Invasion russe en Ukraine : Poutine refuse de céder
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Ukraine : le maire de Severodonetsk assure que "la situation est complexe mais sous contrôle"

La rédaction de TF1info
Publié le 27 mai 2022 à 6h00, mis à jour le 28 mai 2022 à 7h06
JT Perso

"La situation est assez complexe mais elle est sous contrôle", affirme le maire de Severodonetsk ce vendredi sur LCI, évoquant des tentatives d'assaut "incessantes".
Plus tôt dans la journée, les séparatistes prorusses assuraient que la ville était encerclée par l'armée de Vladimir Poutine.

LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE APPELLE LA RUSSIE À COOPÉRER SUR L'ENQUÊTE EN UKRAINE


Le procureur du tribunal a invité la Russie à coopérer sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine depuis l’invasion des forces russes. "L’invitation est là. Ma porte est ouverte", a déclaré Karim Khan. "S’il y a des allégations de la part de la Fédération de Russie, s’il y a des informations dont elle dispose, si elle mène ses propres enquêtes ou poursuites ou si elle a des informations pertinentes, partagez-les avec nous", a-t-il poursuivi. 


Ni la Russie ni l’Ukraine ne sont membres de la Cour pénale internationale. Toutefois, Kiev a accepté la compétence du tribunal et travaille avec le bureau du procureur afin de prouver que d’éventuels crimes de guerre ont été commis sur son territoire.


De son côté, la Russie estime que les allégations de crimes de guerre sont fausses. Vladimir Poutine a, lui, expliqué que l’invasion de l’Ukraine était justifiée car Kiev supervisait un "génocide" dans l’est du pays. "Si quelqu'un avance ces allégations, coopérez, partagez les informations", a martelé le procureur de la CPI. 

LE MAIRE DE SEVERODONTESK INVITÉ SUR LCI


Après leur offensive infructueuse sur Kiev et Kharkiv au début de la guerre, les forces de Moscou concentrent leurs forces dans l'est de l'Ukraine, avec l'objectif affiché de prendre le contrôle total du Donbass, que des séparatistes prorusses contrôlent partiellement depuis 2014. 


Parmi les villes en train d'être encerclées : Severodonetsk. Son maire était en direct sur LCI : "La situation est assez complexe mais elle est sous contrôle. Les habitants de notre ville vivent dans des conditions inhumaines (…). Les bombardements et les tirs ne s'arrêtent pas. Les forces armées ukrainiennes résistent mais les attaques sont incessantes." 

LES ÉLÈVES UKRAINIENS TOUJOURS PLUS NOMBREUX EN FRANCE


Depuis le début de la guerre, ce chiffre est en constante augmentation. Depuis février, 17.677 élèves originaires d'Ukraine ont été scolarisés dans les écoles françaises. L'académie de Nice est celle qui en accueilli le plus. 

LA RUSSIE RESPONSABLE DE LA CRISE ALIMENTAIRE ? DES ACCUSATIONS "SANS FONDEMENT" POUR LE KREMLIN


Vladimir Poutine a estimé que les accusations contre la Russie, tenue pour responsable des problèmes mondiaux de livraisons de céréales, étaient "sans fondement" lors d’un entretien téléphonique avec le chancelier autrichien. Pour le chef de l’État russe, les "sanctions antirusses des États-Unis et de l’Europe" sont la raison de la crise alimentaire. 


L’Ukraine, exportateur important de maïs et de blé, voit sa production bloquée à cause des combats. De son côté, la Russie, autre puissance céréalière, ne peut pas vendre sa production en raison des sanctions occidentales qui touchent les secteurs financiers et logistiques du pays.


Alors que les deux états produisent un tiers du blé mondial, l’équilibre alimentaire pourrait très prochainement être menacé. En première ligne : les pays les plus pauvres, dépendants des exportations russes et ukrainiennes. 

L'ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DE SEVERODONETSK


À l’est du pays, un carrefour important du Donbass serait désormais aux mains des pro-russes. Lyman serait sous "le contrôle complet" des séparatistes. Toutefois, ni l’armée russe ni l’armée ukrainienne n’ont commenté cette information. 


