Guerre en Ukraine : une trentaine de drones détruits lors d'une attaque nocturne russe, selon Kiev

Publié le 5 mars 2024 à 6h30, mis à jour le 6 mars 2024 à 9h19

Source : JT 20h WE

L'Ukraine dit ce mercredi avoir détruit 38 drones sur 42 lors d'une attaque nocturne russe.
La veille, Stéphane Séjourné a prévenu sur LCI que la Russie ne s'arrêterait pas à l'Ukraine en cas de victoire face à Kiev.
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

STÉPHANE SÉJOURNÉ SUR LCI

Lors d'un entretien pour LCI, Stéphane Séjourné a estimé qu'il fallait "mettre en échec la Russie" sans lui "faire la guerre". "Nous vivons un point de bascule qui doit nous emmener à tenir tête à la Russie et il faut jouer le rapport de force pour protéger les Français, protéger les Européens", a-t-il estimé, ajoutant : "Notre conviction, c'est qu'il faut continuer à soutenir l'Ukraine."

UN "RISQUE DE FREXIT GÉNÉRALISÉ"

Face à la montée des extrêmes droites en Europe, le ministre des Affaires étrangères a estimé qu'il y avait, avec les élections européennes, un "risque de Frexit généralisé." "Nous vivons un point de bascule qui doit nous emmener à tenir tête à la Russie, ces pays ne voient que le rapport de force et il faut jouer le rapport de force pour protéger les Français, protéger les Européens", a jugé le ministre, estimant "incroyable" le discours d'"un certain nombre d'oppositions".

DES DÉCLARATIONS DE DONALD TRUMP "TROUBLANTES"

"Les déclarations de Donald Trump sont troublantes", a déclaré Stéphane Séjourné, appelant en conséquence à "construire l'Europe de la Défense." Estimant que les mots de l'ancien président américain, qui candidate pour une réélection, ne "sont jamais des mots en l'air", le ministre a jugé qu'il fallait "croire Donald Trump dans cette question, je pense que ça nous renforce dans cette idée qu'il faut se coordonner au niveau européen, construire l'Europe de la défense."

"LA RUSSIE A COMPRIS LE MESSAGE"

Interrogé sur la réaction du chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, qui aurait ricané en apprenant les propos d'Emmanuel Macron à propos d'éventuelles troupes en Ukraine, Stéphane Séjourné a estimé que, par cette réaction, "la Russie a compris le message". "Il faut que la Russie comprenne que nous ne lâcherons pas les Ukrainiens dans ces moments difficiles", a-t-il encore insisté. "Si l'Ukraine tombe, la Russie aura des velléités et si la Russie a des velléités, on a des risques de guerre, le risque est là", a analysé le ministre.

SOLIDARITÉ AVEC LES PAYS BALTES

"Je serai en fin de semaine en tournée aux pays baltes", a déclaré Stéphane Séjourné, assurant qu'en cas d'attaque de la Russie sur ces territoires, "l'Europe, la France, l'Otan seront en solidarité." "On va tout faire pour éviter cette situation", a poursuivi le ministre, rappelant néanmoins la situation : "Il y a une petite musique qui tend à inverser les choses, comme si c'étaient les Européens qui jouaient l'escalatoire qui mettraient en danger la sécurité européenne." Selon lui, ces prises de parole s'inscrivent dans une politique de "dissuasion, c'est notre capacité à passer des messages et justement à garantir la sécurité des états baltes."

DE "L'AMBIGUÏTÉ STRATÉGIQUE"

"Tout le monde était au courant de l'ordre du jour" lors de la conférence sur l'aide à Ukraine qui s'est déroulée à Paris la semaine dernière, a assuré Stéphane Séjourné à propos d'un possible déploiement des troupes au sol en Ukraine, évoqué alors par Emmanuel Macron, et qui a provoqué un tollé sur la scène internationale. 


