Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou était l'invité de LCI ce jeudi 30 mai.
Un entretien exclusif à retrouver sur TF1info en intégralité, ainsi que la réaction de Majed Bamya, observateur permanent de la Palestine à l’ONU.

Ce live est à présent terminé. 

NETANYAHOU SUR LCI : LA RÉACTION DE L'OBSERVATEUR PERMANENT DE L'ÉTAT DE PALESTINE A L'ONU

Majed Bamya, observateur permanent de la Palestine à l’ONU, réagit à l'interview du Premier ministre israélien sur LCI.

Majed Bamya, observateur permanent de la Palestine à l’ONU, réagit à l'interview du Premier ministre israélien sur LCISource : TF1 Info

BENYAMIN NETANYAHOU INVITÉ DE DARIUS ROCHEBIN

Revivez l'interview exclusive de Benyamin Netanyahou ce jeudi sur LCI.

Benyamin Nétanyahou invité exclusif de LCISource : TF1 Info

GAZA OCCUPÉE ?

"Tout démontre que c'est une occupation. Le fait qu'il se donne droit de vie ou de mort sur tout un peuple, le fait qu'il puisse  tuer 36 000 Palestiniens. Et il parle de la Cour pénale internationale et du procureur (...) Les charges contre Netanyahou d'exterminations, de meurtres, de persécutions, d'affamer la population sont légitimes. Donc ce n'est pas une personne, c'est le monde entier qui refuse ce que dit Netanyahou", insiste Majed Bamya, observateur permanent de la Palestine à l’ONU. 


"Qu'est-ce qu'il a répondu sur les colonies illégales ? Elles ne sont pas illégales. Le droit international n'existe pas pour lui. Il a un droit parallèle où le fait que lui et son identité le rendent coupable de rien et le fait d'être palestinien vous rend coupable de tout. C'est inhumain, c'est inacceptable. C'est une honte d'avoir quelqu'un comme celui-ci", s'insurge-t-il.

LES PALESTINIENS, TERRORISTES OU BOUCLIERS HUMAINS ?

Face aux accusations de Netanyahou indiquant que le Hamas utilise sciemment les civils comme des boucliers humains, Majed Bamya s'insurge sur le fait que les Palestiniens seraient soit des terroristes, soit des boucliers humains. "Tout Palestinien, vous pouvez le mettre dans une de ces deux catégories. Le terrorisme, il parle de nous les diplomates. Nous faisons de la diplomatie terroriste. Les ONG palestiniennes des droits de l'homme ont été catégorisées comme terroristes. Il dit que les prisonniers palestiniens, c'est des terroristes. Un million de Palestiniens ont été emprisonnés par Israël en 70 ans et puis le reste, ce seraient des boucliers humains. Donc Israël peut tuer tout Palestinien et n'être responsable d'aucun des morts", dénonce-t-il.

L'OBSERVATEUR PERMANENT DE LA PALESTINE A L'ONU RÉAGIT AUX PROPOS DE NETANYAHOU

Majed Bamya, observateur permanent de la Palestine à l’ONU, réagit à l'interview du Premier ministre israélien sur LCI. Face au constat de Benyamin Netanyahou qui explique qu'Israël faisait tout pour limiter les victimes civiles, citant le chiffre d'une victime civile pour un terroriste tué, Majed Bamya indique que le Premier ministre israélien a "une vision des faits, des chiffres, du droit qui lui est propre, que personne ne partage ni l'ONU, ni les États du monde, ni même les États-Unis". 


"Quand il parle du ratio, il y a 36 000 morts palestiniens à Gaza. Si on ramène ça à la population française, ça fait 1 million de morts", affirme-t-il.

ISRAËL COUPABLE DE CRIMES DE GUERRE ?

Concernant le bombardement meurtrier dimanche d'un camp de déplacés à Rafah, Benyamin netanyahou affirme qu'il y a "une enquête" "Et s'il y a des gens qui sont coupables, bien sûr, il y aura un procès", souligne-t-il, fustigeant "la CPI qui a été reconnue et fondée pour mettre en accusation des pays qui n'ont pas de systèmes légaux en place, des États qui ne sont pas démocratiques, qui n'ont pas le principe de séparation des pouvoirs". 