La prise de cette ville permettrait aux forces russes de se diriger vers les centres régionaux de Sloviansk et donc, de s’approcher d’un encerclement total de l’agglomération de Severodonetsk. 


Là-bas, déjà "60% du parc de logements a été détruit" par le pilonnage russe alors que "85-90% des bâtiments ont été endommagées et nécessiteront une restauration majeure", a estimé le chef de l’administration civile et militaire de la ville dans laquelle il resterait encore 12.000 à 13.000 habitants. 


Plus tôt cette semaine, le gouverneur du Lougansk, l’une des deux régions du Donbass où se trouve Severodonetsk, avait indiqué que 95% de la région se trouvait désormais sous contrôle russe. 

undefinedundefinedARIS MESSINIS / AFP

VERS UNE REPRISE DU CHAMPIONNAT UKRAINIEN DE FOOTBALL DÈS CET ÉTÉ ? 


Une réunion s’est tenue entre les différents membres de l’Ukrainian Premier League afin de définir les modalités de la prochaine saison. Elle pourrait débuter dès la fin juillet et ce, peu importe la situation dans laquelle se trouve le pays d'un point de vue militaire.


16 équipes participeraient à ce championnat. En raison de leurs infrastructures entièrement détruites par les bombardements, les clubs de Marioupol et du Tchernihiv Desna ne pourront pas participer. Ils seraient remplacés par les deux premiers au classement de la seconde division. 


Si tous les clubs ont voté en faveur de la reprise de la saison, cinq souhaiteraient que le championnat se déroule en dehors de l’Ukraine. De son côté, le président Volodymyr Zelensky ferait tout pour que les clubs jouent en Ukraine, en signe de résistance. Si cette option est privilégiée, il faudrait alors décider si tous les matchs se jouent à Kiev ou plutôt dans des stades de l’ouest du pays. Des protocoles à suivre en cas de bombardements à proximité des stades seraient en cours d'élaboration. 

FACT-CHECKING


Les faits et gestes de Vladimir Poutine sont étudiés de près. Dernièrement, sa rencontre avec des soldats russes qui auraient été blessés en Ukraine a entraîné la théorie selon laquelle elle ne serait qu'une mise en scène. Voici quelques éléments de contexte. 

PRÈS DE 3 MILLIONS DE RÉFUGIÉS AU-DELÀ DES PAYS LIMITROPHES À L'UKRAINE 


Dès le début de l’invasion russe, des centaines de milliers d’Ukrainiens ont fait le choix de se réfugier dans les pays limitrophes à leur pays d’origine. Depuis, certains ont décidé d’aller encore plus loin. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés a indiqué que "2,9 millions de réfugiés se sont déplacés au-delà des pays voisins de l’Ukraine". 


Les pays non-frontaliers qui accueillent le plus d’Ukrainiens sont l’Allemagne, la République tchèque et l’Italie. Le principal pays d’arrivée reste toutefois la Pologne. Début mars, environ 100.000 réfugiés traversaient chaque jour la frontière polonaise. Courant mai, environ 20.000 personnes arrivaient encore quotidiennement dans le pays.


Au total, 6.659.220 personnes ont fui le territoire ukrainien depuis le début de l’invasion russe le 24 février. L’écrasante majorité (94%) sont des femmes et des enfants.  

undefinedundefinedWOJTEK RADWANSKI / AFP

MARINE LE PEN EN FAVEUR D'UNE TAXATION EXCEPTIONNELLE POUR "SOUTENIR LE POUVOIR D'ACHAT"


Marine Le Pen s’est exprimée en faveur d’une "taxation exceptionnelle de ceux qui (…) profitent en réalité de la crise économique". Objectif : "soutenir le pouvoir d’achat" des Français. Cette annonce intervient alors que la cheffe de file du Rassemblement national a rencontré, ce vendredi 27 mai, le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Paris. 


Leurs discussions ont porté sur la guerre en Ukraine et les "conséquences des sanctions qui sont réclamées par l’Union européenne sur le pouvoir d’achat de nos compatriotes respectifs", a-t-elle indiqué. 


Pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages hongrois, Viktor Orban a mis en place "une taxation sur les super profits d’un certain nombre de secteurs économiques, au premier rang duquel le secteur pétrolier". 

UN DRAPEAU UKRAINIEN SUR LE MONT POUTINE 


Un drapeau ukrainien planté sur un sommet kirghiz nommé en l'honneur de Vladimir Poutine a été décroché par des alpinistes de la fédération d'escalade du Kirghizstan, et remplacé par un drapeau kirghiz, a indiqué vendredi cette dernière. Le chef de cette fédération, Edouard Koubatov, a déclaré à l'AFP avoir enlevé le drapeau de sa propre initiative et sans "aucune (intention) politique". Jeudi, il a été remplacé par un drapeau kirghiz.


"Je regrette d'avoir été entraîné dans la politique... mais je suis sûr d'une chose : c'est le drapeau kirghiz qui doit flotter sur les montagnes kirghizes", a-t-il déclaré au téléphone. Plus tôt cette semaine, une internaute se présentant comme une alpiniste avait publié sur Twitter une vidéo montrant un drapeau ukrainien flottant près d'une plaque identifiant un sommet comme le "Pic Poutine", à 4446 mètres d'altitude.

LES 25 ANS DE "L'ACTE FONDATEUR"


Si le 27 mai 2022 marque le début du quatrième mois de guerre en Ukraine, le 27 mai 1997 devait permettre à l'Otan et à la Russie d'entrer dans une nouvelle ère. Réunies à Paris, les deux parties avaient signé un accord pour mettre fin à la guerre froide : l'Acte fondateur.

COMMENT LES SOLDATS D'AZOVSTAL ONT-ILS PU RÉSISTER SI LONGTEMPS ?


Ils ont tenu plus de 40 jours sous le feu des bombardements et assauts russes : 2400 soldats ukrainiens s'étaient retranchés dans l'usine métallurgique d'Azovstal, à Marioupol, avant de se rendre le 20 mai dernier et d'être faits prisonniers par les Russes. Les raisons de leur résistance commencent à être dévoilées.


L'armée ukrainienne a organisé des missions secrètes pour ravitailler les militaires pris au piège, via sept missions aériennes au total, explique la journaliste de LCI Maurine Bajac. L'armée leur a fait parvenir nourriture, armes, munitions, médicaments et moyens de communication en hélicoptères en déjouant la défense russe. Des blessés ont été évacués et 72 combattants du régiment Azov ont été envoyés sur place. Non sans danger : trois hélicoptères ont été abattus. L'armée russe a aussi renforcé ses défenses anti-aériennes. 

Azovstal, les secrets de la résistance ukrainienneSource : TF1 Info
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DES ÉLUS COMMUNISTES RUSSES VEULENT ARRÊTER L'OFFENSIVE


Des élus communistes de la région de Primorié, dans l'Extrême-Orient russe, ont demandé vendredi, lors d'une réunion de l'Assemblée locale, l'arrêt de l'offensive en Ukraine, avant de se voir privés de droit de vote. C'est la première fois qu'une telle initiative est lancée par des élus du parti communiste, formation qui soutient l'assaut lancé sur l'ordre du président Vladimir Poutine le 24 février.


Lors de cette réunion, le député Leonid Vassioukevitch, appartenant au Parti communiste de Russie (KPRF), s'est levé et a lu une adresse au président Vladimir Poutine, en dépit de plusieurs tentatives d'autres élus et du gouverneur de la région, également présent à la réunion, de le faire taire.


"Nous comprenons que si notre pays ne cesse pas l'opération de guerre, il y aura de plus en plus d'orphelins. Au cours de l'opération militaire, des gens finissent invalides, ce sont de jeunes gens qui pourraient apporter beaucoup à notre pays", a déclaré l'élu. "Nous exigeons un retrait immédiat des troupes russes", a-t-il conclu, recueillant quelques applaudissements. 

BOMBES INCENDIAIRES UTILISÉES À KHARKIV


Les forces russes ont utilisé des bombes incendiaires à Kharkiv jeudi, comme elles l'avaient déjà fait à Marioupol. Des armes qui peuvent être dévastatrices pour les populations civiles. Si ce type de munitions est autorisé en temps de guerre, il est contrôlé via un protocole international auquel l'Ukraine comme la Russie sont signataires.