"Pendant cette réunion, nous avons évoqué des actions qui auraient pu mener à des actions au sol (...) mais le cadre est très clair et je tiens à le rappeler, c'est mettre en échec la Russie sans faire la guerre en Russie", a tenté de clarifier Stéphane Séjourné, expliquant qu'avec ces propos, il souhaitait ajouter "de l'ambiguïté stratégique dans nos actions."

"LA RUSSIE NE S'ARRÊTERA PAS LÀ"

Soulignant les nombreuses répercussions pour la France et l'Europe en cas de victoire de la Russie sur l'Ukraine, Stéphane Séjourné a affirmé notamment à propos de la Moldavie : "La Russie ne s'arrêtera pas là". Rappelant ce qu'il s'était passé en 1939, le ministre a assuré sa conviction : "Il faut agir maintenant et continuer à soutenir l'Ukraine."


"Si nous faisons un pas de côté face à des puissances qui sont exponentielles, qui veulent envahir et qui considèrent qu'elles n'ont plus de frontière, c'est un message pour qu'elles puissent faire un pas en avant", a souligné le ministre.

"NOUS AVONS PASSÉ UN CAP"

Interrogé sur les propos d'Emmanuel Macron à Prague, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, sur LCI a assuré qu'"aujourd'hui, nous avons passé un cap, ce cap qui engendre un certain nombre d'incertitudes en Europe". Rappelant qu'"il y a une incertitude sur notre capacité de soutenir l'Ukraine dans la durée, il ne faut pas se voiler la face", il a donc appelé à "être fort dans ces moments-là, parce que ce sont des moments de bascule de l'histoire." "Sur ce point-là, la France et le président de République sont du bon côté de l'histoire", a encore estimé Stéphane Séjourné.

"CE N'EST PAS CE QUE DEMANDE LE PRÉSIDENT ZELENSKY"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky "n'a jamais demandé que des troupes étrangères combattent pour son pays", a rappelé un porte-parole de la Maison-Blanche, interrogé sur de récents propos du président français Emmanuel Macron.


"Il n'y aura pas de troupes américaines engagées au sol en Ukraine. Et vous savez quoi? Ce n'est pas ce que demande le président Zelensky. Il demande des outils et des capacités. Il n'a jamais demandé que des troupes étrangères combattent pour son pays", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

DÉMENTI DE LA FRANCE

Auprès de LCI, le ministre des Affaires étrangères a démenti l'affirmation de la Russie, assurant qu'il n'y avait pas eu d'interception, les avions étant restés à 40 kilomètres de distance.

DEUX HOMMES CONDAMNÉS POUR AVOIR COLLABORÉ AVEC LA RUSSIE

Deux hommes ont été condamnés à des peines de 10 à 12 ans de prison par un tribunal ukrainien pour avoir transmis des informations sensibles à la Russie, en pleine invasion du pays. Les deux hommes condamnés sont des habitants des villes de Tchassiv Iar et de Kramatorsk, dans la région orientale de Donetsk.


Selon le Parquet régional, l'habitant de Tchassiv Iar a transmis "l'emplacement de postes de contrôle, de tranchées, d'abris et de structures en béton" lors des deux premiers mois de l'invasion. Ces informations ont ensuite été transmises à un habitant de la ville de Donetsk, sous contrôle de séparatistes prorusses depuis 2014.

IOULIA NAVALNAÏA, INVITÉE AUX ÉTATS-UNIS

La Maison Blanche a invité Ioulia Navalnaïa, veuve de l'opposant russe Alexeï Navalny, pour le discours sur l'état de l'Union du président Joe Biden, prévu ce jeudi, devant le Congrès. Une haute responsable de l'exécutif a néanmoins fait savoir qu'elle ne pourra pas y assister. Le démocrate de 81 ans prononcera cette grande allocution annuelle, qui prend un relief particulier à quelques mois de l’élection présidentielle, à laquelle il est candidat.

