"La Russie n'a plus de ligne rouge pour la France", écrit sur X l'ancien président russe, après les déclarations d'Emmanuel Macron ne fixant "aucune limite" dans le soutien de la France à l'Ukraine.
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EN BREF

Le ton est encore monté d'un cran ce jeudi entre la Russie et la France. Les propos d'Emmanuel Macron, qui n'a "pas exclu" l'envoi de troupes en Ukraine, sont revenues sur le devant de la scène. Voici ce qu'il faut retenir.

VOLODYMYR ZELENSKY ATTENDU EN TURQUIE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu ce vendredi à Istanbul pour un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, centré sur les perspectives de paix et la relance d'un corridor sécurisé en mer Noire.


"La situation de la guerre en cours entre l'Ukraine et la Russie, l'état actuel des derniers contacts concernant la relance d'un corridor sécurisé en mer Noire et la recherche d'une paix permanente dans la région seront discutés en détail", a annoncé la présidence turque.

LA MISE EN GARDE DE DOMINIQUE DE VILLEPIN

Emmanuel Macron n'a "pas exclu" ces derniers jours l'envoi de troupes en Ukraine. Une déclaration qui inquiète l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui y voit un "risque". "La logique de la force, quand elle n'est pas maîtrisée, conduit à une escalade qui peut être mortelle", prévient-il sur LCI.

DOMINIQUE DE VILLEPIN : "UNE ESCALADE QUI PEUT ÊTRE MORTELLE"

"La logique de la force, quand elle n'est pas maîtrisée, conduit à une escalade qui peut être mortelle", prévient sur LCI l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. "C'est ce qui fait de la situation en Ukraine un véritable danger."

DOMINIQUE DE VILLEPIN : "UN RISQUE NUCLÉAIRE"

"En 40 ans de guerre froide, jamais les forces du pacte de Varsovie et les forces de l'Otan ne se sont affrontées", note sur LCI Dominique de Villepin, ancien Premier ministre. "Ce n'est pas par hasard, mais par une réalité qui tient à la règle du nucléaire : être assis sur le principe de destruction mutuelle assurée. Si l'un emploie la bombe, l'autre répond, et à la fin, nous sommes tous morts."


Des "troupes au sol de l'Otan en Ukraine" feraient "exister un risque" nucléaire, un risque "inacceptable", poursuit Dominique de Villepin. "L'emploi de l'arme nucléaire est fondé sur des cultures politiques et de société. Ce qui paraissait impossible il y a dix ou quinze ans apparaît aujourd'hui différemment. La haine de l'autre s'est développée, nous vivons dans une communauté internationale qui peut avoir envie de régler son compte à l'autre."

DOMINIQUE DE VILLEPIN : "NOUS SOMMES DAVANTAGE ISOLÉS QUE LA RUSSIE"

Invité de LCI, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin évoque "cinq risques" liés à l'envoi des troupes "pas exclu" par Emmanuel Macron. Parmi eux, "l'élargissement du conflit". "Si nous envoyons des troupes au sol, savons-nous si, du côté russe, d'autres pays enverront des troupes au sol ?", demande-t-il. "Nos diplomaties n'ont pas fait ce qu'il fallait pour que la Russie soit isolée. Si elle l'était, cela se saurait. Nous sommes davantage isolés que la Russie."

DOMINIQUE DE VILLEPIN : "L'UKRAINE DEMANDE DU MATÉRIEL, PAS DES TROUPES AU SOL"

"Lors des deux dernières années, nous avons manqué à notre devoir", juge sur LCI l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. "Sanctions (contre la Russie) faites à moitié et trop tard, livraisons de matériel (à l'Ukraine) à moitié et trop tard", estime-t-il. "L'Ukraine demande du matériel, pas des troupes au sol. Nous sommes loin de la vérité du champ de bataille."

PROPOS DE MACRON : SUR LCI, DE VILLEPIN NOTE "CONFUSION" ET "IMPROVISATION"

Invité de LCI ce jeudi, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin revient sur les propos d'Emmanuel Macron, qui n'a "pas exclu" l'envoi de troupes occidentales. "Si c'est une posture politico-médiatique anticipant l'effondrement de l'Ukraine et cherchant à montrer que le président n'a pas écarté des options difficiles, on peut comprendre", réagit-il.