L'OCCIDENT LIVRE "UNE GUERRE TOTALE" À MOSCOU, SELON SERGUEÏ LAVROV


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dénoncé vendredi "une guerre totale" occidentale contre la Russie et estimé que celle-ci allait durer "longtemps". "L'Occident a annoncé une guerre totale contre nous, contre le monde entier russe", a-t-il déclaré lors d'une réunion avec des responsables de régions russes.


"On peut dire avec certitude que cette situation est avec nous pour longtemps", a estimé le ministre des Affaires étrangères russe, alors que les puissances occidentales ont multiplié les sanctions contre Moscou pour avoir lancé une vaste offensive militaire contre l'Ukraine.


"Les États-Unis et leurs satellites doublent, triplent, quadruplent leurs efforts pour endiguer la Russie, en utilisant un instrumentaire très large : en commençant par les sanctions économiques unilatérales jusqu'à une propagande profondément mensongère dans l'espace médiatique mondial", a martelé le ministre, dénonçant une "russophobie sans précédent".

"UNE DIZAINE DE MORTS" DANS UNE FRAPPE RUSSE À DNIPRO


Une frappe russe sur un terrain militaire à Dnipro a fait "une dizaine de morts" selon un responsable ukrainien.

MOSCOU VA EXPULSER CINQ DIPLOMATES CROATES


La Russie a annoncé jeudi l'expulsion de cinq diplomates croates en représailles à celle de 24 Russes, décidée en avril par Zagreb, après le lancement de l'offensive russe contre l'Ukraine. Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué avoir "protesté" auprès de l'ambassadeur croate contre le fait que son pays ait accusé la Russie "de crimes de guerre en Ukraine". Il accuse aussi Zagreb "de soutenir militairement le régime néonazi de Kiev". 

LES VAINQUEURS DE L'EUROVISION METTENT AUX ENCHÈRES LEUR TROPHÉE


Le trophée de l'Eurovision a été officiellement mis en enchères au profit des troupes ukrainiennes par Kalush Orchestra, le groupe ukrainien qui a remporté le concours européen le 14 mai dernier. Aux côtés de l'animateur et acteur ukrainien Sergey Pritula, président d'une association venant en aide à l'armée ukrainienne, le rappeur du groupe Oleh Psiuk a présenté d'autres objets mis aux enchères, à savoir son iconique bob rose.


"Kalush Orchestra a remporté un nombre record de télévotes ! Maintenant, battons un record de dons !", a écrit le groupe en légende de la vidéo.

LE CALVAIRE DES MINES SUR LES ROUTES DU DONBASS


Les routes du Donbass sont complètement minées, constate sur le terrain l'envoyé spécial de LCI Florian Litzler dans la région d'Izioum. Les mines font partie des armes les plus employées, y compris les anti-chars, qui se déclenchent au moment du passage d'un char. Dans un champ proche de la route, de petits panneaux "mines" signalent leur présence mais sans indiquer précisément où elles se trouvent. 


Ce qui constitue un problème majeur pour les populations civiles des territoires libérés : dernièrement, le tracteur d'un agriculteur qui se tenait à son bord a sauté en passant sur une mine posée par les Russes. L'homme est décédé. Ce type de scènes risque d'être fréquent dans les mois à venir, voire bien plus : il faudra des années pour déminer le pays entièrement.

LA RUSSIE DIT POUVOIR EXPORTER DES TONNES DE CÉRÉALES


La Russie a annoncé vendredi viser 50 millions de tonnes de céréales exportées dans la saison à venir, en forte hausse par rapport à l'exercice en cours, sur fond de risque une crise alimentaire du fait de l'offensive russe contre l'Ukraine.


Les exportations russes de céréales sont actuellement freinées par les sanctions qui frappent la chaîne logistique et le secteur financier, tandis que celles de la puissance agricole qu'est l'Ukraine sont paralysés par l'assaut de l'armée russe.


