Brésil : des manifestants pro-Bolsonaro réclament l'intervention de l'armée

Publié le 2 novembre 2022 à 23h50, mis à jour le 3 novembre 2022 à 0h00

Source : JT 20h Semaine

Des dizaines de milliers de manifestants ont exigé, mercredi, une intervention militaire après la défaite électorale de Jair Bolsonaro.
Ces partisans du président sortant appellent à la "résistance civile" après la victoire de Lula.
Bolsonaro a pourtant reconnu, à demi-mots mardi, sa défaite à l'élection présidentielle.

Ils n'acceptent pas les résultats des urnes. Des dizaines de milliers de manifestants ont exigé mercredi une intervention militaire dans de nombreuses villes du Brésil, dont Sao Paulo, Brasilia et Rio après la défaite électorale de Jair Bolsonaro. Les partisans du président sortant bloquent également toujours des routes dans plus de la moitié des États du pays, malgré l'allocution du chef d'État d'extrême droite, mardi, où il a affirmé qu'il "respecterait" la Constitution" et a donné le feu vert à la transition avec son successeur de gauche Lula - tout en délivrant un message reçu comme un encouragement par ses soutiens. "Les manifestations pacifiques seront toujours bienvenues", a-t-il dit. 

"Résistance civile"

En début d'après-midi, aucune violence n'avait été rapportée dans le pays, qui célébrait un jour férié. À Sao Paulo, des milliers de bolsonaristes manifestaient devant le commandement militaire du Sud-est, exigeant une intervention de l'Armée aux cris de "intervention fédérale tout de suite", a constaté une journaliste de l'AFP-TV. Une manifestation similaire devant le quartier général de l'Armée à Brasilia réunissait également des milliers de protestataires, selon un photographe de l'AFP, certains scandant "résistance civile".

Même scénario à Rio de Janeiro, où des milliers de manifestants chantaient devant le commandement militaire :  "Lula, voleur, ta place est en prison", selon un journaliste de l'AFP-TV. "On demande (...) une intervention militaire pour que notre pays ne devienne pas communiste", a expliqué à l'AFP-TV à Sao Paulo Rodrigo da Mata, un vendeur de 41 ans. Selon le site d'informations UOL, des manifestations en faveur d'une intervention de l'armée avaient lieu mercredi devant des bâtiments militaires de 11 Etats (sur 27) du pays.

Ces manifestations viennent s'additionner aux barrages routiers qui affectent toujours 15 États du pays. Une mobilisation toutefois en baisse, puisque mardi, ces barrages concernaient la quasi-totalité du Brésil. Jair Bolsonaro a d'ailleurs demandé, mercredi dans une vidéo postée sur Twitter, la levée de ces barrages. Une intervention alors que le discours du chef de l'État sortant - où il a estimé que les manifestations étaient "le fruit de l'indignation et d'un sentiment d'injustice concernant la façon dont le processus électoral s'est déroulé" -  a été interprété sur les réseaux sociaux de la droite radicale comme un encouragement à la poursuite du mouvement. 


La rédaction de TF1info

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