Une étude de la HSBC, relayée dans Les Echos, établit que la population mondiale atteindra 4 milliards d'individus en 2100, au lieu des 10 milliards estimés par l'ONU.
Une division par deux de la population actuelle mondiale, qui s'explique par une arrivée précoce du pic de natalité, après lequel la population déclinera.

Des prévisions qui ne colleraient pas à la réalité. Alors que les Nations Unies prévoient que nous serons plus de huit milliards d'habitants sur Terre au 15 novembre 2022, pour atteindre, en 2100, 10,4 milliards d'individus sur la planète, ces projections sont remises en question. Pour James Pomeroy, économiste à la HSBC, la population mondiale tendrait, au contraire, à baisser très fortement. 

Dans une étude relayée, ce jeudi 25 août, par Les Echos, le spécialiste estime en effet qu'avec la baisse de la natalité, et une mortalité en hausse, la Terre ne comptera plus, à la fin du siècle, que 4 milliards d'être humains. Une division par deux de la population en 80 ans, qui s'explique, selon l'auteur, par le fait que le pic de natalité dans le monde - après lequel la population commencera à décroitre - sera atteint bien plus tôt que ce que prévoit l'ONU. Selon James Pomeroy, la population mondiale commencerait donc à décroître en 2043, alors que les Nations Unies calculent que cela n'arrivera qu'en 2080.

Une population divisée par deux en Europe "avant 2070"

De nombreux facteurs sont avancés dans l'étude pour démontrer l'avancée de l'arrivée du pic de natalité. À commencer par l'âge moyen de la grossesse repoussé, les femmes entrant sur le marché du travail plus tardivement, en particulier dans les pays développés. Le facteur économique pèse également dans la balance, avec des loyers en hausse. 

Pour autant, ce taux de natalité ne recule pas de la même manière dans toutes les régions du monde. Ce sont dans les pays développés ou en voie de développement, que les naissances vont reculer. En effet, alors qu'en Afrique le taux de natalité recule moins fortement, en Europe, "la population aura diminué de moitié avant 2070" au rythme actuel, selon James Pomeroy. La Chine pourrait perdre plus d'un milliard d'habitants également, tandis que l'Inde en gagnerait plus d'1,5 milliard. 

Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever le taux de natalité, James Pomeroy estime qu'elles sont "inefficaces". En revanche, sa prédiction d'une division par moitié de la population mondiale constitue, selon lui, un espoir face au dérèglement climatique.


La rédaction de TF1info

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