"Nous, nous avons le système judiciaire le plus indépendant de la planète, peut-être de la galaxie, et tout le monde le sait. Et donc en fait, le procureur de la CPI ne s'est même pas embarrassé à vérifier les faits. Il a annulé sa visite en Israël, il voulait simplement s'attaquer à Israël. À chaque fois qu'il y a un tel incident à Gaza, Rafah, où que ce soit, évidemment, il y a une enquête. Nous avons un système judiciaire indépendant comme la France, comme le Royaume-Uni, comme les États-Unis", pointe-t-il.

L'IMAGE D'ISRAËL DANS LE MONDE

Avec sa politique guerrière, Benyamin Netanyahou aggrave-t-il l'image d'Israël ? Selon le Premier ministre israélien, "la grande majorité des Israéliens sont d'accord avec ses politiques". "Israël est une démocratie. Parfois les gens ne sont pas d'accord avec moi. Mais globalement, les Israéliens comprennent que nous devons vaincre le Hamas. Ils comprennent aussi qu'il y a une campagne de propagande constante pour dire : 'Netanyahou a une position et le peuple israélien n'est pas d'accord. Mais les sondages, hier, ont montré tout le contraire", assure-t-il. 


"Je ne me soucie pas de mon propre avenir (...) Je connais le coût de la guerre. Je connais le fardeau de la guerre, la douleur de la guerre et je veux la paix. Mais je veux une vraie paix et je ne sacrifierai pas le droit du peuple juif à se défendre dans le seul État qui soit un État juif en raison d'une procédure absurde de La Haye qui devrait être rejetée par les juges en raison d'une propagande antisémite absurde", dénonce-t-il.

MACRON ET SA POSSIBLE RECONNAISSANCE DE L'ÉTAT DE PALESTINE

Alors qu'Emmanuel Macron a appelé Mahmoud Abbas à "réformer" l'Autorité palestinienne dans "la perspective de reconnaissance de l'État de Palestine", Benyamin Netanyahou pense que cela revient au même que de considérer pour les citoyens français la possibilité d'avoir un État palestinien dans la banlieue parisienne". 


"Imaginez qu'il y ait des milliers de terroristes qui veuillent détruire Paris, tuer des citoyens français, conquérir la France, vous ne suggéreriez pas cela ? Et c'est ça que serait un État palestinien aujourd'hui. C'est ça que nous disons. Ça doit se faire dans l'avenir par des négociations qui ne sont pas imposées par une force extérieure, parce que ça ne mènera pas à la paix, ça mènera à une guerre encore pire, en particulier parce que le Hamas a promis d'utiliser un tel État pour refaire les attaques du 7 octobre, encore et encore", met-il en garde, assurant que "la grande majorité des Israéliens, 99 contre 9 à la Knesset, s'est opposé à l'établissement d'un État palestinien. Et c'est compréhensible parce que nous ne voulons pas nous suicider", dit-il.

UNE FORCE INTERNATIONALE A GAZA

"Je serais heureux de voir une participation d'une force internationale à la fois d'États arabes et de la communauté internationale. J'aimerais une gestion civile de la bande de Gaza. Ça ne nous intéresse pas d'administrer la bande de Gaza. Nous voulons voir une force qui m'empêchera le retour des terroristes. Et si une telle force nationale devrait se composer, nous en serions très heureux. Mais pour l'instant, je n'en vois pas qui se forme", assure-t-il, tout en reconnaissant "être d'accord sur la gestion administrative des civils", mais pas sur "la gestion des affaires sécuritaires et militaires". 

L'AVENIR DE LA CISJORDANIE

Benyamin Netanyahou démantèlera-t-il les colonies illégales de Cisjordanie quand il faudra faire la paix avec les Palestiniens ? "Ce ne sont pas des colonies illégales. Ça fait partie de notre territoire national. Nous ne sommes pas les Belges au Congo", tranche-t-il. Avant de poursuivre : "Le droit international, la résolution 242, dit qu'il faut qu'il y ait un retrait non pas de ces zones, mais de certaines zones qui ne sont pas spécifiées. Et toutes ces colonies, ce n'est que 2 à 3 % de la zone construite en Cisjordanie". 