"En cette saison (2021-2022) nous avons déjà exporté 35 millions de tonnes de céréales, dont 28,5 de blés et d'ici la fin de l'année agricole (le 30 juin, ndlr) nous visons 37 millions de tonnes de céréales exportées", a dit le ministre de l'Agriculture, Dmitri Patrouchev, lors d'un forum des exportateurs du secteur. 

EMMANUEL MACRON BIENTÔT À KIEV ?


Emmanuel Macron n'a toujours pas honoré l'invitation de Volodymyr Zelensky de se rendre en Ukraine. "Il est temps d'y aller et avant les législatives", a lancé Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, invité de LCI. Le chef de l'État n'écarterait pas l'idée de se déplacer prochainement à Kiev, sans qu'une date soit fixée.

V. POUTINE "VOUDRAIT FAIRE CHANTER L'OCCIDENT" POUR UN DÉPUTÉ DE KIEV


"Vladimir Poutine voudrait faire chanter l'Occident" en étendant la domination russe dans les oblasts du Sud de l'Ukraine, ainsi que par "la menace de la crise humanitaire", a estimé sur LCI Andrii Osadchuk, député ukrainien de Kiev. Mais "l'Ukraine ne va pas accepter des propositions de cessez-le-feu temporaire, nous faisons confiance en nos forces armées et nos partenaires, y compris la France", a-t-il ajouté, appelant à "renforcer les sanctions" contre Moscou qui selon lui "provoque l'Occident" et mène "une guerre contre lui". 

MOSCOU VEUT "OCCUPER TOUT LE TERRITOIRE" SELON UN DÉPUTÉ UKRAINIEN


"La guerre que Vladimir Poutine avait prévu depuis longtemps (...) a échoué. Ils voulaient prendre l'Ukraine rapidement, cela a échoué. Maintenant, une sorte de guerre classique a commencé. Les Russes agencent graduellement", a affirmé sur LCI Andrii Osadchuk, député ukrainien de Kiev. Mais même si Moscou revoit ses objectifs à la baisse, "les ambitions de Vladimir Poutine restent assez importantes" selon lui : "il veut occuper tout le territoire de l'Ukraine, la priorité est le Sud et le Sud-Est, et utilise des missiles pour maintenir tout le territoire dans la terreur". "Le danger est imminent, partout", s'est-il inquiété.


La Russie "viole toutes les règles de combat du droit international", a-t-il ajouté, accusant Moscou d'utiliser toutes les possibilités techniques pour détruire au maximum les infrastructures ukrainiennes et ses militaires". "Nous espérons que nous allons réussir à les combattre", a lancé le membre du Parlement européen. Il a aussi dit que "beaucoup de temps avait été perdu dans la livraison d'armes à l'Ukraine, ce retard a été payé par des milliers de vies militaires et civiles" et appelé à "corriger ces fautes" par l'envoi "d'équipements lourds".

WASHINGTON PRÊTE À FOURNIR DE NOUVELLES ARMES PERFECTIONNÉES


Les États-Unis seraient prêts à renforcer le type d'armement envoyé à l'Ukraine, avec des fusées à longue portée, qui constituent désormais la principale demande des responsables ukrainiens, dont le président Volodymyr Zelensky, selon CNN.


Ces acheminements pourraient avoir lieu dans le cadre d'un ensemble plus vaste d'assistance militaire et sécuritaire à l'Ukraine, qui pourrait être annoncé dès la semaine prochaine. Des systèmes de roquettes à lancement multiple sont fabriqués aux États-Unis et peuvent "tirer un barrage de roquettes sur des centaines de kilomètres - plus loin que tous les systèmes dont dispose déjà l'Ukraine - ce qui, selon les Ukrainiens, pourrait changer la donne dans leur guerre contre la Russie", selon la chaîne américaine.

L'EX-ÉPOUSE D'UN OLIGARQUE RUSSE RELAXÉE 


L'ex-épouse de l'oligarque russe Arkadi Rotenberg, poursuivie à Nice, dans le sud de la France, pour diffamation pour avoir dénoncé sa prétendue expulsion de la villa du couple sur la Côte d'Azur par de supposés "terroristes tchétchènes", a été relaxée vendredi.


