EN DIRECT - Humanitaires tués à Gaza : les corps remis aux représentants de leurs pays en Égypte

Publié le 3 avril 2024 à 6h45, mis à jour le 3 avril 2024 à 23h05

Source : TF1 Info

L'armée israélienne a reconnu mercredi une "grave erreur" après la frappe qui a tué sept collaborateurs de l'ONG humanitaire World Central Kitchen dans la bande de Gaza, un drame qui suscite la consternation internationale.
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IRAN

Le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré mercredi qu'Israël serait "giflé" après les frappes aériennes qui lui sont imputées sur l'annexe consulaire de l'ambassade iranienne à Damas, dans laquelle ont péri lundi sept Gardiens de la Révolution.

"La défaite du régime sioniste à Gaza se poursuivra et ce régime sera proche du déclin et de la dissolution", a affirmé M. Khamenei dans un discours prononcé à Téhéran devant un parterre de responsables iraniens. 

"Des efforts désespérés comme ceux qu'ils ont déployés en Syrie ne les sauveront pas de la défaite. Bien entendu, ils seront également giflés pour cette action", a-t-il prévenu. 

HUMANITAIRES

Les corps des six travailleurs humanitaires étrangers tués dans une frappe israélienne sont arrivés mercredi en Égypte afin d'être rapatriés dans leurs pays respectifs, Israël qualifiant la frappe de "grave erreur".

La frappe, qui a suscité une vague de critiques internationales, survient après près de six mois d'une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre.

PROTESTATION

Un médecin américano-palestinien, qui participait mardi à une réunion avec Joe Biden, a raconté mercredi sur CNN avoir quitté l'événement pour manifester son soutien aux civils de Gaza, et pour protester contre la politique de soutien à Israël du président américain.

Thaer Ahmad, médecin urgentiste de Chicago, dit avoir expliqué au démocrate de 81 ans que sa communauté avait le "coeur brisé" face aux souffrances des Palestiniens de Gaza, et qu'elle déplorait l'absence de "décisions concrètes" de sa part pour y répondre.

Il a ensuite quitté la réunion, qui rassemblait d'autres représentants de la communauté arabo-américaine et de hauts responsables de l'administration Biden, "par respect" pour les victimes civiles du conflit, selon le récit qu'il en a fait à CNN.

ONU

Les États-Unis estiment qu'un État palestinien doit voir le jour dans des négociations directes avec Israël plutôt que dans le cadre de l'ONU, a indiqué mercredi le département d'État.

"C'est quelque chose qui devrait se faire par le biais de négociations directes entre les parties, ce à quoi nous nous attelons en ce moment, et pas aux Nations unies", a affirmé à la presse le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, sans dire explicitement si les États-Unis mettraient leur veto à une telle proposition.

Il était interrogé sur le fait que les Palestiniens ont officiellement relancé mardi la procédure pour devenir État membre à part entière de l'ONU, une démarche à l'issue incertaine qu'ils estiment malgré tout essentielle face à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

TRÊVE

Le retour des Palestiniens déplacés par la guerre entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza est le principal obstacle à la conclusion d'un accord sur une trêve, a annoncé mercredi le Qatar, un pays médiateur.

"Le retour des personnes déplacées dans leurs foyers, que les Israéliens n'ont pas encore accepté, est le principal point sur lequel nous sommes bloqués", a déclaré le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, lors d'une conférence de presse à Doha.

L'autre point d'achoppement concerne le nombre de Palestiniens emprisonnés qui doivent être libérés par Israël en échange de la libération des otages enlevés par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre, a-t-il ajouté, estimant toutefois que cette question "pouvait être résolue". 

ARMES

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU va examiner vendredi un projet de résolution appelant à stopper les ventes d'armes à Israël, qui est engagé dans une guerre sans merci contre le mouvement islamique Hamas et qui a déjà fait près de 33.000 morts à Gaza.

Si le texte était adopté, il s'agirait de la première prise de position du Conseil des droits de l'homme sur le conflit qui fait rage depuis le 7 octobre et l'attaque sans précédent du Hamas en Israël, qui a fait 1.160 morts, pour l'essentiel des civils.

HUMANITAIRES TUÉS

Les dépouilles des six travailleurs humanitaires étrangers de l'ONG américaine World Central Kitchen, tués lundi à Gaza dans une frappe israélienne, ont été remis aux représentants de leurs pays en Égypte, a appris l'AFP de sources sécuritaires égyptiennes.


Selon cette même source, des ambulances ont évacué les victimes depuis le poste-frontière de Rafah en direction du Caire où elles doivent être rapatriées dans leurs pays respectifs. Une 7e victime, palestinienne, le chauffeur et interprète de l'équipe, a été inhumée à Rafah.

ENQUÊTE OUVERTE EN POLOGNE

Les procureurs de Przemyśl, la ville polonaise dont était originaire un travailleur humanitaire tué à Gaza, annoncent avoir ouvert une enquête sur sa mort, l'agence de presse nationale PAP. "Nous avons ouvert une enquête sur le meurtre du citoyen polonais Damian Sobol dans la bande de Gaza", a déclaré Beata Starzecka, procureur adjoint du district.

