Ukraine : une guerre partie pour durer
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EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky accuse la Russie de "génocide" dans le Donbass

La rédaction de TF1info
Publié le 26 mai 2022 à 6h15, mis à jour le 27 mai 2022 à 6h21
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Le président ukrainien accuse la Russie de "génocide" dans le Donbass, où les combats connaissent une "intensité maximale" selon Kiev.
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ZELENSKY PARLE DE "GÉNOCIDE" DANS LE DONBASS


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé ce jeudi la Russie de pratiquer un "génocide" dans le Donbass, dans l'est du pays.


"L'actuelle offensive des occupants dans le Donbass pourrait rendre la région inhabitée", a-t-il affirmé dans son adresse télévisée quotidienne, accusant les forces russes de chercher à "réduire en cendres" plusieurs villes de la région.


La Russie pratique la "déportation" et "les tueries de masse de civils" dans le Donbass, a poursuivi le chef de l'Etat ukrainien, selon qui "tout ceci (...) est une politique évidente de génocide menée par la Russie".


Ses accusations font écho à celles de la Russie, qui a justifié son invasion par un prétendu "génocide" pratiqué par les Ukrainiens contre la population russophone dans le Donbass.


En avril, le Parlement ukrainien avait déjà adopté une résolution qualifiant de "génocide" les agissements de l'armée russe dans le pays, et avait exhorté tous les pays étrangers et organisations internationales à faire de même. Le président américain Joe Biden a lui-même employé cette expression.

KHARKIV: LE BILAN PASSE A NEUF MORTS


Neuf personnes sont mortes dans de nouveaux bombardements russes sur Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine qui avait entamé un retour à une vie normale mi-mai, a indiqué le gouverneur régional Oleg Sinegoubov. Un précédent bilan faisait état de sept morts.

undefinedundefinedSERGEY BOBOK / AFP

MACRON-ERDOGAN


Le président français a appelé son homologue turc à "respecter le choix souverain" de la Finlande et de la Suède, alors qu'Ankara menace d'opposer son véto à la candidature de ces deux pays à l'Otan.

APPEL POUTINE-DRAGHI


Vladimir Poutine s'est dit prêt à aider à "surmonter la crise alimentaire" provoquée par le blocage de céréales ukrainiennes et russes en raison du conflit en cours, sous réserve d'une levée des sanctions contre Moscou. C'est ce qu'a déclaré le président russe, selon un communiqué du Kremlin, lors d'un appel téléphonique avec le Premier ministre italien Mario Draghi.

"CONFIANCE PERDUE"


Après l'invasion de l'Ukraine, la confiance en la Russie est "perdue pour des générations", a déclaré à Kiev la Première ministre finlandaise Sanna Marin, dont le pays vient de soumettre sa demande d'adhésion à l'Otan.


"Ce que la Russie a fait est un tournant pour toute la famille européenne et pour le monde entier. Nous voyons que l'ancien système est détruit et qu'il n'y a pas de retour en arrière aux anciennes relations", a déclaré Mme Marin au cours d'un point de presse avec le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal. "La confiance est perdue pour des générations", a-t-elle ajouté. 

RUSSIFICATION


Depuis qu'elle s'est rendue maître de la ville portuaire de Marioupol, sur la mer d'Azov, l'armée de Vladimir Poutine a entrepris de la "russifier" : les élèves ukrainiens recevront dès cet été un enseignement, en russe, tandis que des camionnettes sillonnent la ville pour diffuser la propagande du Kremlin.

SEPT MORTS A KHARKIV


Sept personnes sont mortes, et dix-sept ont été blessées, dans de nouveaux bombardements russes sur Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine qui avait entamé un retour à une vie normale mi-mai, a indiqué le gouverneur régional Oleg Sinegoubov. Le précédent bilan faisait état de quatre morts et sept blessés.  