Natalia Rotenberg, 41 ans, mariée à Arkadi Rotenberg pendant huit ans, jusqu'en avril 2013, avait posté le 15 juillet 2021 des messages et une vidéo sur Instagram et Tiktok où elle expliquait comment des personnes qu'elle qualifiait de "terroristes radicaux" avaient pris possession de la villa Shoshana cinq jours plus tôt.


Cette luxueuse villa située sur la presqu'île paradisiaque de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le Sud de la France, très prisée des milliardaires russes, est inoccupée depuis 2014. Elle fait l'objet des sanctions internationales prises contre les oligarques proches du président russe Vladimir Poutine après l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.

LES RUSSES DISENT AVOIR PRIS LYMAN DANS LE DONBASS


Les séparatistes prorusses de Donetsk ont affirmé vendredi avoir conquis la localité de Lyman, dans l'est de l'Ukraine, un important noeud ferroviaire qui ouvre la route vers les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk.


Sur son compte Telegram, l'Etat-major de la défense territoriale séparatiste de Donetsk a indiqué avoir "pris le contrôle complet" de Lyman avec le soutien des forces armées russes.

J.-L. BOURLANGES : UNE "ÉRADICATION DE LA POPULATION" DANS LE DONBASS


"Le problème des termes n'est pas le problème fondamental. Qu'est-ce qu'un génocide ?  Là, nous avons des violences extrêmement fortes dans toutes les zones contrôlées par les Russes avec une éradication de la population", a réagi sur France Inter Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, suite à l'accusation de "génocide" dans le Donbass de Volodymyr Zelensky contre Moscou. 


"Regardez qui circule dans les zones prétendument libérées par les Russes : il n'y a plus personne, que des pauvres vieux qui errent dans les décombres pour essayer de trouver une maigre nourriture", a-t-il lancé. "La paix russe à l'est de l'Ukraine c'est la dévastation totale. Est-ce-que cela mérite d'être qualifié de génocide ? C'est une querelle secondaire. Mais en tout cas, c'est abominable, (...) inadmissible", a jugé ensuite le député d'Ensemble.


"Plus la guerre se développe, moins la négociation, moins les termes d'un compromis apparaissent possibles. (...) Mais à la fin, il faudra qu'on arrive à la paix", a-t-il par ailleurs ajouté, pointant toutefois que "ce n'est pas à nous, Français, de dire aux Ukrainiens en quels termes ils doivent négocier".

L'OTAN, UNE MENACE MILITAIRE POUR MOSCOU SELON L'AMBASSADEUR CHINOIS 


"L’Otan constitue une menace militaire pour les Russes", a estimé sur Europe 1 l'ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye. Il a affirmé que la guerre en Ukraine trouve son origine dans une "politique expansionniste" de l'Otan, en identifiant "des cinq cycles d'expansion de l'OTAN vers l'Est". "Et ce n'est pas seulement la position de la Chine, c'est aussi le point de vue de beaucoup d'Occidentaux", a-t-il avancé.


"C'est une menace pour la sécurité de la Russie. Vous ne pouvez pas opprimer ou bien menacer la sécurité des autres en interdisant aux autres de riposter ou bien se défendre", a poursuivi Lu Shaye.


Le diplomate a aussi assuré au sujet de cette crise qu'il "respectait toujours la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays" et plaidé pour "une solution de crise par voie pacifique, par voie de dialogue et de consultation". 

"L'ENLISEMENT OU L'EMBRASSEMENT" EN UKRAINE


"Il y a deux risques. L'enlisement et l'embrassement. L'enlisement avec une guerre qui continue de basse intensité (...) ou l'embrassement si tout d'un coup il y a une bataille générale. Il y a plus de chances qu'il y ait l'enlisement que l'embrassement", juge le géopolitologue Pascal Boniface, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), invité de Marie Chantrait sur LCI, vendredi. "A quoi mènent les guerres ? il y a un échec global des interventions extérieures depuis le 21e siècle. Il faudrait comprendre que l'option militaire n'est pas forcément le meilleur moyen de résoudre des questions politiques.

CINQ CIVILS TUES DANS LA RÉGION DE LOUGANSK SELON LE GOUVERNEUR 


Au moins cinq civils ont été tués en 24 heures dans la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, épicentre de combats acharnés avec les troupes russes, a annoncé vendredi matin le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï. 


