Les États-Unis s'opposent à des frappes ukrainiennes "sur le sol russe".
Emmanuel Macron a estimé qu'on devait permettre à Kiev de "neutraliser" les bases militaires d'où la Russie tire ses missiles contre le territoire ukrainien.
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

ARMES OCCIDENTALES

L'Europe s'interroge quant à des frappes ukrainiennes sur le territoire russe, avec des armes occidentales, pour déjouer la nouvelle tactique de Moscou. Berlin et Rome tergiversent, Washington y est hostile, mais Emmanuel Macron et le secrétaire général de l'Otan estiment qu'il faut envisager l'hypothèse. Explications ⬇️.

WASHINGTON DIT NON

Les États-Unis, premier soutien militaire de Kiev, ne veulent pas que l'Ukraine utilise des armes américaines pour frapper "sur le sol russe", a déclaré ce mardi un porte-parole de la Maison-Blanche. 

"Notre position n'a pas changé à ce stade. Nous n'encourageons ni ne permettons l'utilisation d'armes fournies par les États-Unis pour frapper sur le sol russe", a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, après que le président français Emmanuel Macron a estimé qu'il fallait laisser Kiev "neutraliser" les bases militaires d'où la Russie tire ses missiles contre le territoire ukrainien. 

POUTINE MET EN GARDE

Alors que les pays occidentaux s'interrogent sur la possibilité d'envoyer des armes à l'Ukraine qui pourraient atteindre le sol russe, le président russe adresse une menace à peine voilée aux "petits pays" européens, en leur rappelant leur fragilité.

OBUS DE 155 MM

L'Ukraine recevra dans les prochains jours les premiers obus de 155 millimètres achetés hors d'Europe dans le cadre d'un programme international mis en œuvre à l'initiative de la République tchèque, a assuré mardi le Premier ministre tchèque Petr Fiala.  


Ce pays membre de l'Union européenne et de l'Alliance atlantique supervise une collecte de fonds pour fournir des munitions à l’armée ukrainienne produits hors de l'Union. "Quinze pays de l'UE et de l'Otan ont déjà contribué (à ce programme) à hauteur de plus d'1,6 milliard d'euros", a déclaré M. Fiala. "Les premières dizaines de milliers de munitions de 155 millimètres seront livrées en juin. L'Ukraine peut s'attendre à la première livraison dans les prochains jours".  


L'Ukraine a reçu "918 pièces d'équipements lourds (...), près de 21 millions de munitions de calibre moyen et 1,7 million de munitions de gros calibre et de missiles" de la part de ses alliés depuis le début de la guerre, a énuméré Petr Fiala. 

ZELENSKY EN NORMANDIE LE 6 JUIN

Le président français a annoncé la présence de son homologue ukrainien en Normandie le 6 juin prochain, à l'occasion des commémorations du 80ᵉ anniversaire du Débarquement. ⬇️

ZELENSKY CRAINT LA "LASSITUDE" EUROPÉENNE

Le président ukrainien a mis en garde la communauté internationale contre toute fatigue de la guerre en Ukraine que la Russie tente selon lui à créer avec des "désinformations". "Il est très important pour les Ukrainiens que le monde ne se lasse pas" de cette guerre qui se poursuit depuis plus de deux ans aux portes de l'Union européenne, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse à Lisbonne. "Sinon il n'y aura pas de justice (...), sinon le monde sera changé par des gens comme Poutine".  

ATTAQUES EN PROFONDEUR

Le président français a montré une carte, lors de sa conférence de presse conjointe avec Olaf Scholz près de Berlin, pour expliquer comment la tactique militaire russe avait changé. "Le sol ukrainien est attaqué depuis des bases qui sont en Russie, a-t-il pointé, "alors comment explique-t-on aux Ukrainiens" qu'il va leur falloir se défendre sans avoir "le droit d'atteindre le point d'où sont tirés les missiles ?".  


Ce qui viendrait à leur dire "on vous livre des armes, mais vous ne pourrez pas vous défendre", a estimé Emmanuel Macron. Le président français "pense qu'on doit leur permettre de neutraliser les sites militaires (...) depuis lesquels l'Ukraine est agressée, mais on ne doit pas leur permettre de toucher d'autres cibles en Russie". 