LA RUSSIE AFFIRME AVOIR INTERCEPTÉ TROIS AVIONS MILITAIRES FRANÇAIS

La Russie a affirmé avoir fait décoller un chasseur pour intercepter trois avions militaires français qui s'approchaient de sa frontière au-dessus de la mer Noire, un type d'incident qui n'est pas rare, mais qui intervient en pleines tensions avec Paris. 


"À l'approche du chasseur russe, les appareils militaires étrangers ont fait demi-tour", a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait de deux Rafale et d'un avion radar de l'armée française. "L'appareil russe est retourné sans encombre à son aérodrome d'origine. Il n'y a pas eu de violation de la frontière d'État russe", a encore indiqué le ministère.

QUE VA APPORTER LA SUÈDE À L'OTAN ?

Maintenant que la loi hongroise a été promulguée à la suite du vote du Parlement, la Suède peut désormais déposer son "instrument d'accession" à Washington, conformément au traité de l'Otan, pour en devenir le 32e membre. Retrouvez ce que va apporter la Suède à l'Alliance atlantique dans l'article ci-dessous. 

ADHÉSION DE LA SUÈDE À L'OTAN : LA LOI HONGROISE PROMULGUÉE

Le nouveau président hongrois a promulgué la loi sur l'adhésion de la Suède à l'Otan, dernière étape technique avant l'accession du pays nordique. "Tamas Sulyok a signé le document voté le 26 février 2024 par le Parlement", "première décision" de son mandat, selon le site du palais présidentiel.


Parmi les 31 membres de l'Alliance atlantique, la Hongrie avait été l'ultime pays à procéder à la ratification, après quasiment deux ans d'attente pour Stockholm. Le royaume scandinave peut désormais déposer son "instrument d'accession" à Washington, conformément au traité de l'Otan, pour en devenir le 32e membre.

"UNE INFORMATION INDÉPENDANTE" POUR LA RUSSIE

L'ONG Reporters sans frontières a annoncé à Bruxelles l'aboutissement de son projet de bouquet satellitaire offrant à la population russe "une information indépendante", produite en grande partie par des journalistes russes qui ont dû s'exiler après l'invasion russe de l'Ukraine. Baptisée "Svoboda" ("liberté" en russe), ce bouquet, en langue russe, est destinée aux téléspectateurs de Russie, mais aussi au public russophone des pays limitrophes, comme la Biélorussie, ou des territoires d'Ukraine occupés par les troupes russes. L'offre est constituée dans un premier temps de neuf chaînes de radio et télévision, dont Radio Sakharov et Novaya Gazeta Europe. L'objectif, à terme, est d'en accueillir jusqu'à 25, a précisé RSF qui finance le projet.

"JUSTICE SERA RENDUE"

Volodymyr Zelensky s'est félicité de l'émission par la Cour pénale internationale de mandats d'arrêts à l'encontre de deux commandants russes qui sont accusés de crimes de guerre liés à des bombardements en Ukraine. "Tout commandant russe qui ordonne des frappes contre des civils et des infrastructures essentielles ukrainiennes doit savoir que justice sera rendue", a assuré le président ukrainien sur le réseau social X.

"PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEURE"

Devant la presse, la Commission européenne a proposé de renforcer drastiquement l'industrie de défense de l'UE face à la menace russe, afin aussi de rendre les Européens moins dépendants des États-Unis dans la production d'armements. Après deux ans de guerre en Ukraine et des décennies de coupes dans les budgets de défense, les Européens doivent désormais "passer à la vitesse supérieure", a affirmé le commissaire européen Thierry Breton, en charge des industries de défense à Bruxelles.


La Commission souhaite ainsi que d'ici 2030, "50% des équipements" militaires commandés par les États membres soient fournis par l'industrie européenne, a dit la vice-présidente de la Commission, Margrethe Vestager. Aujourd'hui, 68% des achats d'armement réalisés dans l'UE au profit de l'Ukraine se font auprès de fabricants américains, a précisé de son côté Thierry Breton.