115 MILITAIRES RUSSES LICENCIÉS


Un tribunal militaire russe de la région de Kabardino-Balkarie (sud) a confirmé le licenciement de 115 militaires, membres de la Garde nationale, qui avaient contesté leur renvoi de l'armée pour refus de participer à l'offensive en Ukraine. Cette affaire semble être le premier cas confirmé officiellement, de soldats russes ayant refusé de prendre part à la campagne lancée par la Russie en Ukraine le 24 février dernier.

L'OMS CONDAMNE L'INVASION RUSSE


Les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont adopté une résolution présentée par l'Ukraine qui condamne "avec la plus grande fermeté" l'agression militaire de la Russie et en particulier les attaques contre les services de santé. En revanche, le texte adopté par 88 voix contre 12 et 53 abstentions, ne prévoit pas de sanctions concrètes contre la Russie au sein de l'OMS.

PROPAGANDE RUSSE A MARIOUPOL


Les forces russes ont déployé des camionnettes diffusant des vidéos de propagande dans la ville de Marioupol, désormais sous leur contrôle. Selon The Guardian, ce dispositif est installé sur les sites où est organisée la distribution d'aide humanitaire, parfois au pied des bâtiments effondrés par les bombardements russes. Les vidéos diffusées enchaînent des explications d'experts, tous en ligne avec la doctrine de Moscou. 

BLÉ UKRAINIEN : PONT FERROVIAIRE ALLEMAND


L'Allemagne a mis sur pied un "pont ferroviaire" avec l'Ukraine pour aider Kiev à exporter ses céréales, qui s'accumulent dans le pays à cause du blocus maritime imposé par la Russie, a indiqué le prochain chef des forces américaines en Europe, le général Chris Cavoli.


"Nous pensons qu'il y a environ 22 millions de tonnes de céréales bloquées en Ukraine, en attente d'être expédiées", a déclaré le général Cavoli à des élus du Congrès. "La Deutsche Bahn a récemment répondu à l'appel", a-t-il expliqué, "ils ont mis sur pied ce qu'ils appellent le pont ferroviaire de Berlin, sur le modèle du pont aérien de Berlin, pour réserver des trains au transport du blé ukrainien vers l'Europe de l'Ouest". 


Réputée pour ses terres très fertiles, l'Ukraine était avant l'invasion russe le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé. 

LE DRAPEAU UKRAINIEN COIFFE LE PIC POUTINE


Un mystérieux drapeau ukrainien a fait son apparition au sommet du "Pic Poutine", situé à plus de 4.400 mètres d'altitude dans les montagnes du Kirghizstan, un fidèle allié de Moscou.

LA FINLANDE A KIEV


Volodymyr Zelensky reçoit à Kiev la Première ministre finlandaise, Sanna Marin, dont le pays est candidat à intégrer l'Otan. Le président ukrainien a souligné l'importance du soutien de la Finlande à une future adhésion de l'Ukraine à l'UE.

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"AUCUN COMPROMIS"


L'Occident doit s'assurer que le président russe Vladimir Poutine perde la guerre en Ukraine, et continuer à soutenir Kiev sans faiblir, a déclaré jeudi la cheffe de la diplomatie britannique. 

"Il ne faut offrir aucun compromis ou apaisement à Poutine", a déclaré Liz Truss, en visite à Sarajevo. "Il faut plonger loin dans nos ressources sans relâchement", a-t-elle poursuivi lors d'une conférence de presse. "Nous devons nous assurer que Poutine perde en Ukraine et que l'Ukraine gagne (....), qu'une agression russe ne puisse plus jamais menacer la paix en Europe", a-t-elle poursuivi. 

UN DRAPEAU UKRAINIEN PLANTÉ SUR UN SOMMET NOMMÉ "POUTINE"


La police kirghize a indiqué jeudi enquêter sur un drapeau ukrainien qui aurait, selon des images sur les réseaux sociaux, été planté sur un sommet nommé en l'honneur du président russe Vladimir Poutine, dont l'armée mène une offensive en Ukraine.