Quatre civils ont été tués à Severodonetsk, capitale régionale sous contrôle des autorités ukrainiennes que les Russes cherchent à conquérir, et 50 immeubles y ont été endommagés, a-t-il souligné. Un homme a aussi été tué par un obus à Komychouvakha, à 50 kilomètres de Severodonetsk. 


"Les habitants de Severodonetsk ont oublié ce que c'est qu'un cessez-le-feu d'au moins une demi-heure", a écrit Serguiï Gaïdai sur Telegram. "Les Russes pilonnent sans cesse les quartiers résidentiels". 

LES SANCTIONS "NE FONT PAS CHANGER D'AVIS" V. POUTINE


"Ca ne le fait pas changer d'avis, mais ça fait souffrir la Russie", affirme le géopolitologue Pascal Boniface, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), invité de Marie Chantrait sur LCI, vendredi. "Ca ne suffit pas pour faire changer Poutine de position. Sa détermination est sans faille. Il préfère que les Russes se serrent la ceinture. (...) Ce qui compte pour lui, c'est la place de la Russie dans le monde, même si y compris sur ce plan-là, il a fait perdre la Russie depuis qu'il est rentré en guerre."

E. MACRON À KIEV ? "IL EST TEMPS D'Y ALLER", AFFIRME P. BONIFACE


"Il y a beaucoup de photos opportunités. Kiev est l'endroit, où il faut être comme pour Boris Johnson, en très grande difficulté intérieure avec le "Party Gate". Emmanuel Macron devrait y aller", estime le géopolitologue Pascal Boniface, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), invité de Marie Chantrait sur LCI, vendredi. "Ce serait quand même un message dans la mesure où on ne suit pas totalement le discours de Zelensky, il faut montrer aussi une solidarité. (...) Il est temps d'y aller et avant les élections législatives. 

UN "GÉNOCIDE" EN UKRAINE ? "JURIDIQUEMENT, CE N'EST PAS PROUVÉ"


"Le positionnement de (Volodymyr Zelensky) est d'attirer le plus de sympathie de soutien du monde occidental. Lorsqu'on emploie le terme de 'génocide', on suscite une solidarité. Le problème, c'est que juridiquement le génocide n'est  pas documenté, n'est pas prouvé. Pour l'instant, ce n'est pas certifié", indique le géopolitologue Pascal Boniface, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), invité de Marie Chantrait sur LCI, vendredi. "Ce qui est certain, c'est qui est documenté, c'est qu'il y a des crimes de guerre. Ce qui est quand même largement suffisant pour condamner la Russie. C'est peut-être un risque d'utiliser des termes à tout venant comme ça."

"UN MESSAGE ASSEZ SANGLANT ENVOYÉ", ESTIME P. BONIFACE


"Les Russes veulent que les Ukrainiens ne se sentent pas tranquilles. Ils veulent que les Ukrainiens comprennent qu'ils sont sous la menace, que le rapport de force est en faveur de la Russie et non pas l'Ukraine", juge le géopolitologue Pascal Boniface, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), invité de Marie Chantrait sur LCI, vendredi. "C'est une sorte de message assez sanglant qui est envoyé en disant que la Russie n'est pas prête de céder et qu'elle a toujours des moyens de frapper fort. (...) Ils veulent montrer que Moscou n'est pas en position de faible et que c'est toujours eux qui déterminent l'agenda."

DISCORDE AUX FIDJI AU SUJET D'UN SUPERYACHT RUSSE


Un tribunal fidjien a rejeté vendredi un recours visant à empêcher les autorités américaines de saisir le superyacht russe Amadea, qui appartiendrait à un oligarque russe sanctionné. Le yacht de 300 millions de dollars et de 106 mètres de long, lié par les États-Unis à l'oligarque milliardaire et homme politique Suleiman Kerimov, a été saisi à son arrivée aux Fidji il y a un mois, à la demande de Washington.