"RUMEURS"

"Je n'ai pas pour habitude de commenter des rumeurs", a affirmé le président français au cours d'une conférence de presse conjointe avec Olas Scholz près de Berlin. Emmanuel Macron a évoqué une mauvais coordination pour expliquer l'annonce de l'envoi d'instructeurs français en Ukraine, qu'avait faite Kiev hier soir. Il réserve à l'occasion de la visite prochaine de Volodymyr Zelensky tout nouveau commentaire sur cette possibilité qu'il avait évoquée en février dernier.

"PAS DE CONSENSUS"

Il n'y a pour l'instant "pas de consensus" dans l'Union européenne pour envoyer des instructeurs militaires sur le sol ukrainien, a affirmé mardi à Bruxelles le chef de la diplomatie européenne à l'issue d'un conseil des ministres de la Défense de l'UE. 


Un débat s'est engagé sur cette éventualité, "mais il n'y a pas pour le moment de position commune claire sur ce sujet", a déclaré Josep Borrell lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Le ministère ukrainien de la Défense avait jeté un pavé dans la mare hier, en annonçant l'arrivée prochaine d'instructeurs français. 


Si Paris a temporisé, et que Kiev est finalement revenue sur cette déclaration, le président russe a directement réagi en affirmant que des "spécialistes" militaires européens étaient déjà à l'œuvre en Ukraine. Quelque 50.000 militaires ukrainiens ont déjà été formés grâce à un programme financé par l'UE, et 10.000 de plus pourraient l'être avant la fin de l'année, a indiqué M. Borrell. 

COMPLOT DÉJOUÉ

Une enquête du quotidien britannique The Times raconte comment les services secrets ukrainiens ont déjoué des complots menés grâce à des agents infiltrés russes à Kiev.

CHASSEURS SUÉDOIS

La Suède a décidé de suspendre son projet d'envoyer des avions de chasse Gripen à l'Ukraine, répondant à une demande de pays partenaires de privilégier d'abord la livraison de F-16, selon le ministère suédois de la Défense. 


"Les autres pays (...) nous ont demandé d'attendre avant de faire don du système Gripen", a dit le porte-parole du ministre de la Défense Pål Jonson dans un message à l'AFP. Cette décision a été annoncée à Bruxelles, où le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre belge Alexander De Croo ont paraphé un accord bilatéral de coopération comprenant la livraison par la Belgique de 30 avions F-16 d'ici à 2028. 

"RIEN DE NOUVEAU"

Des instructeurs militaires occidentaux sont déjà déployés en Ukraine, en prétendant être des mercenaires, a affirmé le président russe, alors que Kiev avait indiqué la veille que des discussions étaient en cours sur l'envoi d'instructeurs français. 


"Il n'y a rien de nouveau là-dedans (...) il y a des mercenaires qui sont en fait des spécialistes", a déclaré le président russe lors d'un point presse en Ouzbékistan, où il était interrogé sur l'envoi d'instructeurs français. On en débat sur le plateau de LCI ⬇️.

Instructeurs militaires en Ukraine ? Rien de nouveau selon PoutineSource : TF1 Info

POUTINE MENACE

Le président russe a mis en garde contre l'usage d'armes occidentales contre le territoire russe, évoquant des "conséquences graves" et appelant les États européens à réfléchir à l'enjeu. "En Europe, en particulier dans les petits pays, ils doivent réfléchir à ce avec quoi ils jouent. Ils doivent se souvenir qu'ils sont bien souvent des États ayant un petit territoire et une population très dense", a dit M. Poutine lors d'un point presse en Ouzbékistan. "Ce facteur est une chose sérieuse qu'ils doivent avoir à l'esprit avant de parler de frapper en profondeur le territoire russe".  

DE NOUVELLES ARMES IRANIENNES POUR LES RUSSES ?

Selon un expert militaire du journal allemand Bild, un nouveau drone de fabrication iranienne serait entré en action sur le théâtre de guerre. Transportant des bombes planantes téléguidées Qaem-5, il permettrait aux forces russes d'infliger d'importants dégâts à l'Ukraine, sans s'aventurer dans son espace aérien. C'est ce dont discute l'équipe de LCI midi dans la vidéo ci-dessous. ⬇️

Guerre en Ukraine : une nouvelle arme iranienne pour les Russes ?Source : TF1 Info

DES AGENTS RUSSES INFILTRÉS A KIEV ?

