EN DIRECT - Guerre en Ukraine : la Turquie prête à accueillir "un sommet de la paix"

Publié le 8 mars 2024 à 6h15, mis à jour le 8 mars 2024 à 19h56

Source : TF1 Info

La Turquie est prête à accueillir un sommet Russie-Ukraine, a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui recevait son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Istanbul.
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LA TURQUIE PRÊTE À ACCUEILLIR UN SOMMET RUSSIE-UKRAINE

La Turquie est prête à accueillir un sommet Russie-Ukraine, a affirmé ce vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui recevait son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Istanbul. "Nous sommes prêts à accueillir un sommet de la paix auquel la Russie participera", a déclaré le chef de l'État.

GABRIEL ATTAL : "UN MOYEN POUR QUE LA GUERRE S'ARRÊTE, QUE LA RUSSIE RETIRE SES TROUPES"

"Il y a un moyen pour que la guerre s'arrête : que la Russie retire ses troupes", note le Premier ministre Gabriel Attal sur France 5, interrogé sur les récentes déclarations d'Emmanuel Macron. Pour cela, "faut-il expliquer, matin, midi et soir, que nous avons pleins de limites pendant que la Russie n'en a aucune ? Je ne crois pas", poursuit le chef du gouvernement. "Nous voulons que la Russie renonce à cette guerre sans lui faire la guerre."

LA RUSSIE, UN "ALCOOLIQUE" IMPRÉVISIBLE

Interrogée sur les risques en matière de sécurité pour son pays posés par la Russie, la Première ministre de la Lettonie Evika Silina a comparé ce vendredi son grand voisin à "un alcoolique" imprévisible. "Nous vivons à côté d'un voisin qui, pourrait-on dire, est comme un alcoolique ou un toxicomane, dont nous ne pouvons pas prédire les actions", a-t-elle déclaré à la radio publique lettone.

TENSIONS EN MER BALTIQUE

Que se passe-t-il en mer Baltique, où la tension monte entre la Russie et l'Otan ? On fait le point.

Une confrontation Russie-Otan en mer baltique ? On fait le pointSource : TF1 Info

LA MISE EN GARDE DU CHEF DE LA DIPLOMATIE UKRAINIENNE

Le chef de la diplomatie ukrainienne a mis en garde ce vendredi les Occidentaux contre l'"aide au compte-gouttes" fournie à Kiev, affirmant que des livraisons régulières de matériel militaire permettraient d'éviter une extension de la guerre hors d'Ukraine. 


"La stratégie consistant à fournir de l'aide à l'Ukraine au compte-gouttes ne fonctionne plus", a déclaré Dmytro Kouleba lors d'une visite à Vilnius, appelant à des  fournitures "sans restriction et en temps voulu" d'armes et de munitions.

300.000 OBUS EXTRA-EUROPÉENS POUR L'UKRAINE

Le Premier ministre tchèque Petr Fiala a déclaré ce vendredi que son initiative de fournir à l'Ukraine des munitions produites en dehors de l'Europe avait réuni des fonds nécessaires pour acheter 300.000 obus, révisant à la baisse les chiffres fournis la veille par le président.


Le chef de l'État Petr Pavel avait dit jeudi que l'Ukraine recevrait 800.000 obus dans les semaines à venir, dix-huit pays donateurs s'étant engagés à fournir un financement suffisant. "Nous avons réussi à réunir suffisamment d'argent pour acheter le premier lot de 300.000 obus d'artillerie", a déclaré le Premier ministre.

CAS DE TORTURE

Les forces armées russes et leurs supplétifs recourent de manière systématique à la torture dans les territoires occupés de l'Ukraine, devenue ainsi une "politique délibérée", a déclaré ce vendredi une experte des Nations unies. "Le nombre d'accusations crédibles de torture et d'autres formes de traitements ou châtiments cruels, inhumains ou humiliants" indique que "la torture est un élément de la politique de guerre de la Russie", a déclaré Alice Jill Edwards, rapporteure spéciale de l'ONU sur la torture.


"Ces crimes graves ne semblent pas être le fruit du hasard ou d'un accident", a dit, devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, l'experte qui s'était rendue en Ukraine en septembre. Elle a précisé aux journalistes avoir appris auprès des procureurs ukrainiens l'ouverture d'environ 103.000 dossiers liés à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, et que 90% d'entre eux étaient enregistrés comme des cas de torture.

