Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "n'aiderait pas", ont estimé ce mercredi les États-Unis, en réponse à un projet de texte algérien exigeant un cessez-le-feu et l'arrêt immédiat de l'offensive israélienne à Rafah.
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RASSEMBLEMENTS PRO-PALESTINIENS

Le bilan humain et les rares images venues de Gaza montrent l’ampleur de la tragédie humanitaire en cours dans l’enclave palestinienne. Un peu partout en France, les rassemblements pro-palestiniens se multiplient depuis plusieurs jours après la frappe meurtrière israélienne à Rafah. Le 20H a rencontré plusieurs manifestants dans les cortèges de Paris et Toulouse, ce mercredi.

DES LUMIÈRES ÉTEINTES

Suivant l'initiative du maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), plusieurs mairies de France ont éteint les lumières de leurs hôtels de ville ce mercredi soir, en mémoire des victimes de Gaza, après le bombardement israélien qui a fait 45 morts à Rafah dimanche soir. 


"L'horreur des frappes meurtrières sur Rafah nous révolte et nous touche au plus profond de notre humanité", a publié le maire de Marseille sur le réseau social X, appelant "tous les maires de France" à suivre son geste.  Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse (PS), a indiqué dans la foulée qu'il répondrait à cet appel, tout comme celui de Lyon, Grégory Doucet (EELV), et celui de Bordeaux, Pierre Hurmic (EELV). "Nous éteignons les lumières et nous gardons les yeux ouverts", a ajouté l'élu bordelais sur X. 

RÉSOLUTION À l'ONU

Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "n'aiderait pas", ont estimé aujourd'hui les Etats-Unis, en réponse à un projet de texte algérien exigeant un cessez-le-feu et l'arrêt immédiat de l'offensive israélienne à Rafah. Après une frappe israélienne dimanche sur un camp de déplacés à Rafah, l'Algérie a distribué mardi aux autres membres du Conseil de sécurité un projet de résolution qui "décide qu'Israël, puissante occupante, doit arrêter immédiatement son offensive militaire et toute autre action à Rafah", selon le texte vu par l'AFP. Le texte, sur lequel aucun vote n'est programmé à ce stade, exige également "un cessez-le-feu immédiat respecté par toutes les parties" et "la libération sans condition de tous les otages".


"Nous ne pensons pas qu'une nouvelle résolution va changer la dynamique sur le terrain", cela "n'aiderait probablement pas", a déclaré l'ambassadeur américain adjoint à l'ONU Robert Wood,. Celui-ci a répété que les États-Unis, qui n'hésitent pas à utiliser leur veto au Conseil pour protéger leur allié israélien, privilégient toujours des négociations dans la région pour parvenir à une trêve.

COULOIR DE PHILADELPHIE

L'armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie, zone tampon à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, affirme ce soir le porte-parole de l'armée israélienne. "Ces derniers jours", les forces armées israéliennes "ont pris le contrôle opérationnel du couloir de Philadelphie à la frontière entre l'Egypte et Rafah", déclare le contre-amiral Daniel Hagari lors d'une déclaration télévisée. 


Le couloir de Philadelphie est un chemin de patrouille frontalier que l'armée israélienne s'était taillé le long de la frontière avec l'Egypte à l'intérieur de la bande de Gaza avant le retrait israélien unilatéral de ce territoire palestinien en 2005, après 38 années d'occupation. "Le couloir de Philadelphie servait de tuyau d'oxygène au Hamas, par lequel il faisait transiter régulièrement des armes vers la bande de Gaza", poursuit Daniel Hagari, ajoutant que l'armée israélienne a découvert "une vingtaine de tunnels" dans cette zone.

ENCORE SEPT MOIS DE GUERRE ?

Tzachi Hanegbi, un haut responsable sécuritaire israélien, a déclaré ce mercredi que la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza pourrait se poursuivre "encore sept mois". "Les combats pourraient durer encore sept mois afin de renforcer nos succès et d'atteindre nos objectifs, soit la destruction des capacités de pouvoir et des forces militaires du Hamas", a affirmé le conseiller à la sécurité nationale israélien dans une interview à la chaîne publique Kan. 