"Nous ne sommes pas des colonisateurs. Nous allons devoir vivre ensemble. Les Palestiniens, je ne veux pas les faire partir. Ils ne pourront pas nous faire partir. Nous devons négocier la paix. Nous devons décider où exactement sera la frontière. Mais l'essentiel, c'est que les Palestiniens avant et après l'établissement de l'État d'Israël doivent surmonter l'obstacle principal à la paix :  c'est le refus palestinien de reconnaître l'État juif, quelles que soient les frontières. C'est ça qui empêche la paix", insiste-t-il.


"Si vous voyez ce que l'Autorité palestinienne et ce qu'Abbas enseignent à ses propres enfants, c'est exactement la même rhétorique que celle du Hamas. Ils enseignent la destruction d'Israël", ajoute-t-il. 

LA LIBÉRATION DES OTAGES PEUT-IL SIGNER LA FIN DE LA GUERRE ?

Concernant le sort des otages encore détenus à Gaza, le Premier ministre israélien assure que "la fin de la guerre pourrait arriver immédiatement si le Hamas dépose les armes, se rend et libère les otages. On peut terminer ça en cinq minutes, mais ce n'est pas ce qui se passe. Ils gardent les otages", dénonce-t-il. 


"Nous avons réussi à obtenir la libération de la moitié des otages grâce à de la pression militaire, mais aussi grâce à des exploits. On a sauvé certains otages. C'est très difficile à faire parce qu'il y a ce réseau de tunnels souterrains, de 500 kilomètres qui est plus grand que le métro parisien. Donc, on fait tout ce qu'on peut pour les libérer. Moi, je veux mettre fin au cauchemar de ces otages. C'est inimaginable leur souffrance. Il y a aussi des otages français là-bas. Il y avait 42 citoyens français qui ont été tués par ces monstres du Hamas. Et nous voulons sauver tous les otages. C'est notre engagement", martèle-t-il. 


"Ça va main dans la main avec notre autre objectif qui est de détruire le Hamas, détruire les terroristes. Non pas la population. On veut obtenir la libération des otages et on veut s'assurer que Gaza ait un avenir différent, un avenir qui ne menace pas Israël", insiste-t-il. 

LE SORT DE NETANYAHOU S'Il EST JUGÉ

Alors que Darius Rochebin rappelle que si la Cour pénale internationale accepte la réquisition du procureur, un mandat d'arrêt le visera, Benyamin Netanyahou reconnait que "sa situation personnelle n'est pas le problème". "Je combats le terrorisme depuis que j'étais un jeune soldat dans les forces de défense israéliennes. Mon jeune frère a été tué pendant qu'il sauvait des otages juifs en  1976. Moi, je faisais partie d'une force qui a sauvé des passagers d'un avion qui avait été détourné à Tel-Aviv. J'ai combattu le terrorisme toute ma vie. Si je dois souffrir quelques désagréments dans ce combat contre le terrorisme, eh bien soit. Il ne s'agit pas de moi. Il s'agit de nous tous", déclare-t-il. 


"Est-ce que nous avons le courage, la force, la capacité de faire face à ces meurtriers, ces sauvages ? Ou est-ce qu'on se plie à ces accusations folles de La Haye ? Est-ce qu'on se soumet à cet antisémitisme ? Est-ce que les juges de La Haye se soumettent à cet antisémitisme ? C'est vraiment une tache sur la CPI dont ils ne se remettront jamais", poursuit-il. 

ISRAËL, L'IRAN ET LA BOMBE ATOMIQUE

"J'ai fait la paix avec de nombreux pays du monde arabe. Après l'Égypte et la Jordanie, on a fait la paix avec le Maroc, Bahreïn, le Soudan et on veut étendre cette paix. L'Iran veut le contraire", prévient Benyamin Netanyahou. 


