieux lorsqu'il s'est dit "très fier" d'avoir acheté "des milliards de dollars de ce vaccin avant même que nous sachions qu'il fonctionnait". "Nous avons sauvé des millions et des millions de vies", a-t-il martelé, sans susciter de réaction. Les Etats-Unis affichent le plus lourd bilan au monde, avec près de 600.000 morts du Covid-19. 


TG avec AFP