La Russie a affirmé samedi avoir détruit 47 drones ukrainiens dans la nuit, principalement dans la région de Rostov, frontalière de l'Ukraine.
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UN ÉTUDIANT RUSSE CONDAMNÉ

Un tribunal moscovite a condamné à dix jours de prison un étudiant qui avait renommé son réseau wifi "Slava Ukraine", le cri de ralliement des forces de Kiev, a indiqué ce samedi l'agence de presse russe Ria-Novosti. Cet étudiant de l'université d'Etat de Moscou aurait ainsi "fait la propagande du slogan des nationalistes ukrainiens" et fait "démonstration publique de symbolique nazie", a estimé le tribunal. C'est un policier qui avait signalé le nom de ce réseau wifi.

INCENDIE D'UNE CENTRALE ÉLECTRIQUE

Le responsable de l'administration d'occupation russe dans la région ukrainienne de Zaporijia, Evguéni Balitski, a affirmé ce samedi qu'une attaque de drones a provoqué l'incendie d'un équipement du réseau électrique, sans faire de blessés. Les pompiers sont sur place pour éteindre les flammes, a-t-il ajouté. D'après lui, cette structure alimente en électricité la ville de Polohi, occupée par Moscou depuis mars 2022.

LE PAPE APPELLE À LA NÉGOCIATION

Le pape François a appelé à "avoir le courage de hisser un drapeau blanc et à négocier" pour mettre un terme à la guerre en Ukraine "avant que les choses ne s'aggravent", dans une interview à la télévision suisse RTS diffusée ce samedi.


"Négocier est un mot courageux. Quand vous voyez que vous êtes vaincu, que les choses ne marchent pas, ayez le courage de négocier", a-t-il insisté.

TROIS CIVILS TUÉS

Des bombardements russes ont tué au moins trois civils et blessé trois autres dans les régions de Dnipropetrovsk, de Kherson et Donetsk, situées dans le centre-est, le sud et l'est de l'Ukraine, ont indiqué ce samedi les autorités. Un garçon de 7 ans figure parmi les blessés, ont-elles précisé, tandis qu'un jeune de 16 ans a été tué.


Plus tôt dans la journée, le gouverneur de la région de Donetsk avait affirmé que près de 200 personnes avaient été évacués de villages proches du front.

MOSCOU DIT N'AVOIR AUCUNE INTENTION D'ASSASSINER ZELENSKY

"Si certains d’entre vous espèrent se débarrasser du leader du régime de Kiev de cette façon, je vais vous décevoir : cela ne fait pas partie de nos plans", a affirmé l'ambassadeur adjoint à l'ONU pour la Russie, Dmitry Polyanskiy, devant la Conseil de sécurité, rapporte l'agence de presse russe TASS. "Pensez-vous vraiment que si nous voulions frapper le cortège de Zelensky, nous n’en serions pas capables ?", a-t-il continué, en référence  à la frappe russe menée mercredi contre un hangar d'Odessa, non loin de Volodymyr Zelensky, qui était en visite avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. 

"JE NE SAIS PAS SI C'EST LE NOMBRE EXACT"

Dans une interview à la chaîne italienne Rai, Volodymyr Zelensky a dit avoir été la cible d'une dizaine de tentatives d'assassinat diligentée par Vladimir Poutine. Une information qui lui a été fournie par les renseignements ukrainiens, lui révélant ne pas tenir à jour le décompte des entreprises russes.

LCI SUR LE TERRAIN

Dans les mines en Ukraine, les femmes mettent la main à la patte depuis la guerre. Une équipe de LCI est allée à la rencontre de ses mineuses de fond, qui remplacent les hommes partis au front.

47 DRONES UKRAINIENS INTERCEPTÉS PAR LA RUSSIE

La Russie a affirmé samedi avoir détruit 47 drones ukrainiens dans la nuit, principalement dans la région de Rostov, frontalière de l'Ukraine. "Les systèmes de défense aérienne ont intercepté et détruit un drone sur le territoire de la région de Belgorod, deux dans celle de Koursk, trois dans la région de Volgograd et 41 dans celle de Rostov", a annoncé l'armée russe dans un communiqué sur les réseaux sociaux. 