"L'Iran nous a attaqués avec des centaines de missiles. Heureusement, aucun d'entre eux n'a réussi à pénétrer nos défenses. Bien sûr, nous nous défendions. Je suis engagé pour empêcher l'Iran d'avoir des armes nucléaires. Nous les avons retardés de presque une décennie, mais nous ne les avons pas arrêtés", regrette-t-il, tout en remerciant "la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne de vouloir mettre en place des sanctions contre l'Iran qui se dirige vers l'arme nucléaire". 


"Je pense que c'est la bonne politique. Mais je veux que vous sachiez que la raison pour laquelle ils disent cela, ce n'est pas parce que l'Iran nous menace, nous. La raison, c'est que l'Iran développe des missiles balistiques qui peuvent atteindre Paris, Berlin, Londres avec des ogives nucléaires. Donc, ils se préparent à attaquer le monde entier", déplore-t-il.

ISRAËL ENVISAGE-T-IL UNE OCCUPATION DE LA BANDE DE GAZA ?

Interrogé sur une possible occupation de la bande de Gaza, Benyamin Netanyahou a indiqué qu'Israël va devoir avoir "des responsabilités sécuritaires" parce qu'il va falloir "empêcher la résurgence du Hamas sous d'autres groupes terroristes". 


"J'aimerais bien qu'il y ait une force internationale qui fasse cela, mais je n'en vois pas se dessiner. Et jusqu'à ce que ce soit le cas, c'est Israël qui sera responsable de la sécurité, non seulement de la nôtre, mais de la vôtre aussi, parce que des terroristes pourraient aller frapper l'Europe depuis cet État terroriste. Je ne sais pas s'il faudra occuper Gaza, mais il faudra pouvoir y rentrer à n'importe quel moment pour arrêter les terroristes", admet-il, rappelant l'attaque du Bataclan ou les massacres à Toulouse ou à Nice. 


"Nous n'allons pas nous réinstaller à Gaza, ce n'est pas la question. La question, c'est la nature du gouvernement qui va s'installer à Gaza et s'assurer que ce ne soit pas une menace pour Israël", explique-t-il.

QUE SERA L'APRÈS GAZA ?

Selon Benyamin Netanyahou, Israël "doit faire trois choses après Gaza". "La première chose, c'est qu'on doit vaincre les terroristes du Hamas. Et ça, c'est notre guerre. Pas contre la population, contre les terroristes. On doit vaincre le Hamas. Ensuite, on doit s'assurer qu'il y ait une démilitarisation effective. Une déradicalisation. On doit changer les curriculums dans les écoles, dans les mosquées pour aller vers la paix et non pas vers la guerre", détaille-t-il  


Le Premier ministre israélien a ensuite donné sa vision de la paix. "Les Palestiniens, une fois déradicalisés, doivent avoir une autonomie. Ils doivent avoir le pouvoir de se gouverner eux-mêmes et pas le pouvoir de menacer Israël", assure-t-il.

RECONNAITRE UN ÉTAT PALESTINIEN

Alors que trois pays européens, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, ont officiellement reconnu mardi un État de Palestine dans le but affiché de faire avancer la paix, Benyamin Netanyahou a expliqué qu'Israël était sortie de Gaza par le passé. "Nous avons abandonné nos bases. Nous avons tout donné aux Palestiniens et ils n'ont pas fait la paix avec Israël", réagit-il. 


"Ils ont creusé des milliers de kilomètres de tunnels, c'est plus que le métro parisien. Ils ont tiré des roquettes sur nos villes, ils ont décapité et brûlé notre peuple. Ils ont violé nos femmes. Ce n'est pas un état paisible. Et si vous leur donnez un état maintenant, ce sera la plus belle récompense possible pour ces terroristes", lâche-t-il. 


