Le nouveau président taïwanais a été investi, lundi.
Dans son discours, il a appelé la Chine à "cesser ses intimidations politiques et militaires".
Lai Ching-te a également remercié les Taïwanais d'avoir résisté à l'influence "des forces extérieures".

Il a voulu envoyer un message fort dès le début de son mandat. Le nouveau président de Taïwan, Lai Ching-te, a été officiellement investi à la tête de l'île, lundi 20 mai. Dans un discours prononcé au palais présidentiel de Taipei, le nouveau chef de l'État a directement ciblé la Chine, appelant Pékin à "cesser ses intimidations politiques et militaires contre Taïwan" et à "partager avec Taïwan la responsabilité envers le monde du maintien de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taïwan". 

 Lai Ching-te a également remercié ses "concitoyens d'avoir refusé de se laisser influencer par des forces extérieures et d'avoir résolument défendu la démocratie", affirmant que "l'ère glorieuse de la démocratie taïwanaise est arrivée". "Face aux nombreuses menaces et tentatives d'infiltration, nous devons démontrer notre détermination à défendre notre nation, nous devons également accroître notre préparation à la défense et renforcer notre cadre juridique en matière de sécurité nationale", a relevé le nouveau président après son entrée en fonction.

Élu en janvier, Lai Ching-te succède à Tsai Ing-wen, dont les huit années de mandat ont été marquées par la détérioration des relations entre Taipei et Pékin. Issu du Parti démocrate progressiste (PDP), le même que sa prédécesseure, le nouveau dirigeant a été décrit par Pékin comme un "dangereux séparatiste" pour ses déclarations passées en faveur de l'indépendance de Taïwan. Il a depuis adouci son discours, et a promis lundi que son gouvernement "ne cédera pas, ne provoquera pas et maintiendra le statu quo", c'est-à-dire un équilibre qui préserve la souveraineté de Taïwan sans pour autant déclarer une indépendance formelle.


A.B. avec AFP

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