L'ancien vice-président des États-Unis sous Donald Trump a annoncé qu'il ne le soutiendrait pas à la présidentielle de novembre.
Une annonce qui a surpris outre-Atlantique et a rompu avec la tradition.
Mike Pence avait aidé le milliardaire à conquérir la droite religieuse en 2016 en étant son colistier lors de la campagne présidentielle.

"Cela ne va pas vous surprendre, je ne vais pas soutenir Donald Trump". Une petite phrase lâchée lors d'une interview à Fox News, aux États-Unis, qui a, en réalité, surpris tout le monde. Vendredi 15 mars, l'ancien vice-président Mike Pence a jeté un pavé dans la mare en annonçant qu'il ne soutiendrait pas le milliardaire républicain dans sa quête de second mandant face à Joe Biden lors de la présidentielle de novembre. Une décision qui a fait naître de nouvelles interrogations sur la capacité de Donald Trump à rallier sa famille politique. 

Dans l'interview donnée à la chaîne conservatrice, Mike Pence a justifié sa décision par le fait que l'ancien président proposait "un programme qui est en contradiction avec le projet conservateur que nous avons mis en place durant quatre ans". Chrétien évangélique, farouche opposant à l'avortement, Mike Pence avait pourtant aidé Donald Trump à conquérir la droite religieuse en étant son colistier lors de la campagne présidentielle de 2016. 

Un soutien ébranlé par l'assaut contre le Capitole

Mais la loyauté indéfectible de l'ancien vice-président s'était vue mise à rude épreuve lors de l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, il dirigeait la séance au Congrès, lors de laquelle les élus devaient certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle de 2020. Bien qu'il n'ait qu'un rôle protocolaire, Donald Trump avait insisté pour qu'il refuse de valider l'élection du démocrate. L'ancien gouverneur de l'Indiana n'avait pas obtempéré, ce qui lui a valu une forte inimitié chez les partisans du milliardaire. Entrés par la force dans le Capitole, certains avaient appelé à "pendre" Mike Pence, qui avait dû se cacher à la hâte.

Depuis, il a jugé que les mots du président avaient été "irresponsables" et l'avaient "mis en danger". En juin 2023, Mike Pence s'était présenté contre lui lors des primaires républicaines. Mais il avait dû jeter l'éponge, avant même les premiers scrutins, faute de soutien. L'ancien gouverneur n'est pas le seul à refuser de soutenir Donald Trump dans sa course à la présidentielle. Il y a quelques jours, la dernière rivale du milliardaire aux primaires, Nikki Haley, avait déjà refusé de soutenir sa candidature face au président sortant Joe Biden. 


A.B. avec AFP

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