TROUPES AU SOL : MACRON JUSTIFIE SA POSITION

S'offrant un bain de foule place Vendôme après la cérémonie de scellement de l'IVG dans la Constitution, le chef de l'État et été interpellé sur la guerre en Ukraine. Et notamment sur sa prise de position "n'excluant pas" l'envoi de troupes occidentales sur le terrain. "Ne pas exclure quelque chose, ce n'est pas le faire", a observé le chef de l'État. "Aujourd’hui, le seul moyen d'obtenir la paix, c'est que l'assaillant arrête. Il faut que celui qui a attaqué accepte de poser les armes. Et si personne ne lui dit qu'il faut arrêter…"

Macron : Poutine "doit poser les armes"Source : TF1 Info

DEUX MORTS DANS UNE FRAPPE UKRAINIENNE SUR UN VILLAGE FRONTALIER

Deux personnes ont été tuées et une autre grièvement blessée vendredi dans une frappe de drones ukrainiens sur un village de la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine et régulièrement touchée par des tirs, a indiqué sur Telegram le gouverneur régional Viatcheslav Gladkov. "Les abords du village de Rojdestvenska, dans le district de Graïvoron, ont été attaqués par les forces armées ukrainiennes à l'aide de trois drones kamikazes. Les explosions ont fait deux morts et un troisième homme a été grièvement blessé".

ZELENSKY EST ARRIVÉ EN TURQUIE

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est arrivé vendredi à Istanbul à l'invitation de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé la télévision officielle TRT. Accompagné notamment de son ministre de la Défense, Rustem Umerov, il doit rencontrer le président Erdogan en fin de journée.

DES FLEURS OFFERTES PAR DES SOLDATS ET POLICIERS RUSSES

Dans les régions ukrainiennes occupées et à Moscou, des membres des forces armées russes ont distribué des fleurs à des passantes pour la Journée internationale des droits des femmes. Des policiers antiémeutes (OMON), spécialisés en particulier dans la dispersion de manifestations, ont offert des tulipes à des femmes près de la principale cathédrale de la capitale russe, selon des médias locaux.


À Marioupol, une ville du sud-est de l'Ukraine ravagée pendant sa conquête très meurtrière au printemps 2022, ce sont des ingénieurs militaires qui ont distribué des roses à des soignantes et des institutrices, selon une vidéo diffusée vendredi par le ministère russe de la Défense. Une action similaire s'est déroulée dans la partie occupée de la région ukrainienne méridionale de Kherson : des membres de la police militaire, encagoulés et portant des mitraillettes, ont arrêté des automobilistes pour leur remettre des fleurs.

LES TRAVAUX TOURNENT "À PLEIN RÉGIME"

L'Ukraine accélère la construction de lignes de défense sur le front Est. L'armée ukrainienne, fragilisée après la perte de plusieurs localités, redouterait une offensive russe à la faveur du printemps.

L'INFO EN GRAND

Benjamin Cruard présente les trois nouveaux d'affrontement entre la France et la Russie, une semaine après les propos d'Emmanuel Macron sur le possible envoi de troupes au sol en Ukraine.

France-Russie : les trois niveaux d'affrontementSource : TF1 Info

"IL FAUT ARRÊTER VLADIMIR POUTINE"

La présidente de la Moldavie, Maia Sandu, plaide pour un soutien accru à l'Ukraine, rempart pour son pays "tant que Kiev résiste", en jugeant qu'il fallait "arrêter Vladimir Poutine" pour la sécurité de l'Europe, dans un entretien au Monde publié vendredi. "Aujourd'hui, nous nous sentons en sécurité grâce à la résistance des Ukrainiens, mais l'Europe - non seulement l'Europe, mais aussi tous les pays qui tiennent au respect de leurs frontières - devraient comprendre qu'il faut arrêter Vladimir Poutine."


"Si nous voulons la paix, nous devons aider l'Ukraine par tous les moyens", a affirmé la cheffe de l'État de ce pays situé entre la Roumanie et l'Ukraine. "Je crois que beaucoup (d'Européens) comprennent maintenant que Vladimir Poutine ne s'arrêtera pas. Nous devons (...) trouver le moyen d'être plus efficaces dans le soutien à l'Ukraine", insiste-t-elle, en marge d'une visite officielle à Paris.