Une internaute se présentant comme une alpiniste a publié jeudi sur Twitter une vidéo montrant un drapeau ukrainien flottant près d'une plaque identifiant un sommet comme le "Pic Poutine", à 4446 mètres d'altitude. "Des vandales l'ont apporté et l'ont planté ici, nous n'avons aucune idée de qui ils sont", indique l'internaute, ajoutant une émoticône suggérant le sarcasme.


Le Kirghizstan, pays pauvre et montagneux d'Asie centrale, est un fidèle allié de la Russie. La police de la capitale Bichkek a déclaré jeudi à l'AFP avoir été en contact avec deux alpinistes qui se seraient, selon un ranger, dirigés vers le pic Poutine mardi soir.

"MERCI LA FRANCE"


Dans un clip musical, l’artillerie ukrainienne se met en scène avec les obusiers Caesar fraîchement livrés par la France. Une douzaine d’équipements de ce type ont été acheminés. Un canon capable de frapper à une distance de 40 km avec une précision redoutable.

RETOUR DES BOMBARDEMENTS À KHARKIV, QUATRE MORTS


Quatre personnes sont mortes dans de nouveaux bombardements sur Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine qui avait entamé un retour à une vie normale mi-mai, a indiqué jeudi le gouverneur régional Oleg Sinegoubov sur Telegram. 


"Les occupants bombardent à nouveau le centre régional", a-t-il déclaré. "Selon des informations préliminaires, sept personnes ont été blessées et malheureusement quatre sont mortes", a-t-il ajouté, appelant les habitants à rester aux abris. 

LE PLAN DE PAIX ITALIEN PAS "SÉRIEUX" SELON SERGUEÏ LAVROV


Le chef de la diplomatie russe a jugé dans un entretien publié jeudi que le plan de paix en Ukraine proposé par l'Italie n'était pas "sérieux". "Il y est question que la Crimée (péninsule ukrainienne annexée par la Russie) et le Donbass (région séparatiste reconnue par Moscou) appartiennent à l'Ukraine avec une large autonomie", a dit Sergueï Lavrov dans un entretien au média russe d'État RT.


"Des politiques sérieux qui veulent des résultats ne peuvent pas proposer des choses comme ça, ceux qui le font sont ceux qui veulent faire leur autopromotion devant leur électorat", a-t-il ajouté, dans une pique adressée de toute apparence au ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

"INTENSITÉ MAXIMALE" DES COMBATS À L'EST


Les combats contre les troupes russes dans l'est de l'Ukraine ont atteint une "intensité maximale", a déclaré jeudi la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Malyar. 


"Les combats ont atteint leur intensité maximale et une étape longue et extrêmement difficile nous attend", a déclaré la vice-ministre au cours d'un point de presse. 

E. MACRON ET R. ERDOGAN ONT ÉCHANGÉ SUR LES EXPORTATIONS DE CÉRÉALES


Emmanuel Macron s’est entretenu une heure par téléphone ce jeudi avec le dirigeant turc Recep Erdogan, notamment au sujet du conflit en Ukraine : les deux responsables ont notamment "évoqué l’urgence de rendre possible les exportations de céréales ukrainiennes dont dépendent de nombreux pays pour leur sécurité alimentaire", rapporte l'Élysée. 


"Ils ont discuté des différentes voies possibles pour acheminer hors d’Ukraine les récoltes, identifiées en lien avec les Nations Unies, et sont convenus de rester en contact afin de trouver une solution rapidement", a-t-il poursuivi, indiquant que le chef de l'État continuera les échanges dans ce sens avec les dirigeants internationaux. 


Emmanuel Macron et Recep Erdogan se sont aussi penchés sur les candidatures de la Finlande et de la Suède à l'Otan, au sujet desquelles la Turquie est très frileuse. "Le Président de la République a souligné l’importance de respecter le choix souverain de ces deux pays, résultant d’un processus démocratique et intervenant en réaction à l’évolution de leur environnement de sécurité. Il a souhaité que les discussions se poursuivent pour trouver une solution rapide", précise l'Élysée.

