Le droit à l'avortement menacé comme jamais aux États-Unis

Droit à l'avortement menacé aux États-Unis : les Américains appelés à manifester le 14 mai

Aurore Briffod avec AFP
Publié le 6 mai 2022 à 7h40
JT Perso

Source : TF1 Info

Samedi 14 mai, des rassemblements dans tout le pays vont être organisés pour défendre le droit à l’avortement.
Depuis les révélations du site "Politico", de nombreuses voix se font entendre notamment dans le camp progressiste.
La Cour suprême américaine pourrait faire voler en éclats l’arrêt Roe V. Wade de 1973, selon un document interne.

"Le 14 mai, nous allons exprimer notre rage." Plusieurs grandes organisations progressistes appellent les Américains à défiler en masse dans tous les États-Unis afin de défendre le droit à l’avortement. "C’est l’heure de redoubler nos efforts", "il n’y a pas de temps à perdre", a déclaré l’une des responsables du groupe Planned Parenthood, qui gère de nombreuses cliniques dans tout le pays. 

Quatre grandes marches sont déjà prévues à Washington, New York, Chicago et Los Angeles ainsi que des centaines de rassemblements dans tout le pays. "On attend des centaines de milliers de personnes." Des barrières de sécurité ont déjà été érigées autour du bâtiment de marbre blanc qui abrite les travaux de la Cour suprême, dans la capitale américaine. 

La gauche républicaine mobilisée

Depuis lundi, l’institution est dans la tourmente après la publication d’un projet d’arrêt qui, s’il est adopté tel quel, renverra les États-Unis 50 ans en arrière, lorsque chaque État était libre d’interdire ou d’autoriser les avortements. Ce document rédigé en février doit faire l’objet de négociations jusqu’au 30 juin. 

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Ces révélations ont fait bondir la gauche républicaine. Des élus démocrates et des centaines de personnes se sont réunis spontanément devant la plus haute juridiction du pays. Le président Joe Biden a appelé les électeurs à défendre le droit à l’avortement lors des élections législatives prévues en novembre. Au sein de la Cour suprême, le malaise est palpable. Son chef John Roberts a dénoncé une "trahison" et ordonné une enquête pour démasquer l’auteur de la fuite. 


Aurore Briffod avec AFP

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