UN RÉSEAU RUSSE DE RECRUTEURS MIS HORS D'ÉTAT DE NUIRE EN INDE

Les autorités indiennes ont affirmé jeudi soir avoir arrêté des membres d'un réseau de "trafiquants" soupçonnés d'avoir recruté et envoyé des citoyens indiens combattre en Ukraine pour l'armée russe. Des enquêteurs du Bureau central d'enquête (CBI) ont effectué jeudi des descentes dans 13 localités et arrêté "plusieurs suspects" pour les interroger, selon un communiqué publié dans la soirée.


"Ces trafiquants opéraient à la manière d'un réseau organisé et attiraient des ressortissants indiens par le biais des réseaux sociaux comme YouTube (...) et par l'intermédiaire de leurs contacts/agents locaux pour leur proposer des emplois très bien rémunérés en Russie", peut-on notamment lire. "Les ressortissants indiens victimes de ce trafic ont été formés pour combattre sur le front et déployés sur le champ de bataille entre la Russie et l'Ukraine contre leur volonté", poursuit le communiqué.


Cette agence gouvernementale indienne dit avoir identifié "environ 35 cas" où des ressortissants indiens ont été envoyés en Russie pour combattre en Ukraine à leur insu.

POUTINE CÉLÈBRE LES FEMMES COMBATTANTES EN UKRAINE

Le président russe, Vladimir Poutine, a salué vendredi, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les soldates combattant en Ukraine et celles qui soutiennent l'attaque de Moscou contre son voisin. Le chef du Kremlin a également promulgué, à l'occasion du 8 mars, un décret graciant 52 femmes condamnées et détenues en prison, dont certaines ont des parents militaires.


Dans son discours, il a déclaré qu'il rendait un hommage particulier aux "femmes qui se trouvent dans la zone d'opération militaire spéciale" en Ukraine et "qui accomplissent des missions de combat". Selon le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, plus de 300.000 femmes "servent et travaillent dans les forces armées" russes. L'année dernière, il avait rapporté que 1100 d'entre elles "combattent" en Ukraine.


Dans un autre message vidéo vendredi, Sergueï Choïgou a remercié les mères de soldats qui se battent en Ukraine. "Vous avez élevé de véritables patriotes et de vaillants défenseurs de la patrie", a-t-il déclaré.

DEUX MORTS DANS UN BOMBARDEMENT RUSSE À KOUPIANSK

Un bombardement a tué une femme de 64 ans et un homme de 58 ans jeudi sur la ville ukrainienne de Koupiansk (est), à moins de 10 km de la ligne de front, a indiqué le gouverneur régional Oleg Synegoubov.

"DOMMAGE QUE CE BON DÉBAT PRENNE CETTE TOURNURE"

"C'est dommage que ce bon débat sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure", a commenté vendredi sur BFMTV le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, au lendemain de la réunion à l'Élysée entre Emmanuel Macron et les chefs de partis. "Le président de la République a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligérance, mais il est clair aussi sur le fait qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment", a-t-il continué, souhaitant "avoir un débat éclair sur l'accord qui a été signé".

UN PARTENARIAT STATÉGIQUE DE PRODUCTION INDUSTRIEL ET MILITAIRE ANNONCÉ

"Des entreprises françaises vont créer des partenariats avec des entreprises ukrainiennes pour produire sur le sol ukrainien des pièces détachées, peut-être même des munitions demain", a annoncé vendredi sur BFMTV le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, évoquant une alliance stratégique de production industriel et militaire avec l'Ukraine. L'entreprise toulousaine Delair, "pépite en matière de production de drones", va notamment s'implanter sur le sol ukrainien, a indiqué le ministre.

"PAS LA MÊME ARCHITECTURE DE SECURITÉ POUR NOTRE EUROPE", EN CAS DE VICTOIRE RUSSE

"Est-ce que cette guerre a un impact sur notre sécurité demain ? Il y a ceux qui répondent oui et ceux qui répondent non. Je peux faire la démonstration que c'est oui. Une victoire ou non de la Russie (...) ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe", a assuré vendredi sur BFMTV le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, jugeant qu'il s'agit d'un "moment de vérité et responsabilité" pour les oppositions politiques sur ce conflit. "On doit aux Français la vérité des positions de chacun sur un conflit qui, inévitablement, va avoir des conséquences sur notre vie quotidienne."