S'exprimant depuis Chypre, Tzachi Hanegbi a ajouté que "la victoire pour nous signifie détruire les capacités militaires du Hamas, ramener tous les otages et garantir qu'à la fin de la guerre il n'y aura plus de menaces venant de Gaza". Tzachi Hanegbi, proche du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, a par ailleurs affirmé que des discussions étaient en cours sur l'avenir de Gaza après la guerre "afin que les Palestiniens soient responsables de leur propre vie". "Nous serons responsables de la sécurité d'Israël mais nous ne voulons pas gouverner Gaza", a-t-il précisé.

UN ENTRETIEN MACRON - ABBAS

Emmanuel Macron s’est entretenu ce mercredi par téléphone avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Selon l’Élysée, le président de la République a "adressé ses sincères condoléances au peuple palestinien pour le bilan humain intolérable de l’opération à Gaza et après la nouvelle tragédie que constituait le bombardement d’un camp de déplacés à Rafah".


"Les deux présidents ont appelé à ce que l’intervention militaire israélienne à Gaza cesse immédiatement, comme le demande la Cour internationale de Justice", poursuit l’Élysée. "Face à la situation humanitaire catastrophique à Gaza, le chef de l’État a assuré le président Abbas de la pleine mobilisation de la France pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et durable, qui doit permettre l’acheminement massif et la distribution de l’aide dans l’enclave en toute sécurité, ainsi que la protection des civils", ajoute cette source.


En outre, Emmanuel Macron a indiqué qu’il "était urgent de relancer les efforts de paix et de mettre fin à l’ajournement systématique de la mise en œuvre de la solution des deux États et de l’établissement d’un État palestinien". La France est engagée à "travailler à bâtir avec ses partenaires européens et arabes une vision commune de paix qui offre des garanties de sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens" et "à inscrire la perspective de reconnaissance de l’Etat de Palestine dans une dynamique utile",  rappelle l'Élysée.

BLINKEN

Israël a besoin d'un plan pour l'après-guerre dès que possible, a affirmé ce mercredi le secrétaire d'État américain Antony Blinken, alors que selon un haut responsable israélien, les combats à Gaza pourraient encore durer jusqu'à la fin de cette année. "Sans plan pour le jour d'après, il n'y aura pas de jour d'après. C'est ce dont on a besoin, aussi vite que possible", a déclaré Antony Blinken aux journalistes lors d'une visite en Moldavie.

"POSITIONNEMENT POLITIQUE"

Le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné a accusé ce mercredi les pays européens ayant reconnu l'Etat de Palestine de privilégier un "positionnement politique", notamment dans le cadre de la campagne des élections européennes, plutôt que de chercher une solution diplomatique au conflit israélo-palestinien.


"La France ne se situe pas dans un positionnement politique, elle cherche des solutions diplomatiques à cette crise. Je regrette qu'un certain nombre d'Etats européens aient privilégié le positionnement politique dans le cadre d'une campagne des européennes, qui ne résout rien", a expliqué le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères devant les sénateurs français.

BRÉSIL

Le gouvernement brésilien a rappelé son ambassadeur en Israël et ne nommera personne à ce poste dans l'immédiat, déclare ce mercredi à l'AFP une source diplomatique. L'ambassadeur, Frederico Meyer, avait été initialement rappelé pour des consultations avec son gouvernement, après que le Brésil et Israël ont échangé des propos virulents en février dernier au sujet du conflit en cours dans la bande de Gaza. Les conditions ne sont pas réunies "pour qu'il retourne en Israël", explique la source diplomatique aujourd'hui.

ACCORD D'ASSOCIATION

Ces dernières heures, de nombreuses personnalités politiques de gauche appellent à la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël pour faire pression sur Benyamin Nétanyahou. En quoi consiste-t-il ? Pourquoi sa suspension sanctionnerait l'État hébreu ? Les réponses dans notre article ci-dessous.