LE POINT SUR LA SITUATION

  • La Turquie prête à accueillir un sommet de paix Russie-Ukraine. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit prêt à organiser le cas échéant un sommet de paix Russie-Ukraine mais a réitéré son soutien à l'intégrité territoriale de Kiev, au terme d'une rencontre vendredi avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky. "Tout en poursuivant notre solidarité avec l'Ukraine nous allons continuer d'œuvrer pour mettre fin à la guerre et en faveur d'une paix juste et négociée", a-t-il insisté.
  • "Nous voulons une paix juste", répète Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit sa "reconnaissance" à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, qui "depuis le début (...) a reconnu notre intégrité territoriale et notre souveraineté, y compris concernant la péninsule ukrainienne de Crimée" annexée en 2014. "Toute proposition pour le règlement de cette guerre doit partir de la formule proposée par le pays qui défend son territoire et son peuple", a-t-il ajouté. "Nous voulons une paix juste". Kiev a posé comme condition préalable le retrait des troupes russes.
  • Kiev s'inquiète d'"une aide au compte-gouttes". Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a mis en garde vendredi les Occidentaux contre l'"aide au compte-gouttes" fournie à l'Ukraine, ajoutant que seules des livraisons régulières de matériel militaire permettraient d'éviter une extension de la guerre. "Cette stratégie ne fonctionne plus. C'est terminé et, si les choses continuent comme elles le font actuellement, cela ne va pas bien se terminer pour nous tous", a-t-il lancé à l'issue d'une rencontre avec plusieurs de ses homologues. Il a appelé à un "approvisionnement sans restriction et en temps voulu en armes et en munitions pour s'assurer que l'Ukraine batte la Russie".
  • La torture est une "politique délibérée des Russes en Ukraine". Les forces armées russes et leurs supplétifs recourent de manière systématique à la torture dans les territoires occupés de l'Ukraine, devenue ainsi une "politique délibérée", a dit Alice Jill Edwards, rapporteure spéciale de l'ONU sur la torture. "Le nombre d'accusations crédibles de torture et d'autres formes de traitements ou châtiments cruels, inhumains ou humiliants" indique que "la torture est un élément de la politique de guerre de la Russie", a-t-elle assurée  devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. "Ces crimes graves ne semblent pas être le fruit du hasard ou d'un accident".

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour de la guerre en Ukraine, débutée le 24 février 2022 après l'invasion russe ordonnée par Vladimir Poutine.

Le chef de la diplomatie ukrainienne a mis en garde vendredi les Occidentaux contre l'"aide au compte-gouttes" fournie à Kiev, ajoutant que seules des livraisons régulières de matériel militaire permettraient d'éviter une extension de la guerre hors d'Ukraine. "La stratégie consistant à fournir de l'aide à l'Ukraine au compte-gouttes ne fonctionne plus", a déclaré Dmytro Kouleba lors d'une visite à Vilnius. "C'est terminé et, si les choses continuent comme elles le font actuellement, cela ne va pas bien se terminer pour nous tous", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec ses homologues français, lituanien, letton et estonien.

Il a appelé à un "approvisionnement sans restriction et en temps voulu en armes et en munitions pour s'assurer que l'Ukraine batte la Russie".

Le ministre a également appelé à un transfert sur le territoire ukrainien des entraînements militaires menés par les Occidentaux, des services de maintenance des armements ainsi que de la production des équipements militaires, une opération qui créerait un avantage logistique pour son pays, selon lui.

Kouleba a invité tous ceux qui doutent que la guerre puisse dépasser les frontières de l'Ukraine à "se réveiller et à lire les livres d'histoire". Cela permettrait selon lui "d'éviter une situation où vous devrez prendre des décisions à une échelle complètement différente de tragédie pour défendre vos propres villages, villes et territoires". "Des décisions faibles : plus de guerre. Des décisions fortes : la fin de la guerre. C'est simple", a-t-il déclaré.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis a souligné, quant à lui, que les alliés occidentaux de l'Ukraine "devraient tracer des lignes rouges pour la Russie", pas pour eux-mêmes et n'"exclure aucune forme de soutien à l'Ukraine" faisant écho à des déclarations récentes du président français. 

Fin février, Emmanuel Macron a déclaré que l'envoi en Ukraine de troupes au sol ne devait pas "être exclu", au nom d'une "ambiguïté stratégique" et que tout serait fait pour que la Russie de Vladimir Poutine perde cette guerre.


La rédaction de TF1info

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