Les propriétaires enregistrés du yacht, Millemarin Investments, ont nié que Kerimov en soit le propriétaire et ont fait valoir que la loi fidjienne en vertu de laquelle l'Amadea a été retenu ne permettait pas aux États-Unis de le saisir. L'avocat fidjien des propriétaires, Feizel Haniff, a déclaré aux journalistes qu'il prévoyait de porter l'affaire devant la Cour suprême des Fidji et qu'il demanderait une décision de justice pour empêcher les agents américains d'embarquer sur l'Amadea avant que l'appel ne soit entendu.

RÉSERVES DE CÉRÉALES


Selon le conseiller économique du président Volodymyr Zelensky, Oleh Ustenko, l'Ukraine dispose de suffisamment de réserves de céréales pour répondre à la demande nationale et mondiale jusqu'à la fin de l'année au moins, a rapporté sur Twitter le média ukrainien The Kyiv Independant. Mais à une condition près, précise-t-il : la fin des hostilités en mer Noire. 

BIENTÔT UN DÉFAUT DE PAIEMENT DE LA DETTE RUSSE ?


La Russie pourrait très certainement être poussée vers un défaut de paiement de sa dette par les sanctions occidentale, estime The Guardian. Selon le quotidien britannique, un paiement de 71 millions de dollars dû vendredi aurait déjà été effectué, mais d'autres paiements à venir : "le monde connaîtra probablement bientôt le premier cas d'un pays qui fait défaut de son plein gré en raison des sanctions internationales, plutôt que de ne pas avoir l'argent pour payer", écrit-il.

ANNIVERSAIRE 


Ce vendredi marque le 25e anniversaire de la signature d'un accord Otan-Russie, qui a mis un terme à quarante ans de guerre froide, dans un contexte désormais extrêmement tendu entre Moscou et l'Occident depuis le début de l'invasion russe en Ukraine.  

L'ESSENTIEL


Toutes les informations d'hier et de la nuit sur le conflit ukrainien. 

QUEL PRIX À PAYER ?


Dans son discours quotidien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l'Ukraine ne serait pas "brisée" par l'offensive russe. "La seule question est de savoir quel prix notre peuple devra payer pour sa liberté, pour cette guerre insensée contre nous", s'est interrogé le chef de l'État. 


Il a également dénoncé des "événements catastrophiques" qui "auraient pu être arrêtés si le monde avait traité la situation en Ukraine comme la sienne. Si les puissants de ce monde n'avaient pas joué avec la Russie".

GÉNOCIDE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de pratiquer un "génocide" dans le Donbass, dans l'est du pays, où la ville de Severodonetsk subissait un déluge de bombes.


Les forces russes ont également bombardé jeudi Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine dans le nord-est du pays, qui avait retrouvé un semblant de vie normale ces dernières semaines.


"L'actuelle offensive des occupants dans le Donbass pourrait rendre la région inhabitée", a affirmé M. Zelensky dans son adresse télévisée dans la nuit de jeudi à vendredi, accusant les envahisseurs de chercher à "réduire en cendres" Severodonetsk et d'autres villes de la région.

Bonjour à toutes et tous, suivez sur ce live les dernières infos de ce vendredi 27 mai concernant la guerre en Ukraine depuis l'invasion russe le 24 février.

"Les bombardements russes sur Kharkiv ont tué neuf civils", a fait savoir jeudi Oleg Sinegoubov, le gouverneur régional. "Un bébé de cinq mois a péri, de même que son père. La mère est grièvement blessée et 19 civils ont été blessés." Selon un journaliste de l'AFP présent sur place, des missiles ont touché le secteur résidentiel du quartier de Pavlové Polé, près d'un centre commercial qui était fermé au moment de la frappe. 

Depuis la mi-mai, un calme relatif était revenu sur cette métropole de l'Est de l'Ukraine, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière russe, qui comptait quelque 1,5 million d'habitants avant la guerre. 

Les forces russes gardent des positions à l'est de la ville, tirant sur sa partie orientale et sur les villages avoisinants. Les Ukrainiens ont de leur côté creusé de nouvelles tranchées autour de la ville et installé des blocs de béton, des sacs de sable et des points de contrôle routiers, en vue d'un possible nouvel assaut russe.  


La rédaction de TF1info

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