Selon une enquête du Times, jusqu'à 2000 agents au service de Moscou seraient actifs en Ukraine. LCI Midi résume ce que l'on sait. ⬇️

Agents russes infitrés : péril russe au coeur du pouvoir de KievSource : TF1 Info

UN SOMMET SANS BIDEN ?

À trois semaines d'un sommet sur la paix en Ukraine, Volodymyr Zelensky a exhorté son homologue américain Joe Biden à ne pas rater ce rendez-vous, à l'occasion d'un déplacement en Belgique où il s'est vu promettre un soutien renforcé dans la guerre avec la Russie. 


"Son absence, ce serait comme applaudir Poutine", a lancé le président ukrainien, alors que Washington n'a pas confirmé la venue de ce dernier au sommet prévu en Suisse les 15 et 16 juin. Quelque 90 pays ont déjà confirmé leur participation.  

"FEROCE"

Ce que l'on sait sur le drone "Féroce", qui permet aux forces ukrainiennes de frapper le territoire russe en profondeur. ⬇️ 

JOSEP BORRELL

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a exhorté mardi les 27 à trouver un équilibre entre crainte d'une escalade et nécessité pour les Ukrainiens de se défendre, jugeant que Kiev devait pouvoir frapper le sol russe avec des armes occidentales. "Selon les lois de la guerre, c'est parfaitement possible, et il n'y a pas de contradiction, je peux riposter ou me battre contre celui qui m'attaque depuis son territoire", a-t-il affirmé avant une réunion des ministres de la Défense de l'UE à Bruxelles.


"Il faut un équilibre entre le risque d'escalade et le besoin des Ukrainiens de se défendre", a ajouté Josep Borrell.

SOMMET DE LA PAIX

Le Kremlin a jugé mardi "absurde" et "futile" la tenue d'un sommet pour la paix sur l'Ukraine en l'absence d'une participation de la Russie, alors que Moscou n'a pas été conviée par Kiev à cette conférence prévue mi-juin en Suisse.


"Cette conférence est, de notre point de vue, absolument futile en termes de recherche d'une solution au conflit concernant l'Ukraine", a affirmé Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, dans une interview à la chaîne publique russe RT. "Il est en effet absurde de se réunir et de discuter sérieusement de ces questions sans la participation de notre pays", a-t-il souligné.

PLAN DE SOUTIEN ENERGETIQUE A L'UKRAINE

La Suède a dévoilé mardi un nouveau plan d'aide pour "garantir l'approvisionnement énergétique" de l'Ukraine afin de lui permettre de résister aux forces russes qui continuent de progresser dans le pays. "L'accès à l'énergie est essentiel pour que la société, l'économie et les entreprises ukrainiennes continuent à fonctionner", a constaté lors d'une conférence de presse Johan Forssell, ministre du Commerce extérieur et de l'aide internationale.


"La Russie cible de plus en plus ses attaques sur le système énergétique ukrainien dans le but de mettre hors service d'importantes infrastructures. Pour renforcer la résilience de l'Ukraine, nous augmentons aujourd'hui notre soutien au secteur de l'énergie", a-t-il dit. 

ENVOI DE TROUPES EN UKRAINE

La Pologne ne devrait pas exclure la possibilité d'envoyer des troupes en Ukraine, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères polonais. Interrogé sur la possibilité d'envoyer des soldats polonais en Ukraine, Radoslaw Sikorski a déclaré que "nous ne devrions exclure aucune option".


"Que (le président russe Vladimir) Poutine devine ce que nous allons faire", a-t-il ajouté dans un entretien accordé à trois quotidiens européens, dont le polonais Gazeta wyborcza. Le ministre polonais a déjà par le passé évoqué la possibilité d'envoyer des soldats de l'Otan en Ukraine. 

ZELENSKY SUR LE SOMMET DE LA PAIX

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi son homologue russe Vladimir Poutine de tenter de "faire échouer" le sommet pour la paix prévu en Suisse mi-juin. "Poutine a très peur du sommet de la paix", a déclaré le dirigeant ukrainien lors d'un déplacement à Bruxelles en Belgique. "Il a essayé de faire échouer ce sommet et continue de le faire", a-t-il dénoncé face à la presse. 


L'absence de Joe Biden au sommet pour la paix équivaudrait à "applaudir Poutine", a-t-il par ailleurs déclaré, expliquant notamment que les dirigeants qui boudent le sommet pour la paix sont "satisfaits" de la guerre.