"NE RIEN EXCLURE, C'EST ÊTRE NI FAIBLE NI ESCALATOIRE"

"Je ne réponds pas au porte-parole du Kremlin. Ce serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. C'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique", a affirmé vendredi sur BFMTV le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. "Je renvoie aux propos du général De Gaulle en août 1961 : "Notre Histoire, c'est de ne pas être faible". Ne rien exclure et tenir le rapport de force, c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. 

"PAS QUESTION D'ENVOYER DES TROUPES AU SOL COMBATTANTES"

"Il n'est pas question d'envoyer des troupes au sol combattantes", a assuré vendredi sur BFMTV le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, une semaine après les propos controversés d'Emmanuel Macron. "Entre le transfert d'armes tel que nous le connaissons aujourd'hui et la cobelligérance, c'est-à-dire la guerre directe avec la Russie, est-ce qu'on a tout essayé ?", a-t-il poursuivi, évoquant "des schémas de présence militaire pour du déminage, de la formation de soldats ukrainiens sur le sol ukrainien."


"On n'est pas dans la même situation qu'il y a deux ans", a-t-il appuyé, citant les résultats de "la contre-offensive" ukrainienne ou "l'aide militaire bloquée au Congrès" des États-Unis. 

KIEV ET MOSCOU DISENT AVOIR ABATTU DES DIZAINES DE DRONES ENNEMIS

L'Ukraine et la Russie ont déclaré avoir abattu des dizaines de drones dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que les deux parties lançaient des attaques nocturnes contre des cibles situées derrière des lignes de front.


Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a tiré 37 drones explosifs iraniens "Shahed" et trois missiles sur le territoire ukrainien. "À la suite des opérations de combat, 33 Shahed ont été abattus" dans les régions de Kirovograd (centre), Odessa, Kherson, Mykolaïv (sud) et Kharkiv (nord-est), a-t-elle indiqué sur Telegram.


À Moscou, le ministère de la Défense a déclaré avoir intercepté 16 drones ukrainiens vendredi à l'aube. Quinze d'entre eux ont été détruits dans la région méridionale de Volgograd, dont la partie la plus proche se trouve à environ 300 kilomètres des lignes de front dans l'est de l'Ukraine. Un autre drone a été abattu au-dessus de la région frontalière de Belgorod, selon les services de défense russes.

RENCONTRE ZELENSKY-ERDOGAN

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est attendu vendredi à Istanbul pour un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, centré sur les perspectives de paix et la relance d'un corridor sécurisé en mer Noire. "La situation de la guerre en cours entre l'Ukraine et la Russie, l'état actuel des derniers contacts concernant la relance d'un corridor sécurisé en mer Noire et la recherche d'une paix permanente dans la région seront discutés en détail", a annoncé jeudi soir la présidence turque.


Selon le ministère des Affaires étrangères, la rencontre - dont l'horaire n'a pas été précisé - se tiendra au Palais de Dolmabahce, à Istanbul, et sera suivie d'un point presse à 19h heure locale (17h heure française).

KIEV VA DÉMOBILISER CERTAINS CONSCRITS DE L'ARMÉE

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a signé jeudi un décret autorisant la démobilisation de conscrits qui avaient rejoint l'armée avant l'invasion russe de février 2022 et ont déjà terminé leur service, à un moment où le recrutement est une question particulièrement sensible. Cela concerne les conscrits dont le service militaire a été prolongé alors qu'il aurait dû s'achever entre le 24 février 2022, date à laquelle la loi martiale a été proclamée en réaction à l'offensive de la Russie, et aujourd'hui, selon un décret publié par la présidence. Les autorités n'ont pas précisé combien de personnes étaient concernées. 


Volodymyr Zelensky, dans son adresse quotidienne, a souligné que ce processus demanderait "quelques semaines de procédures de préparation". Les conscrits devraient être démobilisés "à partir d'avril", a-t-il dit. Les concernés rejoindront la réserve mais pourront aussi, s'ils le souhaitent, rester dans l'armée.

L'EX-COMMANDANT EN CHEF DE L'ARMÉE UKRAINIENNE NOMMÉ AMBASSADEUR

L'ex-commandant en chef de l'armée ukrainienne, le général Valery Zaloujny, remplacé début février, a été nommé ambassadeur au Royaume-Uni, un allié clé de Kiev dans sa guerre contre la Russie, a annoncé jeudi le ministère ukrainien des Affaires étrangères. "Le président a approuvé la candidature de Valery Zaloujny au poste d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l'Ukraine auprès du Royaume-Uni", a déclaré le ministère dans un communiqué, un mois après ce changement majeur à la tête des forces ukrainiennes.