"LE DÉBAT A ÉTÉ LANCÉ"

Le président tchèque, Petr Pavel, a également pris la parole lors de la conférence de presse concernant les propos tenus par son homologue français. Il a estimé qu'il ne fallait pas se "fermer de possibilités de soutien à apporter à l'Ukraine" et qu'il fallait "rechercher de nouvelles possibilités, y compris le débat sur une éventuelle présence en Ukraine, sous différentes formes. Le débat a été lancé", a-t-il souligné après Emmanuel Macron.

DES PROPOS "ASSUMÉS"

Interrogé sur ses propos sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour soutenir l'Ukraine, Emmanuel Macron a estimé qu'il avait "été clair", lors de sa conférence de presse en République tchèque. "Mes propos sont assumés et précis", a-t-il affirmé. "Explique que nous n'allons pas nous mettre des contraintes à nous-mêmes, je pense que c'est nécessaire quand nous sommes engagés à ce point comme nous le sommes sur le sujet de l'Ukraine", a encore assuré le président français.


"Nous devons tous êtes conscients que cette guerre nous touche, et on n'a jamais envie de voir les choses telles qu'elles sont", a estimé Emmanuel Macron avant d'assumer le "sursaut stratégique" auquel il a "appelé". "Il nous faut être lucides sur la réalité de la situation qui se joue en Europe, les risques qui sont à l'œuvre et ce que nous devons assumer. Et je suis convaincu que la clarté de ces propos était nécessaires pour l'Europe".

"LA RUSSIE NE PEUT GAGNER"

Lors de sa visite en République tchèque, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse avec le président tchèque Petr Pavel. "La Russie ne peut ni ne doit gagner" la guerre en Ukraine, a débuté le chef de l'État français, rappelant son soutien à Kiev.


"Au fond, ce que nous partageons, c'est la certitude que nous sommes touchés par cette guerre sur le sol européen, que s'y joue une part de notre avenir et que s'y joue aussi notre capacité à nous défendre de manière autonome", a poursuivi un peu plus tard de président français.

MANDATS D'ARRÊT

La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré aujourd'hui avoir émis des mandats d'arrêt contre un lieutenant-général des forces armées russes et un amiral de la marine russe pour des crimes présumés commis en Ukraine. La CPI "a émis des mandats d'arrêt contre deux personnes, Sergueï Kobylach et Viktor Sokolov, dans le contexte de la situation en Ukraine pour des crimes présumés commis entre le 10 octobre 2022 au moins et le 9 mars 2023 au moins", a déclaré dans un communiqué la juridiction, qui siège à La Haye.

EMMANUEL MACRON

Retrouvez en vidéo l'adresse d'Emmanuel Macron à la communauté française à Prague, en République tchèque. Il y a notamment appelé les alliés de l'Ukraine à "ne pas être lâches".

Ukraine : Macron appelle les alliés à "ne pas être lâches"Source : TF1 Info

NUCLÉAIRE

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi part aujourd'hui pour la Russie, où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine et évoquer la situation "précaire" de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia. "Je pense qu'il est très important de maintenir ce haut niveau de dialogue avec les deux parties" du conflit, a déclaré lundi le responsable, à l'occasion de l'ouverture à Vienne de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l'instance onusienne.


"C'est mon intention" de voir le chef d'État russe, a-t-il ajouté. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé dans la soirée la prochaine venue de Rafael Grossi et "la tenue de rencontres de hauts niveaux". 

"NE PAS ÊTRE LÂCHES"

Le président français Emmanuel Macron a appelé aujourd'hui à Prague les alliés de l'Ukraine à "ne pas être lâches" face à des puissances "devenues inarrêtables". "La guerre est revenue sur notre sol, des puissances devenues inarrêtables sont en train d'étendre la menace chaque jour" et "il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique", a déclaré le chef de l'État lors d'un discours devant la communauté française. La semaine dernière, Emmanuel Macron avait tenu des propos controversés sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales en Ukraine.

