Délation, spoliation pour le "petit personnel" resté en Afghanistan : "On songe aux heures sombres de l'Occupation"

MM
Publié le 28 août 2021 à 16h45, mis à jour le 28 août 2021 à 16h57

Source : TF1 Info

TÉMOIGNAGE - Michael Barry, professeur en chef à l'université américaine de Kaboul a livré un témoignage poignant sur LCI sur les menaces auxquels fait aujourd'hui le "petit personnel" jadis employé par les États-Unis.

Ils sont les "petites mains" des ambassades, des organisations internationales, des universités étrangères.  Ils sont cuisiniers, jardiniers, femmes de ménage... et désormais livrés à eux mêmes en Afghanistan faute d'avoir pu prendre place dans un avion occidental pour fuir le pays.  Professeur en chef à l'université de Kaboul, Michael Barry a décrit sur LCI le témoignage de plusieurs d'entre eux.  Il décrit une "atmosphère d'occupation" pour ces Afghans livrés désormais au racket et aux règlements de comptes. (Regardez son témoignage dans la vidéo en tête de cet article)

"Désespoir, hurlements de terreur"

"En ce qui concerne Kaboul, les messages de désespoir qui me parviennent concernent tout particulièrement nos étudiants de l'université américaine, les professeurs afghans de l'établissement et ce qu'on peut appeler le 'petit personnel'. Tous ces gens sont encore en mesure de passer des appels, tous les mêmes : désespoir, hurlements de terreur", a expliqué l'enseignant.

Celui qui est aussi écrivain a donc voulu "répercuter la voix des petites gens, parce qu'on n'entend guère leur voix dans le monde". Michael Barry assure ainsi que, sur place, ces Afghans anciennement employés par les États-Unis sont "montrés du doigt, accusé d'avoir travaillé pendant 20 ans chez les Américains"

Ils sont, surtout "menacés d'être dénoncés aux talibans en échange de leur maison, de tout leur argent. Il y a toutes sortes de règlements de comptes extrêmement mesquins qui surgissent ."


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