"Je veux que vous sachiez que ça rentre dans le cadre d'un conflit plus large contre l'axe de la Terreur qui inclut le Hamas, les Houtis, le Hezbollah et s'ils réussissent ici, ils réussiront partout. Ça encouragera énormément les actions terroristes partout dans le monde, y compris en France. Si nous perdons ici, vous perdez ici. Si nous gagnons ici, vous gagnez ici", insiste-t-il, rappelant que lorsqu'on parle d'un État palestinien, "ce ne sera qu'un État fantoche de l'Iran. Ce sera un État terroriste. 80 % des Palestiniens soutiennent les massacres du 7 octobre". 

TROP DE MORTS CIVILS A GAZA

Benyamin Netanyahou admet-il qu'il y a trop de morts civils à Gaza ? "Je pense que oui", assure-t-il. "Un seul mort civil, c'est trop. Mais nous ne faisons pas de bombardements non ciblés à Gaza, on ne fait pas ce que faisaient les alliés à Dresde, on ne fait pas de tapis de bombes à Gaza", affirme-t-il. 


Continuant sa comparaison avec la Seconde Guerre mondiale, le Premier ministre israélien a poursuivi : "Lorsqu'on va à Rafah, c'est l'équivalent du débarquement en Normandie, de leur attaque contre l'Allemagne. Et les gens diront : 'on peut laisser intact 20 % de l'armée nazie, ne rentrez pas à Berlin'", dit-il.


"Il y a énormément de bataillons des terroristes du Hamas à Rafah et les gens nous disent : 'laissez-les là-bas'. Mais vous savez ce qui va se passer, ils vont simplement reconquérir Gaza. Ils vont de nouveau soumettre les Palestiniens, ils se serviront de Gaza comme d'une base pour continuer ces attaques où ils décapitent les femmes, ils violent les femmes, ils brûlent des bébés, ils ciblent nos civils. C'est l'équivalent de 8000 morts français en une journée", répète-t-il.

MANIFESTATIONS CONTRE ISRAËL

Alors que dans plusieurs pays, de plus en plus de personnes se rassemblent pour protester contre les bombardements israéliens sur la bande de Gaza, Benyamin Netanyahou se demande "où ils étaient quand des millions de personnes étaient assassinées lorsqu'on les sortait de leurs maisons en Syrie, en Irak, au Yémen". 


"Des millions de personnes ont été tuées et à ce moment-là, ils n'ont rien dit. Ce qu'ils font, c'est qu'ils ciblent la démocratie d'Israël, le seul État juif, parce que les Juifs se défendent. C'est ça qu'ils font. Ils instrumentalisent le droit international pour cela. C'est ce qui se passe lorsque l'on compare les dirigeants de la démocratie israélienne aux dirigeants terroristes du Hamas", a-t-il fustigé. 


"Lorsqu'on ment pour dire que nous ciblons les civils, que nous affamons les civils, on attaque toutes les démocraties et on sape le droit international", a-t-il ajouté

CIBLER LES TERRORISTES DU HAMAS

"Peut-on mener des opérations commando plutôt que cette action massive qui tue tant d'innocents ?", interroge Darius Rochebin. "Ce ne sont pas des attaques non ciblées. On fait tout ce qu'on peut", a réagi Benyamin Netanyahou, rappelant qu’ "au Mali, les forces françaises en cherchant à cibler des commandants terroristes ont accidentellement bombardé un mariage, faisant énormément de morts civils". 


"C'est quelque chose qui se produit dans la guerre. Mais je ne dirais pas que Macron est un criminel de guerre. Je ne dirais pas que l'armée française a fait ça exprès et nous ne le faisons pas non plus. Parfois, malheureusement, nous ciblons même nos propres personnes. Il y avait des otages qui échappaient au Hamas. Ils se sont rendus, ils couraient vers nos forces. Ils étaient à quelques centaines de mètres et malheureusement, on les a tués", a-t-il reconnu.


Quant à la tragédie de dimanche dans le camp de déplacés, "ce n’est pas notre politique, ce sont des choses qui se produisent en dépit de nos politiques", s’est indigné le Premier ministre israélien, accusant le procureur de La Haye "d’attiser les flammes de l'antisémitisme". "On a vu d'autres tribunaux qui étaient soi-disant des tribunaux sérieux, comme dans l'affaire Dreyfus, qui ont alimenté les flammes de l'antisémitisme en Europe au 19ᵉ siècle", a-t-il lâché.