L'ITALIE RETIRE UNE DÉCORATION AU PREMIER MINISTRE RUSSE


L'Italie a retiré "pour indignité" l'un de ses titres honorifiques les plus prestigieux au Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine, décoré en 2020 avec le ministre de l'Industrie et du Commerce Denis Mantourov.


Le président Sergio Mattarella a signé un décret paru jeudi au journal officiel en vertu duquel "est révoquée pour indignité" l'élévation de Mikhaïl Michoustine et de Denis Mantourov au grade de "chevalier grand croix de l'ordre de l'Etoile d'Italie".


Même sanction pour Viktor Evtoukhov, vice-ministre de l'Industrie, et pour le président de la banque VTB - la deuxième plus grosse banque de Russie - Andreï Kostin, élevés en 2021 au grade de commandeur du même ordre.

UNE RIPOSTE RUSSE CONTRE LES MÉDIAS OCCIDENTAUX 


La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué jeudi que des médias et journalistes occidentaux seraient expulsés de Russie si la plateforme YouTube bloquait, comme elle l'a déjà fait, ses briefings hebdomadaires.


De nombreux sites et réseaux sociaux, y compris YouTube, ont expliqué avoir bloqué, après l'offensive russe en Ukraine, des médias et pages officielles russes car elles tombaient sous le coup de sanctions ou pratiquaient la désinformation. Des actes de censure "russophobes", selon Moscou.  


Maria Zakharova a expliqué avoir signifié au géant américain des vidéos en ligne que si ses conférences de presse hebdomadaires, diffusées en direct, étaient bloquées alors "un journaliste ou un média américain rentrera à la maison", selon l'agence russe d'État TASS. 

MOSCOU ACCUSE L'OCCIDENT DE BLOQUER LES EXPORTATIONS DE CÉRÉALES


Le Kremlin a balayé jeudi les accusations occidentales affirmant que Moscou, depuis son offensive en Ukraine, bloque les exportations de céréales ukrainiennes, ce qui menace d'entraîner une crise alimentaire mondiale.


"Nous rejetons catégoriquement ces accusations et accusons à l'inverse les pays occidentaux d'avoir pris une série de mesures illégales qui ont mené à ce blocus", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.


Les pays occidentaux "doivent annuler ces décisions illégales qui font obstacle au fret des navires, qui font obstacle à l'exportation des céréales", a-t-il poursuivi, en référence aux sanctions occidentales contre Moscou.

AIDE HUMANITAIRE PARTIE EN FUMÉE


Un incendie, probablement accidentel, a détruit "20 tonnes de linge de lit et de couvertures" destinés à l'Ukraine, jeudi, dans un stade du Pirée, un grand port près d'Athènes, selon des organisateurs de l'aide humanitaire.


"Heureusement les produits pharmaceutiques et alimentaires rassemblés n'ont pas été endommagés" par le feu, a affirmé à l'AFP Irina Bortnyk, cheffe de l'aide humanitaire.

LA GUERRE EN CARTES


Le 24 février, la Russie lance son offensive contre l'Ukraine et envahit le pays. Trois mois plus tard, le conflit perdure entre les deux voisins. Visualisez dans l'article ci-dessous son évolution, grâce à notre partenaire Esri.

240 ENFANTS TUÉS DEPUIS LE DÉBUT DU CONFLIT SELON KIEV


Selon le média ukrainien The Kyiv Independant, le bureau du procureur général d'Ukraine affirme que 240 enfants ont été tués dans le pays depuis le début de l'offensive russe, et 436 blessés.


Des chiffres probablement sous-évalués "car ils ne tiennent pas compte des enfants tués dans les zones où les hostilités sont en cours et dans les zones occupées", note le bureau.