En revanche, Dominique de Villepin se dit "frappé de voir à quel point cette polémique est née sur des bases qui posent problèmes", et note une "confusion" et une "improvisation". "Troupes au sol, ce sont des combattants. Parle-t-il de combattants, ou de conseillers, d'infirmiers, de spécialistes ? Le problème ne se pose que si nous parlons de combattants."

ZALOUJNY NOMMÉ AMBASSADEUR AU ROYAUME-UNI

L'ex-commandant en chef ukrainien, le général Valery Zaloujny, remplacé début février, a été nommé ambassadeur au Royaume-Uni, allié clé de Kiev dans sa guerre contre la Russie, a annoncé ce jeudi le ministère ukrainien des Affaires étrangères.


"Le président a approuvé la candidature de Valery Zaloujny au poste d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l'Ukraine auprès du Royaume-Uni", a indiqué le ministère dans un communiqué, un mois après ce changement majeur à la tête de l'armée ukrainienne, décidé par le président Volodymyr Zelensky.

LCI SUR LE TERRAIN

Autour d'Avdiivka, la poussée russe semble inexorable. LCI s'est rendue auprès de soldats ukrainiens, forcés de s'abriter dans des sous-sols face aux tirs de l'aviation russe.

LCI SUR LE TERRAIN - L'inexorable pousée des Russes autour d'AvdiivkaSource : TF1 Info

LA SUÈDE DEVIENT OFFICIELLEMENT MEMBRE DE L'OTAN

La Suède devient officiellement le 32ᵉ membre de l'Otan lors d'une cérémonie à Washington. "Tout vient à point à qui sait attendre", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, faisant référence à un long processus de ratification auprès des 31 membres. Le secrétaire d'État a estimé que cette intégration démontre la "débâcle stratégique" subie par la Russie.

"LA RUSSIE N'A PLUS DE LIGNE ROUGE POUR LA FRANCE"

"La Russie n'a plus de ligne rouge pour la France", écrit sur X l'ancien président russe Dmitry Medvedev, après les déclarations d'Emmanuel Macron ne fixant "aucune limite" dans le soutien de la France à l'Ukraine.

LES VÉRIFICATEURS

Sur le plateau de TF1 ce jeudi, le député RN Sébastien Chenu a reproché au gouvernement d'avoir livré des porte-hélicoptères Mistral à la Russie dans le passé. Est-ce vrai ? Nous avons vérifié.

LA FRANCE ORGANISE UNE RÉUNION DE SOUTIEN À L'UKRAINE CE JEUDI

Près de 30 pays vont être représentés ce jeudi après-midi à une réunion de suivi consacrée au soutien à l'Ukraine organisée par la France, ont annoncé les ministères français des Affaires étrangères et des Armées. Un total de 28 pays dont l'Ukraine, des pays de l'Union européenne et les États-Unis sont représentés, dont 21 au niveau ministériel par leur ministre des Affaires étrangères et/ou leur ministre de la Défense.


Il y a un "sursaut collectif et un sentiment d'urgence qu'il faut faire plus, faire mieux, faire autrement pour l'Ukraine", a déclaré une source diplomatique française à quelques journalistes. Cette réunion se déroulera de 16h à 18h locales en visioconférence, a précisé l'entourage de Stéphane Séjourné, le chef de la diplomatie.

Urgent

LA RUSSIE ESTIME QUE MACRON ACCROÎT "L'IMPLICATION" DE LA FRANCE

Le Kremlin estime qu'Emmanuel Macron augmente "l'implication" de la France dans le conflit en Ukraine depuis ses propos n'excluant pas d'envoyer des troupes occidentales sur place, une éventualité rejetée par la plupart de ses alliés.


"Monsieur Macron est convaincu de sa politique consistant à vouloir infliger une défaite stratégique à notre pays et il continue d'augmenter le niveau d'implication directe de la France" dans le conflit en Ukraine, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une vidéo diffusée sur Telegram par un journaliste russe.

"NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS INTIMIDER"

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis revient sur la frappe russe survenue mercredi à proximité de son convoi à Odessa, en Ukraine.  "J'étais hier à Odessa avec le président Volodymyr Zelensky lorsqu'un missile balistique russe a frappé le port lors de notre visite des installations", écrit le chef du gouvernement. "Je pense que nous avons tous un message pour le Kremlin : nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra."

LA MOLDAVIE ET L'UE, "UN DÉFI" POUR POUTINE

"L'aspiration européenne de la Moldavie représente un défi pour la Russie de Vladimir Poutine", déclare Emmanuel Macron qui reçoit la présidente de la Moldavie à l'Élysée.

Emmanuel Macron : "L'aspiration européenne de la Moldavie représente un défi pour la Russie de Vladimir Poutine"Source : TF1 Info

MACRON : "TOUTE LA STABILITÉ DE L'EUROPE MENACÉE"

Emmanuel Macron reçoit la présidente moldave Maia Sandu, à qui il apporte son soutien pour sa candidature à l'entrée dans l'Union européenne. La Moldavie est soumise à ses propres tensions. La Transnistrie, cette région séparatiste entre la Moldavie et l'Ukraine, en a notamment appelé à la protection de Moscou.

BOMPARD "PLUS INQUIET ENCORE"

Manuel Bompard est "arrivé inquiet et est ressorti plus inquiet encore" de la réunion à l’Élysée. "Loin de revenir sur ses déclarations, il les a confirmées", rapporte le coordinateur de la France insoumise. "Il faut soutenir l’Ukraine quoi qu’il en coûte", leur a dit le président selon lui.

Ukraine : Bompard "plus inquiet encore" après la réunion des partis à l'ElyséeSource : TF1 Info

"AUCUNE LIMITE" AU SOUTIEN FRANÇAIS SELON MACRON

Le mot d'ordre était le même chez tous les chefs de partis après leur réception par Emmanuel Macron. Tous se sont inquiétés des propos du chef de l'État, indiquant qu'il n'y avait "aucune limite", "aucune ligne rouge" au soutien de la France à l'Ukraine. Selon la cheffe des Écologistes Marine Tondelier, le président a expliqué que "comme nous avions en face de nous Vladimir Poutine, qui manifestement est sans limite", s'en "fixer nous-mêmes", "intérioriser des limites" serait "lui donner un avantage comparatif". 

BARDELLA "TRÈS INQUIET DES POSITIONS" DE MACRON

"Emmanuel Macron est prêt à un soutien sans limite et jusqu’au boutiste", a réagi Jordan Bardella selon qui "il faut faire en sorte que la France n’entre pas elle-même en guerre avec la Russie". "Je suis très inquiet des positions qui sont les siennes dans une situation où la paix mondiale est menacée", a poursuivi le président du RN, indiquant que pour le président "il n’y a aucune limite et aucune ligne rouge".

Ukraine : Bardella "très inquiet des positions" de MacronSource : TF1 Info

CIOTTI À L'ÉLYSÉE

"J’ai redit tout à la fois le soutien total des Républicains à l’Ukraine, notre volonté de soutenir les engagements français au profit de l’Ukraine, notamment au travers d’une aide financière et d’équipements militaires. Nous le dirons à l’Assemblée nationale mardi", a réagi Eric Ciotti. Le président des Républicains a aussi "redit sa totale opposition à l’engagement de troupes au sol. "Une position inopportune, inappropriée voire irresponsable", selon lui. 

Ukraine : à l'Elysée, Ciotti "a redit sa totale opposition à l'engagement de troupes au sol"Source : TF1 Info

ERIC CIOTTI FUSTIGE L'EVENTUALITE D'ENVOYER DES TROUPES EN UKRAINE

A la sortie de l'Elysée, Eric Ciotti a estimé que "le président n'a pas clarifié la forme d'ambiguité qu'il a souhaité entretenir".  Le patron des Républicains souligné la volonté  de sont parti "de soutenir les engagements français, au travers d'une aide financière et d'équipements militaires".


"En revanche, j'ai redis notre opposition à l'engagement de troupes au sol. Cette position me semble inopportune, irresponsable et inappropriée. Elle a isolé notre pays, elle s'est faite dans une forme de précipitation", a ajouté le député.