"Notre alliance avec le Royaume-Uni ne peut que se renforcer", a souligné dans son message quotidien le président Volodymyr Zelensky, s'exprimant au sujet de la nomination de l'ancien commandant en chef. "M. Zaloujny m'a dit qu'il souhaitait s'engager dans la voie diplomatique", a-t-il assuré. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a salué cette décision, jugeant nécessaire "la compréhension du contexte militaire" que le général Valery Zaloujny a, selon lui, pour être ambassadeur à Londres.

BIDEN ACCUSE TRUMP DE "SE SOUMETTRE" À POUTINE

Le président américain, Joe Biden, a qualifié vendredi, dans son discours de l'état de l'Union, de "scandaleux" les propos de Donald Trump qui s'est dit prêt, lors d'un meeting électoral en février, à laisser la Russie s'en prendre aux pays de l'Otan qui ne contribueraient pas suffisamment aux efforts collectifs de défense de l'Alliance atlantique. Il a accusé son adversaire de "se soumettre" ainsi à Vladimir Poutine.

"POUTINE NE S'ARRÊTERA PAS À L'UKRAINE"

Le président américain, Joe Biden, a assuré jeudi qu'il ne "plierait pas" face à son homologue russe Vladimir Poutine, exhortant le Congrès à voter l'aide à l'Ukraine pour "arrêter Poutine" dans son invasion. Dans son discours sur l'état de l'Union, il a accusé son prédécesseur et probable adversaire républicain à l'élection présidentielle de novembre, Donald Trump, de "se soumettre" à Vladimir Poutine.


"Je vous assure que Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine. Mais l'Ukraine peut arrêter Poutine si nous la soutenons et lui fournissons les armes dont elle a besoin pour se défendre", a-t-il assuré, exhortant le Congrès à débloquer l'aide à Kiev, gelée depuis des moins par les querelles partisanes entre démocrates et républicains. "C'est tout ce que demande l'Ukraine. Elle ne réclame pas de soldats américains", a-t-il ajouté, en allusion au débat lancé par les propos d'Emmanuel Macron sur le possible déploiement de troupes.


"Mon message au président Poutine, que je connais depuis longtemps, est simple: nous ne laisserons pas tomber. Nous ne plierons pas. Je ne plierai pas", a-t-il martelé. "L'Histoire nous regarde."

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Volodymyr Zelensky a signé ce jeudi un décret autorisant la démobilisation de conscrits qui avaient rejoint l'armée avant l'invasion russe de février 2022 et ont déjà terminé leur service, à un moment où le recrutement est une question particulièrement sensible.

Cela concerne les conscrits dont le service militaire a été prolongé alors qu'il aurait dû s'achever entre le 24 février 2022, date à laquelle la loi martiale a été proclamée en réaction à l'offensive de la Russie, et aujourd'hui, selon un décret publié par la présidence. Les autorités n'ont pas précisé combien de personnes étaient concernées.

Volodymyr Zelensky, dans son message quotidien, a souligné que ce processus demanderait "quelques semaines de procédures de préparation". Les conscrits devraient être démobilisés "à partir d'avril", a-t-il dit. Les personnes concernées rejoindront la réserve mais pourront aussi, si elles le souhaitent, rester dans l'armée.

"Je sais que certaines d'entre elles ont déjà signé un contrat pour servir dans les forces armées", a déclaré Volodymyr Zelensky, là encore sans donner de chiffres.

La question du recrutement pour remplacer les soldats épuisés par deux années de guerre est devenue ces derniers mois un sujet politique et sociétal brûlant. Malgré le besoin de renouvellement, l'armée peine à trouver des volontaires. Surtout à un moment où elle manque de munitions et est confrontée à une poussée des forces russes sur tous les fronts.

Début février, le Parlement a voté en première lecture un projet de loi pour faciliter l'enrôlement, ce qui permettrait de remplacer les soldats usés physiquement et psychologiquement, mais il suscite un vif débat. Ce texte, qui peut encore être modifié, prévoit notamment d'abaisser l'âge auquel on peut être mobilisé de 27 à 25 ans ou encore de limiter à 36 mois le service militaire en temps de guerre.


La rédaction de TF1info

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