V. POUTINE "NE GAGNERA PAS" LA GUERRE, ASSURE O. SCHOLZ


Vladimir Poutine ne sera pas autorisé à "dicter" la paix en Ukraine, a affirmé le chancelier allemand Olaf Scholz. Il s'est dit aussi "convaincu" que le dirigeant russe ne gagnera pas la guerre en Ukraine. 


"Poutine ne doit pas gagner sa guerre. Et j'en suis convaincu : il ne la gagnera pas", a déclaré le chancelier lors d'un discours prononcé à la réunion du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, estimant que le président russe, qui a lancé l'invasion de l'Ukraine il y a plus de trois mois, "a déjà manqué ses objectifs stratégiques".

LA BANQUE CENTRALE RUSSE VEUT AMORTIR LE RENFORCEMENT DU ROUBLE


La banque centrale russe a abaissé son principal taux directeur de 14% à 11% pour amortir notamment les conséquences du renforcement du rouble, au moment où les autorités bataillent avec les sanctions imposées à cause de l'offensive contre l'Ukraine.


"Les conditions externes pour l'économie russe restent difficiles, ce qui réduit considérablement l'activité économique", souligne l'institution monétaire dans un communiqué, évoquant "la dynamique du cours du rouble" et "l'affaiblissement de la pression inflationniste" pour expliquer sa décision. 


"Les risques pesant sur la stabilité financière se sont un peu allégés, permettant d'assouplir les mesures de contrôle des capitaux", souligne la BCR, qui n'exclut pas d'autres baisses de son taux à l'avenir. La prochaine réunion de l'institution est prévue le 10 juin.

OBJECTIF EMBARGO SUR LE PÉTROLE RUSSE


Un accord sur un embargo de l'UE sur le pétrole russe pourrait être trouvé d'ici au début de semaine prochaine. "Vladimir Poutine finance sa guerre par la vente d'hydrocarbures", a assuré Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, invité de LCI. L'objectif est de "baisser le plus rapidement la dépendance à la Russie", tout "en tenant compte des intérêts" des 27, a-t-il fait valoir.

À DONETSK, LA CRAINTE DES ARMES LIVRÉES "TROP TARD"


Invité sur LCI, Volodymyr Marynich, chef de la communauté d'Illinivsk, dans la région de Donetsk, a dit craindre que la perte du Donbass par Kiev soit possible, à moins que des approvisionnements "massifs" et "lourds" en armes, dont des obus, soient acheminés. Mais en leur absence, "arrêter les Russes est impossible", s'est-il inquiété. "Les armes fournies aujourd'hui dans le Donbass manquent à l'appel de manière critique, à cause de nos partenaires qui ne remplissent pas leurs obligations, comme l'Allemagne. Si les armes nous parviennent en juillet, cela sera sûrement trop tard", a-t-il fustigé.

DANS LE DONBASS, UNE SITUATION "CRITIQUE"


"Nous avons absolument besoin d'armements anti-chars et anti-roquettes, une aviation militaire, toutes ces armes qui pourraient sauver des milliers de vies d'Ukraine dans cette guerre. La situation dans le Donbass est critique, les Russes ont un succès tactique", a déclaré sur LCI Volodymyr Marynich, chef de la communauté d'Illinivsk, dans la région de Donetsk. 


"Dans les semaines à venir, la situation dans notre région restera compliquée, pendant un mois à un mois et demi, avant que l'Ukraine ne reçoive de manière massive les armements" envoyés de l'étranger, a-t-il poursuivi. "Les Russes ont échoué à réaliser de grands encerclements, ils se sont donc rabattus sur de petits encerclements, malheureusement ils y réussissent pour le moment. Il y a une semaine, je constatais qu'ils avaient cinq fois plus d'artillerie, alors qu'aujourd'hui les équipements russes dépassent de vingt fois ceux de l'armée ukrainienne. Mais nous sommes prêts à continuer à nous battre", a ajouté l'élu.