ACCORD ENTRE LA BELGIQUE ET L'UKRAINE

La Belgique, qui accueille en visite mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, va s'engager à lui fournir d'ici 2028 trente avions de combat F-16 pour soutenir Kiev dans la guerre avec la Russie, a annoncé la ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib.


"Nous allons signer tout à l'heure un accord qui engage la Belgique à livrer 30 F-16 d'ici 2028", a déclaré la ministre libérale belge au micro de Bel-RTL. Elle a dit espérer qu'une première livraison à Kiev puisse avoir lieu avant la fin de l'année 2024.

ZELENSKY A BRUXELLES

En tournée en Europe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu mardi à Bruxelles où il doit signer un accord bilatéral de sécurité pour renforcer les moyens militaires de Kiev, en difficulté dans la guerre qui l'oppose à Moscou.


Le dirigeant ukrainien doit effectuer un déplacement de quelques heures en Belgique pour signer ce texte avec le Premier ministre belge Alexander De Croo, d'après la Chancellerie belge, puis rencontrer le roi des Belges Philippe.


A la mi-journée, M. Zelensky doit enfin se rendre à l'aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, où la Belgique devrait rappeler son engagement à fournir des avions de combat F-16 à Kiev.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici les informations marquantes des dernières 24 heures :


- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé lundi à Madrid pour signer un accord de sécurité avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez destiné à accroître l'aide militaire, jusqu'ici limitée, de Madrid à Kiev. L'accord de sécurité signé comprend une aide militaire de Madrid d'un montant d'un milliard d'euros, a annoncé le Premier ministre espagnol.


- Volodymyr Zelensky a appelé lundi l'Occident à contraindre la Russie à la paix "par tous les moyens", au moment où Kiev réclame de pouvoir utiliser des armes occidentales pour frapper le territoire russe.


- Kiev a précisé ce lundi soir que l'envoi en Ukraine d'instructeurs militaires français était "toujours en discussion" avec Paris, après que le commandant en chef de l'armée ukrainienne a affirmé que la France allait en envoyer "prochainement". 


- Une personne a été tuée et trois autres ont été blessées lundi dans une attaque ukrainienne de drone contre une station-service dans la région russe d'Oriol, à environ 160 km de la frontière avec l'Ukraine


- Au moins trois personnes ont été tuées et six autres blessées, dont deux adolescents, dans une frappe russe sur Snigourivka, un village de la région méridionale de Mykolaïv en Ukraine, a annoncé son gouverneur, Vitaly Kim. 


-La Russie a revendiqué lundi la prise de deux nouvelles localités dans les régions de Donetsk et Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, continuant sa poussée dans ces deux secteurs du front où elle est à l'offensive face à une armée ukrainienne en difficulté.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine et à ses conséquences dans le monde. Vous y trouverez toutes les dernières informations de ce mardi 28 mai.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en visite à Madrid, a appelé l'Occident à "user de tous les moyens" pour contraindre la Russie à la paix. À Kiev, après avoir dans un premier temps annoncé l'arrivée prochaine en Ukraine d'instructeurs militaires français, les autorités militaires ont précisé que la question était à l'étude, mais pas encore tranchée. 

Lors d'une conférence de presse à Madrid aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le chef de l'État ukrainien a déclaré : "Nous devons intensifier notre travail commun avec nos partenaires pour obtenir davantage : la sécurité et une coercition tangible de la Russie à la paix par tous les moyens". 

Faire pression non seulement sur la Russie, mais aussi sur nos partenaires pour qu'ils nous donnent la possibilité de nous défendre
Volodymyr Zelensky

Il faut "faire pression non seulement sur la Russie, mais aussi sur nos partenaires pour qu'ils nous donnent la possibilité de nous défendre", a-t-il ajouté, exigeant de nouveau des systèmes de défense anti-aérienne pour pouvoir intercepter les plus de 3000 bombes aériennes guidées lancées par la Russie sur son pays chaque mois.

En difficulté sur les fronts Est et Nord-est, l'Ukraine réclame depuis des mois de pouvoir frapper les positions et les bases-arrière russes en territoire russe avec des armements occidentaux. Mais Américains et Européens ont refusé jusqu'ici par crainte d'une escalade, conférant un avantage certain aux forces du Kremlin. Cette question commence cependant à faire débat parmi les alliés.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info