LA CHINE "ATTRISTÉE"

Le président chinois Xi Jinping a déclaré mercredi à son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi que la Chine était "profondément attristée" par la situation humanitaire "extrêmement grave" dans la bande de Gaza, selon un média d'État.


"Ce nouvel épisode du conflit israélo-palestinien a fait un grand nombre de victimes parmi les civils palestiniens innocents et la situation humanitaire à Gaza est extrêmement grave. La Chine en est profondément attristée", a affirmé M. Xi à M. Sissi lors d'une rencontre à Pékin, d'après la télévision publique chinoise CCTV.

POLÉMIQUE EN ESPAGNE

Une visite surprise en Israël mardi du leader de l'extrême droite espagnole, Santiago Abascal, venu rencontrer le Premier ministre Benyamin Nétanyahou pour dénoncer la reconnaissance par l'Espagne de l'État de Palestine, a été vivement critiquée mercredi par le gouvernement de gauche, qui l'a accusé d'"encourager la guerre". Cette visite inattendue a été annoncée mardi soir sur le réseau social X (anciennement twitter) par Santiago Abascal lui-même, chef du parti d'extrême droite Vox, qui a publié des photos le montrant aux côtés du chef du gouvernement israélien devant un drapeau israélien.


Santiago Abascal a, par ailleurs, accusé Pedro Sánchez d'avoir voulu faire diversion après l'ouverture d'une enquête judiciaire pour corruption contre son épouse. Cette enquête est "la véritable raison" de la décision de Madrid de reconnaître un État palestinien, a insisté Santiago Abascal sux X.

SLOGAN

Depuis les frappes israéliennes dimanche au sud de Gaza, le slogan "All Eyes On Rafah" a été repris des millions de fois sur Instagram et TikTok. Il est accompagné d'une image générée par intelligence artificielle représentant un camp de réfugiés palestiniens. D'où vient-il, exactement ? La réponse ci-dessous.

ESPAGNE

Au lendemain de la reconnaissance par l'Espagne de la Palestine en tant qu'État, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a reçu des responsables de plusieurs pays du Moyen-Orient. 


"Nous partageons avec les pays arabes la volonté et l’engagement de mettre fin à la violence et de faire de la solution à deux États une réalité", a écrit le chef du gouvernement sur son compte X, ajoutant que la reconnaissance de l'État de Palestine "redonnera au peuple palestinien l’espoir qu’un avenir de paix, de sécurité et de prospérité est possible pour la région".

FRAPPES

L'armée israélienne a bombardé mercredi par air et par terre Rafah, ignorant les condamnations internationales après des frappes sur des camps de déplacés palestiniens dans cette ville du sud de la bande de Gaza qui ont fait plus de 65 morts selon le Hamas. Ces dernières 24 heures, 75 Palestiniens ont péri dans les opérations militaires israéliennes à Gaza, portant à au moins 36.171 le bilan des morts, en majorité des civils, dans le territoire assiégé, d'après des données mercredi du ministère de la Santé de l'administration du Hamas.


Toujours dans le sud de la bande de terre de 40 km de long et 10 de large, trois corps ont été sortis des décombres d'une maison touchée par un bombardement israélien à Khan Younès, selon la Défense civile.

COMMERCE D'ARMES

Un collectif d'associations (ASER, Stop Arming Israël, Urgence Palestine et Association France Palestine Solidarité) a appelé mercredi les organisateurs d'Eurosatory, un salon international de défense et de sécurité terrestre qui aura lieu du 17 au 21 juin au nord de Paris, à "empêcher" à cette occasion le commerce d'armements susceptibles d'être utilisés par l'armée israélienne à Gaza, sous peine de poursuites judiciaires.


