DOCUMENT TF1-LCI - Gaza : notre équipe dans l'enfer de Khan Younès, où des milliers de réfugiés s'entassent

par F.S. Reportage : Gwendoline Debono, Hélène Bonnet
Publié le 24 novembre 2023 à 10h38

Source : TF1 Info

Depuis la mi-octobre, des dizaines de milliers de civils ont fui vers le sud de la bande de Gaza après l'ordre d'évacuation d'Israël.
En tout, la ville de Khan Younès abrite quelque 55.000 déplacés qui fuient les combats.
En exclusivité, une équipe de TF1/LCI a pu se rendre au plus près de ces réfugiés.

Des immeubles sont éventrés. Des carcasses de voitures calcinées sont emprisonnées sous les décombres. Seuls les étals colorés d'un marché populaire jurent avec le paysage gris des ruines de la ville de Khan Younès. Dans un document exclusif pour TF1/LCI, une équipe a pu se rendre dans l'enfer de cette ville du sud de Gaza, où s'entassent les dizaines de milliers de Palestiniens qui cherchent à échapper aux bombardements incessants. Des images rares, diffusées ce jeudi 24 novembre et à découvrir dans la vidéo en tête de cet article.

Des milliers de Gazaouis s'entassent

L'hôpital Al-Nasser est l'un des seuls établissements de la ville à tenir encore debout. Mais il peine à accueillir les blessés, qui arrivent par dizaine. "C'est de pire en pire", témoigne Nadira. Installée dans les couloirs saturés de l'établissement, elle dit en vouloir "aux pays arabes" qui "ne font rien". Réfugiée de Beit Lahia, elle est venue de cette ville du nord de Gaza pour s'entasser, comme 55.000 autres personnes, dans un gigantesque camp mis en place pas les Nations Unies. 

Comme elle, Omar a fui les combats. "On est parti pour échapper aux bombes d'Israël qui ont fait exploser notre toit et tout ce qu'il y avait aux alentours." Mais dans le camp de Khan Younès, "ce n'est pas une vie" qui l'attend. "C'est très dur : on économise tout, on n'a pas d'eau, ni d'électricité et on dort sur le sol avec juste une couverture", confie l'homme à notre micro. 

Un désespoir que l'annonce d'une trêve entre Israël et le Hamas, entrée en vigueur ce jeudi 24 novembre, n'efface pas. "On ne peut pas parler de trêve et nous demander de rester ici", explique ainsi Bilal. Comme beaucoup de Gazaouis, il s'attend à ce que les combats reprennent. À raison. Israël a d'ores et déjà prévenu que malgré l'accord sur les otages, "la guerre" contre le Hamas continuera "jusqu'à la victoire". 

Ce qui n'a pas empêché des milliers d'entre eux de tenter leur chance. Aux premières lueurs du jour, alors même que la trêve avec Israël n'était pas encore entrée en vigueur dans la bande de Gaza, les déplacés se pressaient déjà sur les routes du sud du territoire pour "rentrer à la maison".


F.S. Reportage : Gwendoline Debono, Hélène Bonnet

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