Ukraine : Macron appelle les alliés à "ne pas être lâches"Source : TF1 Info

DÉBAT SUR L'UKRAINE

Le débat suivi d'un vote sur la question du soutien à Kiev aura lieu le 12 mars à l'Assemblée, et le 13 mars au Sénat, ont annoncé des sources parlementaires à l'AFP, alors que le chef de l'État doit recevoir jeudi les chefs de parti pour évoquer la situation en Ukraine. L'Élysée avait annoncé fin février avoir demandé au gouvernement de faire devant le Parlement une déclaration "relative à l'accord bilatéral de sécurité conclu avec l'Ukraine" le 16 février, suivie d'un débat et d'un vote.

DÉPÔT DE PÉTROLE

Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a mené une attaque de drone sur un dépôt de pétrole dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a affirmé à l'AFP une source au sein de cette structure. Selon cette source, l'attaque a touché un site d'une entreprise pétrolière dans le village de Dolgoe, dans le district de Goubkine, à environ 90 km au nord de Belgorod, la capitale régionale.

Urgent

DÉBAT

En France, le débat sur l'Ukraine aura lieu le 12 mars à l'Assemblée, selon des sources parlementaires.

FUITES

Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a attribué aujourd'hui à une "erreur individuelle" grave les récentes fuites dans l'armée allemande sur des livraisons d'armes à Kiev, l'un des officiers ayant participé à la réunion via une "connexion non autorisée". Le système de communication de la Bundeswehr est dans son ensemble fiable, a assuré le ministre lors d'une conférence de presse, affirmant également que "la confiance" des alliés à l'égard de l'Allemagne "reste intacte".

PLUSIEURS SITES VISÉS

Plusieurs sites, dont une gare et un dépôt de pétrole, ont été touchés par des frappes et attaques de drones ce matin dans les régions russes de Koursk et de Belgorod, frontalières de l'Ukraine. "La gare ferroviaire de Glouchkovo a été visée par des frappes venues de l'Ukraine", a écrit sur Telegram Roman Starovoït, gouverneur de la région de Koursk, en précisant que l'attaque "n'a pas fait de blessés".


Ces frappes ont provoqué un incendie rapidement circonscrit et ont endommagé des lignes à haute tension, privant d'électricité la gare de Glouchkovo et le village de Koulbaki situé à proximité, selon la même source. Un drone a également été détruit mardi matin au-dessus de la région de Koursk, a indiqué pour sa part le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Le ministère a par ailleurs annoncé avoir détruit dans la nuit trois drones ukrainiens au-dessus de la région de Belgorod, elle aussi frontalière de l'Ukraine.

Urgent

UN NAVIRE DE GUERRE RUSSE VISÉ

Les forces ukrainiennes ont affirmé ce matin avoir endommagé un patrouilleur de guerre russe, près du détroit de Kertch en Mer Noire. "À la suite de l'attaque de drones maritimes Magura V5, le navire russe Projet 22160 'Sergei Kotov' a subi des dommages à l'arrière, à tribord et à bâbord", a précisé le département du renseignement militaire ukrainien (GUR) sur Telegram.

GARE VISÉE

Une gare ferroviaire a été visée par des frappes dans la région russe de Koursk, frontalière de l'Ukraine, sans faire de blessés, a indiqué le gouverneur régional Roman Starovoït. "La gare ferroviaire de Glouchkovo a été visée par des frappes du côté de l'Ukraine", a-t-il écrit sur Telegram, en précisant que l'attaque "n'a pas fait de blessés". Les frappes ont provoqué un incendie rapidement circonscrit et ont endommagé des lignes à haute tension, privant d'électricité la gare de Glouchkovo et le village de Koulbaki situé à proximité, selon la même source.