Dans une sommation remise par huissier le 24 mai, cette coalition demande à Coges Events, organisateur du salon, "de justifier sous 8 jours des mesures prises pour empêcher la vente ou l'achat d'armes susceptibles d’être utilisées dans les crimes commis en Palestine et dans les territoires occupés", explique-t-il dans un communiqué. Elle somme également l'organisateur d'"empêcher que l'exposition au salon ne permette de renforcer le pouvoir économique d’entreprises susceptibles de participer à ces crimes".

ERDOGAN

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé mercredi que "l'esprit des Nations unies est mort à Gaza", après les frappes israéliennes contre les déplacés palestiniens de Rafah.


"L'ONU ne peut même pas protéger son propre personnel. Qu'attendez-vous pour agir ? L'esprit des Nations unies est mort à Gaza",  a déclaré le chef de l'État devant les députés de son parti.

BILAN À GAZA

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 36.171 morts.

AIDE

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réussi, pour la première fois depuis le 13 mai, à atteindre le nord de la bande de Gaza pour livrer du fuel et du matériel à l'hôpital Al-Ahli, a annoncé son patron mercredi. 


Dans des conditions difficile et "des hostilités intenses", la mission de l'OMS a pu livrer 15.000 litres de carburant, indispensable pour les générateurs de l'hôpital et la production d'électricité, mais aussi 14 lits médicalisés, des médicaments et du matériel de traumatologie pour couvrir les besoins de 1.500 personnes.


"L'hôpital Al-Ahli prend en charge deux fois plus de personnes que ce pourquoi il est conçu, il manque de matériels de chirurgie et le personnel n'est pas payé", a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le réseau social X. Pour l'heure, aucune opération de chirurgie lourde "ne peut être réalisée le soir, faute de personnel spécialisé", explique le directeur général, ajoutant que l'OMS essaye de déployer une équipe sur place.

DES BOMBES AMÉRICAINES ?

Le New York Times affirme ce mercredi que les bombes utilisées lors d'une frappe aérienne israélienne dimanche à Rafah, qui a tué au moins 45 personnes, ont été fabriquées aux États-Unis. Le journal américain s'appuie sur des preuves visuelles qu'il a examinées ainsi que sur des experts en armement. 


"Les débris de munitions filmés sur le lieu de l'attaque le lendemain étaient des restes d'une GBU-39, une bombe conçue et fabriquée aux États-Unis", a écrit le NYT. "Les responsables américains ont poussé Israël à utiliser davantage ce type de bombes, qui, selon eux, pourraient réduire les pertes civiles", peut-on aussi lire.

LONDRES

Quarante personnes ont été interpellées mardi soir à Londres à la suite d'incidents après une manifestation de soutien aux Palestiniens, lors desquels trois policiers ont été blessés, a annoncé mercredi Scotland Yard. Selon la police, la majorité des participants - estimés entre 8.000 et 10.000 personnes - à la manifestation organisée pour protester contre les bombardements israéliens sur Rafah et pour demander un cessez-le-feu à Gaza et la fin des exportations d'armes vers Israël, s'est dispersée sans incident à l'heure prévue.


Mais un groupe d'environ 500 personnes est resté sur Whithehall, artère qui jouxte Downing Street, et a continué à manifester, "en violation des conditions en place", selon un communiqué de la police de Londres, qui après avoir entrepris un dialogue a procédé à des interpellations, auxquelles certains manifestants ont résisté.

"SANCTION DISPROPORTIONNÉE"

Tout en regrettant une "brutalisation du débat public", Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique pour les élections européennes, a regretté la sanction prise mardi contre le député LFI Sébastien Delogu. Après avoir brandi un drapeau palestinien dans l'hémicycle, l'élu des Bouches-du-Rhône a écopé de deux semaines de suspension.

ÉTAT PALESTINIEN

La reconnaissance d'un État palestinien enflamme les débats en France à quelques jours des élections européennes. Qu'en pensent les 8 principales têtes de liste du scrutin, qui étaient toutes invitées de "Vous avez 15 minutes" sur LCI ce mardi 28 mai ? La réponse ci-dessous.