"PROFONDE TRISTESSE" DU PAPE

Le pape François exprime sa "profonde tristesse" après la mort de sept travailleurs humanitaires. "Je prie pour eux et leurs familles", a-t-il déclaré à la fin de son audience générale hebdomadaire au Vatican. "Je renouvelle mon appel pour que la population civile épuisée et souffrante puisse accéder à l'aide humanitaire et que les otages soient libérés immédiatement", a-t-il ajouté, réitérant également sa demande d'un "cessez-le-feu immédiat". 

LONDRES DEMANDE UNE ENQUÊTE

Le premier ministre britannique demande une enquête sur la mort des travailleurs humanitaires, dont trois étaient Britanniques. David Cameron, le ministre britannique des Affaires étrangères, s'est par ailleurs entretenu avec son homologue israélien, Israël Katz, et a demandé une explication urgente sur l'incident. Un porte-parole de Downing Street a déclaré dans la presse britannique que le premier ministre "était consterné par l'assassinat de travailleurs humanitaires à Gaza".

LA SOLIDARITÉ AVEC ISRAËL MISE "À RUDE ÉPREUVE"

Pour Donald Tusk, l'attaque et la réaction d'Israël mettent la solidarité avec ce pays "à rude épreuve". "L'attaque tragique contre des bénévoles et votre réaction suscitent une colère compréhensible", a écrit le Premier ministre polonais et ancien président du Conseil européen sur X.

QUI SONT LES HUMANITAIRES DÉCÉDÉS ?

L'ONG World Central Kitchen, l'une des rares qui opérait encore dans le territoire palestinien, s'est dit "dévastée" par la mort des membres de son équipe. Des "héros" dont elle a publié dans la nuit sur X les noms, les photos et les nationalités. On y trouve Saifeddine Issam Ayad Aboutaha, 25 ans, Palestinien, Lalzawmi Frankcom, 43 ans, Australienne, Damian Sobol, 35 ans, Polonais, Jacob Flickinger, 33 ans, Americano-canadien, ainsi que John Chapman, 57 ans, James Henderson, 33 ans et James Kirby, 47 ans, tous les trois Britanniques.


La mort des sept membres de World Central Kitchen porte le nombre total des travailleurs humanitaires tués lors de ce conflit à 196, dont plus de 175 de l'ONU.

INDIGNATION INTERNATIONALE

Plusieurs pays et organisations, dont l'ONU, ont dénoncé ces dernières heures la frappe qui a tué des humanitaires à Gaza. L'ONU a décrit un "mépris du droit humanitaire international", tandis que le président américain s'est dit "indigné" et "le cœur brisé", estimant qu'Israël ne protège "pas assez" les volontaires venant en aide à la population palestinienne "affamée".


"C'est inadmissible. Mais c'est le résultat inévitable de la façon dont la guerre est menée", a relevé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, répétant son appel à un cessez-le-feu immédiat, à la libération des otages et à l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza.

ISRAËL RECONNAIT UNE "ERREUR"

L'armée israélienne reconnait une "grave erreur" qui "n'aurait pas dû se produire". Dans un message vidéo, le chef de l'état-major israélien, Herzi Halevi, évoque "une mauvaise identification" dans des "conditions très complexes". Plus tôt, le président d'Israël avait présenté ses "excuses sincères" et fait part de sa "profonde tristesse" pour cette frappe, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifiée de "non intentionnelle" et de "tragique". 

BONJOUR À TOUS

Bienvenue dans ce direct consacré à la frappe qui a tué sept collaborateurs de l'ONG humanitaire World Central Kitchen dans la bande de Gaza. Un drame qui suscite la consternation internationale.

La mort de collaborateurs de l'ONG World Central Kitchen lors d'une frappe israélienne à Gaza témoigne du "mépris" pour la sécurité des travailleurs humanitaires dans la guerre entre Israël et le Hamas, a dénoncé mardi le porte-parole du secrétaire général de l'ONU. "La multiplication de tels événements est le résultat inévitable de la façon dont cette guerre est menée actuellement", dans un "mépris pour le droit humanitaire international et un mépris pour la protection des travailleurs humanitaires", a dénoncé Stéphane Dujarric, condamnant la mort de "tous les travailleurs humanitaires".

La mort des sept membres de World Central Kitchen "porte le nombre total des travailleurs humanitaires tués lors de ce conflit à 196, dont plus de 175 de l'ONU", a déploré de son côté le secrétaire général Antonio Guterres lors d'un discours devant l'Assemblée générale. "C'est inadmissible. Mais c'est le résultat inévitable de la façon dont la guerre est menée", a-t-il insisté, répétant son appel à un cessez-le-feu immédiat, à la libération des otages et à l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza.

L'armée israélienne mène depuis près de six mois une offensive de grande envergure dans la bande de Gaza en représailles à une attaque du Hamas d'une ampleur sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre.

Alors que Gaza est menacée de famine, World Central Kitchen a annoncé mardi la suspension de ses activités dans la région après que sept de ses employés ont été tués dans une frappe israélienne.

Parmi les victimes figurent des ressortissants "d'Australie, de Pologne, du Royaume-Uni, un citoyen ayant la double nationalité américaine et canadienne et une personne palestinienne", selon l'ONG.


La rédaction de TF1info

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