Pour sa part, le ministère russe de la Défense a annoncé mardi avoir détruit dans la nuit trois drones ukrainiens au-dessus de la région de Belgorod, elle aussi frontalière de l'Ukraine. Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, en février 2022, le territoire russe est régulièrement visé par des frappes et des attaques de drones imputées à Kiev.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici ce qu'il faut retenir de la journée d'hier : 


◾ Emmanuel Macron a affirmé hier refuser "d'entrer dans une logique d'escalade", après ses propos controversés sur l'option d'un possible envoi, à l'avenir, de militaires occidentaux en Ukraine. "En réponse à une question qui m'était posée sur l'envoi des troupes, j'ai répondu que rien n'était exclu", a rappelé le président français dans un entretien au quotidien tchèque Pravo.


◾ Par ailleurs, le chef de l'État français se rend aujourd'hui à Prague où il devrait préciser son soutien à une initiative tchèque en vue d'acheter des munitions non européennes pour l'Ukraine.


◾ La France a livré à l'Ukraine un total de 2,6 milliards d'euros d'équipements militaires depuis 2022, a affirmé hier sur X le ministre français des Armées Sébastien Lecornu en détaillant ces matériels, alors que Paris est régulièrement accusé d'en faire moins que d'autres alliés de Kiev.


◾ Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a assuré hier avoir endommagé un pont ferroviaire dans la région russe de Samara (Volga), à plus de 750 km de la frontière ukrainienne, indiquant que cette action ralentissait le transport de matériel militaire.


◾ La construction de fortifications face aux forces russes sur la ligne de front se fait "24h sur 24h" a assuré hier le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, après des critiques sur l'efficacité des lignes de défense ukrainiennes.


◾ La Commission européenne a confirmé hier qu'elle présenterait courant mars aux États membres le cadre de négociations en vue d'une adhésion de l'Ukraine à l'UE.


◾ Face à la menace russe, la Commission européenne veut muscler les capacités de défense sur le continent. Bruxelles propose de financer une partie des achats d'armes décidés en commun par les 27, comme cela a déjà été fait pour les munitions.


◾ En revanche, le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a affirmé que son pays n'avait pas reçu plus de 16 milliards d'euros d'aide collectés par la Pologne et la Commission européenne lors de deux conférences de donateurs à Varsovie en 2022, dans la foulée de l'invasion russe.


◾ Un jeune militaire américain arrêté en 2023 pour une fuite de documents classés secret-défense, notamment sur la guerre en Ukraine, a plaidé coupable lundi, scellant un accord pour 16 ans de prison contre l'abandon des poursuites les plus graves pour espionnage.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici les dernières informations.

Le président français Emmanuel Macron a affirmé lundi refuser "d'entrer dans une logique d'escalade", après ses propos controversés sur l'option d'un possible envoi, à l'avenir, de militaires occidentaux en Ukraine. "En réponse à une question qui m'était posée sur l'envoi des troupes, j'ai répondu que rien n'était exclu", a rappelé M. Macron dans un entretien au quotidien tchèque Pravo, dont un extrait a été mis en ligne lundi soir, à la veille de sa visite à Prague. "Nous lançons le débat et réfléchissons à tout ce qu'il est possible de faire pour soutenir l'Ukraine", a-t-il ajouté.

"J'ai toujours été clair sur le cadre qui était le nôtre, nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d'entrer dans une logique d'escalade", a-t-il ajouté.

C'est la première fois que le chef de l'État français revient sur ses propos tenus le 26 février à Paris, à l'issue d'une conférence internationale sur le soutien à l'Ukraine. Il avait alors déclaré, au nom d'une doctrine d'"ambiguïté stratégique", qu'un envoi de troupes occidentales en Ukraine ne pouvait "être exclu" à l'avenir, tout en reconnaissant qu'il n'existait à ce stade pas de "consensus" parmi les alliés de Kiev.  Le gouvernement français a ensuite précisé qu'il ne s'agissait pas de troupes combattantes.

Mais la quasi-totalité des autres alliés occidentaux se sont immédiatement démarqués de sa position, assurant qu'il n'était pas question d'envoyer des soldats sur le sol ukrainien. 


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info