NIKKI HALEY

L'ex-candidate républicaine à l'élection présidentielle américaine Nikki Haley a écrit "Achevez-les" sur un obus israélien, lors d'un déplacement dans le nord d'Israël, près de la frontière libanaise, selon une photo publiée mardi sur X par le député israélien Danny Danon, ancien ambassadeur à l'ONU, qui accompagnait Nikki Haley, elle aussi ex-ambassadrice aux Nations unies, lors de ce déplacement.


"Achevez-les, c'est ce que mon amie l'ancienne ambassadrice a écrit", a déclaré Danny Danon dans la légende de la photo montrant l'ancienne candidate républicaine agenouillée devant un obus, un marqueur à la main et en train d'écrire sur le missile. Sur l'obus sont aussi écrits les mots "L'Amérique aime Israël". Nikki Haley n'a pas précisé à qui le mot "les" référait, mais Danny Danon a suggéré indirectement le Hezbollah libanais. 


"Israël doit prendre l'initiative et changer la donne. Les habitants de Tyr et de Sidon (villes libanaises) évacueront leurs maisons, et les habitants du nord (d'Israël) rentreront chez eux", a écrit M. Danon, en référence aux Israéliens vivant près de la frontière et déplacés par les échanges de tirs quasi quotidiens avec le Hezbollah libanais.

AYMERIC CARON

Le député apparenté LFI Aymeric Caron va diffuser mercredi soir à l'Assemblée nationale un film consacré aux "atrocités" commises à Gaza, alors que la situation au Proche-Orient a encore enflammé l'hémicycle la veille.


Présentée à 19h15, cette vidéo agrège en 1h30 sept mois d'images de la guerre dans la bande de Gaza, explique le parlementaire, qui accuse des élus d'autres groupes d'être "timides dans leur dénonciation" de la situation dans le territoire palestinien voire de "soutenir Israël". Avec ce film, baptisé "Gaza depuis le 7 octobre", Aymeric Caron conteste répondre à celui compilé par les autorités israéliennes sur le massacre commis par le Hamas le 7 octobre, et qui avait été diffusé le 14 novembre à l'Assemblée nationale. À ce stade, seuls neuf députés ont confirmé leur présence à la diffusion.

ALGÉRIE

L'Algérie a présenté aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution exigeant l'arrêt de l'offensive israélienne à Rafah et un cessez-le-feu "immédiat", selon le texte vu mardi par l'AFP.


À l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité mardi après-midi à New York, l'ambassadeur algérien à l'ONU Amar Bendjama a annoncé que son pays allait faire circuler auprès des autres membres du Conseil un "texte court, un texte clair, pour arrêter le massacre à Rafah". Dans ce projet de résolution vu mardi soir par l'AFP, le Conseil, mettant en avant les décisions de la Cour internationale de justice, "décide qu'Israël, puissante occupante, doit arrêter immédiatement son offensive militaire et toute autre action à Rafah". Il exige également "un cessez-le-feu immédiat respecté par toutes les parties" et "la libération sans condition de tous les otages".

RAFAH

L'armée israélienne bombarde mercredi Rafah, grande ville du sud de la bande de Gaza où elle a déployé ses chars, tandis qu'à l'ONU un projet de résolution se prépare pour tenter "d'arrêter" les violences sur place après un bombardement qui a suscité une vague mondiale d'indignation.


Aux premières heures mercredi, une équipe de l'AFP a fait état de frappes sur Rafah et des témoins ont vu des chars israéliens dans différents secteurs de cette ville, devenue le nouveau point de mire de la guerre entre Israël et le Hamas.

RASSEMBLEMENTS

Des milliers de personnes étaient rassemblées mardi soir à Paris, pour la deuxième journée consécutive, pour protester contre les bombardements israéliens sur Rafah, a constaté l'AFP.


Jusqu'à 4.500 personnes se sont massées place de la République au plus fort de la soirée, selon le comptage de la préfecture de police. Une foule de 10.000 personnes avait été recensée lundi.