UNE GUERRE LONGUE EN UKRAINE ? "ON S'Y PRÉPARE"


Doit-on se préparer à une guerre d'usure entre l'Ukraine et la Russie ? "Lorsqu'une guerre est initiée, on n'en connaît pas le terme", rappelle Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, invité de Marie Chantrait sur LCI jeudi. "La Russie a hélas l'habitude de mener des guerres longues dans cette région. (...) C'est ce à quoi on se prépare, en espérant que ça n'arrive pas", indique-t-il.

"LES SANCTIONS VONT CONTINUER", ANNONCE T. BRETON


"Vladimir Poutine est le seul et unique responsable (de cette guerre). Les sanctions sont là et vont continuer", annonce Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, invité de Marie Chantrait sur LCI jeudi. "On a saisi pour plus de 10 milliards d'actifs. (...) Ce n'est pas contre le peuple russe, c'est pour isoler ce gouvernement qui est en train de mener une action terrible, illégale sur le territoire européen. (...) On espère que le peuple russe va savoir se faire entendre auprès de son gouvernement."

"V. POUTINE FINANCE SA GUERRE PAR LA VENTE DES HYDROCARBURES"


Faut-il un embargo sur le pétrole russe ? "Bien sûr. On sait qu'aujourd'hui Vladimir Poutine finance sa guerre par la vente des hydrocarbures. Ce sont près de 800 millions d'euros par jour qui lui sont versés. Ca ne peut plus durer", estime Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, invité de Marie Chantrait sur LCI jeudi. 


"Ca s'inscrit dans une unité remarquable de l'UE." 'Il y a eu aucune divergence politique", assure-t-il sur notre antenne, "s'il y avait eu des réticences, elles se seraient déjà exprimées." "On baisse notre dépendance globale à la Russie, mais on tient compte des intérêts des uns et des autres", notamment pour la Hongrie.

T. BRETON JUGE "INPENSABLE" UNE DISCUSSION MACRON-ERDOGAN


"La décision de faire acte de candidature à l'Otan de la Finlande et de la Suède est une décision historique. Ils avaient opté pour une neutralité. (...) (Leur volonté d'entrer dans l'Otan), c'est la conséquence de l'agression de Vladimir Poutine sur l'Ukraine qui a provoqué ce changement d'opinion publique", juge Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, invité de Marie Chantrait sur LCI jeudi. 


"Aujourd'hui, pour l'Otan, il faut l'unanimité des membres. La Turquie a traîné des pieds et fait valoir que des Kurdes étaient en Finlande et en Suède. (...) C'est très important qu'Emmanuel Macron ait cet entretien avec le président turc Erdogan. J'espère que les choses vont se débloquer. (...) Il est absolument indispensable qu'il y ait les discussions", poursuit-il. "Il joue pleinement son rôle (de président du Conseil de l'Union européenne), comme ce qu'il doit être fait."

8000 PRISONNIERS DE GUERRE UKRAINIENS DANS LE DONBASS


Environ 8000 prisonniers de guerre ukrainiens seraient détenus dans les républiques populaires autoproclamées de Lougansk et de Donetsk soutenues par la Russie, a déclaré jeudi le responsable de Lougansk Rodion Miroshnik, cité par l'agence de presse Tass et rapporté par The Guardian.


"Il y a beaucoup de prisonniers. Bien sûr, ils sont plus nombreux sur le territoire de la République populaire de Donetsk, mais nous en avons aussi assez, et maintenant le nombre total se situe quelque part autour de 8000. C'est beaucoup, et des centaines de personnes s'ajoutent littéralement chaque jour", a-t-il déclaré.

RISQUE DE PÉNURIE : LE BRÉSIL SE TOURNE VERS LES ENGRAIS NATURELS


Confronté à un risque de pénurie des engrais et à une envolée de leurs prix avec les sanctions visant la Russie, le secteur agricole brésilien se tourne vers des solutions alternatives naturelles pour diminuer ses coûts de production tout en assurant ses récoltes.