BOMBARDEMENTS MEURTRIERS SUR RAFAH

En dépit de l'indignation internationale soulevée par le bombardement meurtrier dimanche d'un camp de déplacés à Rafah, l'armée israélienne a poursuivi ce jeudi ses frappes dans cette ville surpeuplée, pour éliminer les derniers bataillons du Hamas, "mais au prix de tellement de victimes civiles innocentes", a questionné Darius Rochebin. 


Benyamin Netanyahou le déplore : "Chaque mort de civils est une tragédie. Chaque fois que je vois un enfant ou une femme, ou un civil innocent mourir, pour nous, c'est une tragédie. Mais pour le Hamas, c'est une stratégie. Ils utilisent sciemment les civils comme des boucliers humains. Nous avons envoyé des milliers de pamphlets, d'affiches, nous avons passé des appels téléphoniques. Nous faisons tout pour éloigner les civils des zones de conflit. Et le Hamas, eux, ils font en sorte que les civils restent dans ces zones en leur tirant dessus", a-t-il affirmé, précisant "c'est pour ça qu'on a des pertes civiles".


Selon le Premier ministre israélien, "le nombre de pertes civiles relatives aux pertes de combattants, c'est le taux le plus bas qu'on a vu dans une guerre urbaine moderne. C'est plus bas qu'à Mossoul, à Raqqa, alors qu'on a des terroristes qui se cachent dans des tunnels. Le rapport, c'est à peu près un pour un", a-t-il dit.

MANDAT D’ARRÊT DE LA CPI DEMANDÉ CONTRE NETANYAHOU

Après le mandat d’arrêt réclamé lundi par le procureur général de la Cour pénale internationale contre Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Yoav Gallant, le Premier ministre israélien s’est défendu d’être visé directement. "Il ne s'agit pas de moi. Il s'agit de l'État d'Israël", a-t-il répondu. 


"C'est le droit du seul État juif à se défendre dans les années qui suivent l'Holocauste. Et le procureur de La Haye combat ce droit à travers deux falsifications. La première, c'est de faire une fausse équivalence entre les dirigeants démocratiquement élus d'Israël et les chefs du Hamas. (…) Les traiter de la même manière, c'est comme mettre Al-Qaïda et le président américain dans le même procès. Bien sûr, c'est de la folie", a-t-il lancé.


"La deuxième attaque contre Israël, c'est qu'ils disent qu'on a une politique qui consiste à affamer les civils. C'est absolument faux. On a mis un demi-million de tonnes de nourriture et de médicaments à disposition. On a pavé des routes, on a ouvert des nouvelles voies terrestres, on a fait des largages par avion, on a tout fait pour éviter la famine", a-t-il ajouté. 

BENYAMIN NETANYAHOU INVITÉ DE DARIUS ROCHEBIN SUR LCI

Bonsoir. Benyamin Netanyahou est l'invité de LCI ce jeudi 30 mai. Le Premier ministre israélien répond aux questions de Darius Rochebin lors d'une interview exclusive en duplex d'Israël. L'occasion de l'interroger sur l'offensive en cours à Rafah, alors que les frappes menées dimanche par l'armée israélienne ont suscité une vague mondiale d'indignation, mais aussi sur la situation globale dans la bande de Gaza, la récente décision de la Cour pénale internationale ou encore le sort des otages du Hamas.

Benyamin Netanyahou invité de LCI. Le Premier ministre israélien répondra aux questions de Darius Rochebin ce jeudi 30 mai à partir de 20h40 lors d'une interview exclusive. L'occasion de l'interroger sur l'offensive en cours à Rafah, alors que les frappes menées dimanche par l'armée israélienne ont suscité une vague mondiale d'indignation, mais aussi sur la situation globale dans la bande de Gaza, la récente décision de la Cour pénale internationale ou encore le sort des otages du Hamas... 

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La rédaction de TF1info

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