LE POINT SUR LA SITUATION

- Madrid, Dublin et Oslo ont formellement reconnu l'État de Palestine mardi. "La reconnaissance de l'Etat de Palestine est une question de justice pour le peuple palestinien", a insisté lundi à Bruxelles le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, aux côtés de ses homologues irlandais et norvégien.

- Israël a multiplié mardi les bombardements sur Rafah, ville à la pointe sud de la bande de Gaza ; des frappes qui sont intervenues après celle qui a fait, dimanche soir, 45 morts et 249 blessés sur place, selon le ministère de la Santé à Gaza, et mis le feu à des tentes occupées par des Palestiniens dans un camp de déplacés. La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé la mort de 21 personnes dans une frappe israélienne sur un camp de déplacés dans le sud du territoire palestinien.

- À l'Assemblée nationale, mardi, le député La France insoumise Sébastien Delogu a brandi un drapeau palestinien au cours de la séance des questions au gouvernement. L'élu a été sanctionné par une exclusion de 15 jours de l'hémicycle.

- Plus de personnes vont mourir parce que les évacuations médicales depuis la bande de Gaza ont complètement cessé depuis le début des bombardements israéliens sur Rafah il y a trois semaines, a déploré mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

- "La situation à Rafah est effroyable et il faut que les opérations israéliennes y cessent. Il n'y a aujourd'hui pas de zone sûre pour les civils palestiniens", a affirmé mardi Emmanuel Macron, depuis le château de Meseberg, en Allemagne. Le chef de l'État a également annoncé être "prêt à reconnaître un État palestinien", mais qu'il ne fera pas "une reconnaissance d'émotion" ; pour lui, cette reconnaissance "doit arriver dans un moment utile, dans le cadre d'un processus".

- Selon un nouveau décompte réalisé mardi par l'AFP à partir des derniers chiffres officiels disponibles, l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier a entraîné la mort de 1189 personnes côté israélien.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à la situation au Proche-Orient, particulièrement à Rafah, dans la bande de Gaza.

L'Algérie prépare un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "pour arrêter le massacre à Rafah", a annoncé ce mardi son ambassadeur à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil à huis clos. "L'Algérie va faire circuler cet après-midi un projet de résolution sur Rafah (...) Ce sera un texte court, un texte clair, pour arrêter le massacre à Rafah", a déclaré Amar Bendjama à la presse. 

Alger a réclamé lundi cette réunion d'urgence du Conseil, au lendemain d'une frappe israélienne nocturne à Rafah qui a mis le feu à des tentes occupées par des Palestiniens dans un camp de déplacés, faisant 45 morts et 249 blessés selon le ministère de la Santé à Gaza. Depuis, la Défense civile de la bande de Gaza a annoncé mardi la mort de 21 personnes dans une autre frappe israélienne sur un camp de déplacés dans le sud du territoire palestinien. 

L'ambassadeur algérien n'a pas précisé quand il espérait pouvoir mettre au vote le projet de résolution. "Nous espérons que ça pourra être fait aussi vite que possible parce que des vies sont en jeu", a commenté l'ambassadeur chinois Fu Cong, espérant un vote dès cette semaine. 

"Il est grand temps que ce Conseil agisse et adopte une nouvelle résolution", a plaidé de son côté avant le début de la réunion l'ambassadeur français Nicolas de Rivière, mettant lui aussi en avant une "question de vie ou de mort"

Depuis l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre et le début des représailles israéliennes dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité peine à parler d'une seule voix. Après deux résolutions principalement centrées sur l'aide humanitaire, il avait finalement exigé fin mars un "cessez-le-feu immédiat" - un appel précédemment bloqué plusieurs fois par les États-Unis, alliés d'Israël, qui s'étaient cette fois abstenus. Interrogée sur le projet de texte algérien, l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield a indiqué attendre de le voir. "Et après nous y réagirons"


La rédaction de TF1info

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