Le géant sud-américain est le 4e consommateur mondial d’engrais chimiques NPK - fabriqués à partir d’azote, de phosphore et de potassium -, utilisés pour préparer les sols des champs de soja, de maïs, de coton, de canne à sucre et de café. Il importe ces intrants à hauteur d’environ 80%, et près d’un quart de ces achats proviennent de la Russie, son premier fournisseur.

UNE SOPRANO RUSSE OVATIONNÉE À PARIS


La soprano russe star Anna Netrebko a été ovationnée mercredi soir à la Philharmonie de Paris pour son retour sur scène dans une capitale occidentale, après avoir été critiquée depuis la guerre en Ukraine. Une des plus grandes voix lyriques au monde, elle avait été parmi les premiers artistes russes à être pointés du doigt après le début de l'invasion de l'Ukraine pour ne pas avoir clairement dénoncé la guerre.


Le prestigieux Metropolitan Opera de New York, dont elle était la star, l'a ainsi déprogrammée pour une durée indéterminée et elle avait alors annoncé se retirer temporairement de la scène. Le 30 mars, elle a condamné "expressément la guerre contre l'Ukraine", ce qui lui a valu d'être retirée de l'affiche dans son propre pays. 


La soprano n'a jamais ouvertement clamé son soutien au président russe Vladimir Poutine, mais il lui est reproché d'avoir posé en décembre 2015 à Saint-Pétersbourg avec le drapeau des rebelles séparatistes prorusses et d'avoir remis un chèque d'un million de roubles (environ 15.000 euros) au dirigeant ukrainien prorusse Oleg Tsarev.

L'ESSENTIEL


Le point sur la situation en Ukraine.

ENNEMI SUPÉRIEUR


L'armée russe cherche coûte que coûte à s'emparer de la ville de Severodonetsk, dans l'est de l'Ukraine où Kiev, qui s'inquiète d'un risque de débordement, réclame davantage d'armes lourdes pour égaler la puissance de feu russe.


Dans certaines régions de l'est de l'Ukraine, où se concentre l'offensive russe depuis des semaines, "l'ennemi est nettement supérieur en termes d'équipement, en nombre de soldats", a reconnu mercredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

À DAVOS, L'UKRAINE RÉCLAME PLUS D'ARMES LOURDES


L'Ukraine a besoin d'unités mobiles capables d'envoyer plusieurs roquettes simultanément, pour pouvoir se battre à armes égales avec la Russie, a expliqué Dmytro Kuleba, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, suite  à une série de discussions à Davos en compagnie de responsables gouvernementaux et de chefs d'entreprises. 


"La bataille pour le Donbass ressemble beaucoup aux batailles de la deuxième guerre mondiale", a-t-il estimé. Selon lui, "certains villages et villes n'existent plus" dans cette région de l'Ukraine, qui subit ces derniers jours des bombardements intensifs.

Bonjour, suivez les dernières infos de ce jeudi 26 mai sur l’invasion russe en Ukraine sur ce live. 

Au 92e jour de l'invasion de l'Ukraine, l'armée russe continue de progresser dans l'est du pays ce jeudi, si bien qu'elle est aux portes de la ville de Severodonetsk. Kiev, qui admet que la situation est "extrêmement difficile" pour ses troupes après trois mois de guerre, reproche à l'Otan de ne "strictement rien faire" contre cette invasion.

L'Ukraine, qui ne cesse de réclamer que lui soient fournies plus rapidement par les Occidentaux les armes lourdes qui lui manquent pour faire face à la machine de guerre russe, appelle aussi la communauté internationale réunie à Davos à "tuer les exportations russes". Il faut que Moscou cesse de "gagner de l'argent et de l'investir dans une machine de guerre qui tue, viole et torture des Ukrainiens", déplore le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba alors qu'un embargo européen sur le pétrole russe peine à se réaliser.

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