Eric Ciotti a souligné la volonté de son parti "de ne pas devenir cobélligérant, de ne pas s'engager dans une forme d'escalade qui entrainerait notre pays dans une guerre aux conséquences pour le continent européen." Enfin, il a émis des doute sur la raison de cette réunion, évoquant le "soupçon d'une instrumentalisation avant les élections européennes."

REUNION SUR L'UKRAINE

La réunion à l'Elysée est sur le point de s'achever, selon notre envoyée spéciale.

Soutien à l'Ukraine : Emmanuel Macron reçoit les oppositionsSource : TF1 Info

MOSCOU DÉNONCE DES "TENTATIVES D’INGÉRENCE" AMÉRICAINES

La Russie a convoqué jeudi l'ambassadrice américaine à Moscou, Lynne Tracy, pour dénoncer ce qu’elle considère comme des "tentatives d'ingérence". Le gouvernement russe reproche à trois ONG américaines spécialisées dans l'éducation de "mettre en oeuvre des programmes et des projets d'orientation anti-russe avec le soutien de l'ambassade" et de chercher à "recruter des agents d'influence sous couvert d'échanges éducatifs et culturels".

MANDATS D’ARRÊT CONTRE DEUX MILITAIRES RUSSES

Ils sont désormais activement recherchés. La Cour pénale internationale a émis ce mardi 5 mars deux mandats d’arrêt contre Sergueï Ivanovich Kobylach, lieutenant-général de l’armée de l’air russe, et Viktor Nikolayevich Sokolov, vice-amiral et commandant de la flotte russe de la Mer noire. L’instance espère pouvoir les faire comparaître pour « plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité à la période comprise entre le 10 octobre 2022 et le 9 mars 2023 au moins », précise le Quai d’Orsay.

BOMPARD À L'ÉLYSÉE

Retrouvez l'intégralité de l'intervention du coordinateur de la France insoumise avant la réunion des chefs de partis à l'Élysée :

Manuel Bompard : "Il faut contraindre" Poutine à la paix en UkraineSource : TF1 Info

BOMPARD À L'ÉLYSÉE

"Sans doute que Poutine ne veut pas la paix mais il faut le contraindre", insiste Manuel Bompard, parlant des initiatives chinoise, indienne et turque pour créer les conditions d’un accord de paix. "L’entêtement dans la voix militaire est pour moi une impasse", poursuit-il. Il va défendre une action de la France auprès des Nations unies pour "l’intervention d’une force de maintien de la paix notamment autour des centrales nucléaires".

BOMPARD À L’ÉLYSÉE

"Plutôt que de vouloir être le leader du camp de la guerre, la France devrait prendre la tête du camp de la paix. J’ai un certain nombre de propositions à lui faire sur le sujet", a déclaré Manuel Bompard avant la réunion des chefs de parti avec Emmanuel Macron. Si ce point sera essentiellement centré sur l'Ukraine, le coordinateur de la France insoumise espère aussi pouvoir évoquer la situation au Proche-Orient et dans la bande de Gaza avec le chef de l'État.

BOURLANGES SUR LCI

Alors que les chefs de parti sont reçus à l’Élysée pour évoquer la crise ukrainienne, Jean-Louis Bourlanges explique "ne pas être d’accord avec la formulation utilisée par le président" sur l'envoi de troupes au sol. "Je trouve qu’il aurait pu dire les choses autrement et de manière plus compréhensible pour ses alliés et pour les Français", dit le député Modem sur LCI. "Mais sur le fond, il a raison. Il dit que l’Ukraine n’est pas un pays comme les autres (…). que si l’Ukraine tombe, si Poutine parvient à ses fins, ce sont nos intérêts vitaux d’Européens qui sont en cause. Donc nous ne pouvons pas en rester là. Il faudra à ce moment-là passer à la vitesse supérieure", qui "reste à définir". "Mais ça implique une chose : c’est qu’on agisse tout de suite, très fortement. Ça fait deux ans que je rame comme un malade pour que les gens se persuadent de ça", insiste-t-il.

BOURLANGES SUR LCI

Invité de la Matinale, Jean-Louis Bourlanges, député Modem et président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, salue "des héros de la résistance russe vraiment admirables" après la mort d'Alexeï Navalny. "Le peuple russe est totalement asservi. Nous sommes maintenant dans une véritable dictature avec une dimension totalitaire, avec une prise en main idéologique considérable", analyse-t-il. Selon lui, "la variable d’ajustement de Poutine dans la guerre d’Ukraine, qu’il a livrée très maladroitement, qu’il a largement perdue politiquement, qu’il n’a pas gagnée militairement, c’est la souffrance de son peuple" qui "n’est pas en mesure de prendre en conscience la situation qui est la sienne. Il est atomisé, soumis."

"OÙ EMMANUEL MACRON NOUS EMMÈNE-T-IL ?"

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a accusé mercredi depuis La Haye le RN, donné favori aux élections européennes, de "soutenir davantage la Russie que l'Ukraine". "On est de retour dans l'arc républicain, visiblement (...) Lorsqu'on a vendu du matériel de guerre en Russie, on s'abstient", a rétorqué jeudi sur TF1 le député RN Sébastien Chenu. "Nous avons toujours soutenu l'Ukraine, toutes les aides jusqu'à présent. On se déterminera en fonction du texte et du plan de financement. Où Emmanuel Macron nous emmène-t-il ?"

LE TACLE DE HOLLANDE À MACRON

Reçu par son successeur à l’Elysée mercredi soir pour évoquer le conflit en Ukraine, François Hollande ne s’est pas montré tendre envers la communication d’Emmanuel Macron sur les questions militaire. Son credo ? "Moins on en dit, mieux on agit. Ne pas dire ce que l’on fait, mais faire ce que l’on n’a pas dit. C’est ça qui permet d’avoir le plus d’efficacité", a-t-il déclaré après cette réunion à laquelle assistait aussi Nicolas Sarkozy.

Guerre en Ukraine : "Moins on en dit, mieux on agit", estime François HollandeSource : TF1 Info

EMMANUEL MACRON REÇOIT LES CHEFS DE PARTI

Le chef de l'État réunit aujourd'hui à partir de 10h30 les chefs des partis politiques à l'Élysée. Au programme de la réunion, la situation en Ukraine et l'aide apportée au pays.

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"Tout ce qui altère à l'unité de l'Europe" est "contraire au soutien le plus large possible à l'Ukraine", a estimé l'ancien président socialiste François Hollande à la sortie d'une entrevue avec Emmanuel Macron mercredi soir. Après ses propos controversés sur l'envoi potentiel de troupes occidentales en Ukraine, option rejetée par les alliés européens et les États-Unis, le chef de l'État a rencontré François Hollande puis l'ancien président Nicolas Sarkozy, mercredi soir, avant de recevoir les chefs de partis jeudi pour discuter de la situation deux ans après le début de l'invasion russe.

"Il est très important qu'il y ait le consensus le plus large pour le soutien à l'Ukraine, sur tout ce qui peut être l'aide matérielle, l'aide militaire, au niveau de la France et au niveau européen", a-t-il insisté, alors que Kiev demande davantage d'armes et de munitions.

Pour François Hollande, qui a "beaucoup rencontré" Vladimir Poutine, "c'est ça qui peut (le) faire réfléchir". "Il était toujours dans cette recherche du rapport de force, il veut impressionner, donc la seule réponse possible, c'est de montrer que nous sommes avec les Ukrainiens dans une totale solidarité, que nous leur apportons tout le soutien nécessaire, sans nous-mêmes participer à quelque combat que ce soit", a-t-il insisté.

Interrogé plus précisément sur les propos d'Emmanuel Macron concernant d'éventuels envois de troupes, il a répondu : "ma position sur les questions militaires c'est : moins on en dit, mieux on agit". "Ne pas dire ce que l'on fait, mais faire ce que l'on n'a pas dit. C'est ça qui permet d' avoir le plus d'efficacité", a-t-il jugé.

Il a par ailleurs considéré que "nous devons tous livrer plus" à l'Ukraine. "Les Allemands (doivent) aller plus vite pour que leurs engagements soient tenus, les Français donner autant de matériel y compris les plus sophistiqués aux Ukrainiens, et les Européens plus largement ne pas simplement se délester du matériel qui n'est pas forcément le plus efficace", a-t-il estimé.


La rédaction de TF1info

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