L'Algérie se soulève contre Bouteflika

EN DIRECT - Algérie : le président par intérim annonce un "processus de dialogue", sans participation de l'Etat ni de l'armée

Publié le 3 juillet 2019 à 22h25
EN DIRECT - Algérie : le président par intérim annonce un "processus de dialogue", sans participation de l'Etat ni de l'armée

Source : AFP

EN DIRECT - Malgré le départ d'Abdelaziz Bouteflika, le mouvement de contestation continue de refuser que le "système" en place organise la présidentielle en Algérie. Alors qu'un appel à des manifestations massives a été lancé pour vendredi 5 juin, le président par intérim a promis mercredi le lancement d'un "processus de dialogue" mené par des personnalités indépendantes.

MANIFESTATIONS


Avant l'annonce par le président Bensalah du "processus de dialogue" mené par des personnalités indépendantes, plusieurs personnalités algériennes avaient appelé à une manifestation massive vendredi. Ce serait la vingtième à avoir lieu, coïncidant avec l'anniversaire de l'indépendance du pays.

"Faisons du 5 juillet la concrétisation de la libération de l'Homme, après la libération de la patrie" du pouvoir colonial français le 5 juillet 1962, ont lancé dans une vidéo postée sur internet des universitaires, un avocat, un ancien diplomate et un responsable d'un petit parti d'opposition. Ils avaient appelé "à garder le caractère pacifique, unitaire, populaire et national de (leur) Révolution" et réclamé du pouvoir "des mesures dans le sens de l'apaisement". Ils n'ont à cette heure pas réagi à l'annonce du président par intérim.

ANNONCE


Le président par intérim Abdelkader Bensalah a annoncé ce mercredi le lancement d’un "processus de dialogue" mené par des personnalités indépendantes, sans la participation de l'État ni de l'armée, en vue de la prochaine élection présidentielle.

NDLR : Nous reprenons ce fil info en direct consacré à la crise politique en Algérie.

MOBILISATION NATIONALE ET PACIFIQUE


La fin de ce vendredi de mobilisation arrive, les manifestants commencent à se disperser dans plusieurs villes. A l'échelle nationale, aucun incident n'a été reporté à ce stade. Des dizaines de milliers d'Algériens ont défilé en famille, dans le calme, à Alger, Oran, Sétif, Constantine, Annaba, Bouira, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arreridj, et beaucoup d'autres. 


Les protestataires ont manifesté contre les "figures" du système, en demandant le départ des dernières têtes du clan Bouteflika encore au pouvoir, le général Gaïd Salah en premier.

"GOUVERNEMENT DE LA HONTE"


La mobilisation se maintient également car au delà des purges, le pouvoir ne cède pas sur l'essentiel des revendications des manifestants.


Abdelkader Bensalah, proche de Bouteflika l'ayant accompagné tout au long de ses 20 ans au pouvoir, est chef de l'Etat par intérim depuis plus de trois semaines. Noureddine Bedoui, autre fidèle dévoué, est toujours le Premier ministre d'un "gouvernement de la honte", comme le nomment les manifestants.

Le général Gaïd Salah, ancien pilier du régime Bouteflika qui a contribué à obtenir sa démission, est devenu de facto un homme fort du pays, s'attirant dans le même temps les foudres de certains manifestants.


Les protestataires refusent particulièrement que les bras droits d'Abdelaziz Bouteflika organisent la présidentielle - fixée au 4 juillet  - et réclament une transition dirigée par une nouvelle structure indépendante.

DES PURGES JUGÉES INSUFFISANTES


L'incarcération en début de semaine de trois frères Kouninef, famille propriétaire d'un géant privé du BTP algérien et bénéficiaires de gigantesques contrats publics, a satisfait la contestation qui dénonce depuis le 22 février les liens troubles entre la présidence Bouteflika et les "oligarques".


Or les frères Kouninef étaient réputés proches de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, qui lui, n'a pas encore inquiété par une enquête ou une arrestation. Les manifestants pointent ainsi du doigt ces purges "à deux vitesses". A Alger aujourd'hui, ils réclamaient l'arrestation de Saïd Bouteflika, et que tout puissant soupçonné de trafic d'influence soit convoqué par la justice.


Dans une note publiée vendredi, le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) voit surtout dans l'actuelle campagne anticorruption un moyen pour le régime d'essayer de "diviser" le mouvement de contestation, tout en "réglant des comptes internes".

BORJ BOU ARRERIDJ : LE TIFO DÉPLOYÉ


A Borj Bou Arreridj, la foule s'est rassemblée devant un bâtiment en construction, qui sert de support pour déployer le nouveau "tifo". Cette gigantesque banderole de plusieurs mètres de long laisse apparaître les inscriptions "La Nation - l'espoir - la conscience". D'après la journaliste indépendante Zahra Rahmouni : "Les jeunes cotisent pour acheter le matériel nécessaire. L'objectif est de passer un message clair et concis chaque semaine."

BORJ BOU ARRERIDJ : LA CAPITALE DU HIRAK


La ville de Bordj Bou Arreridj, à 200 km au sud-est d'Alger, est le terrain de fortes mobilisations tous les vendredis. Des manifestants sont venus d’autres wilayas pour participer à la marche de cette ville surnommée "la capitale du Hirak" (de la révolution).

TIZI OUZOU : LES VILLES VOISINES D'ALGER MOBILISÉES 


La ville de Tizi Ouzou, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, est particulièrement mobilisée ce vendredi 26 avril. Les manifestants qui voulaient se rendre sur la capitale ont été bloqués à plusieurs points de passage.


De retour dans les rues, ils défilent par centaines cette après-midi. L'ambiance est familiale, avec beaucoup d'enfants, drapeaux algériens sur les épaules et pancartes à la main. 

TUNNEL DES FACULTÉS BARRICADÉ


A Alger, un important dispositif de sécurité a été mis en place par les forces de l'ordre. Le tunnel des facultés a notamment été barricadé par la gendarmerie Nationale, du côté de place Maurice-Audin, afin de bloquer l'accès à la ville aux manifestants d'autres wilayas (découpages administratifs équivalents à des départements).


Pour préserver le caractère pacifique de la mobilisation, des hommes et des femmes vêtus de gilets oranges sur lesquels est écrit “Silmiya” (pacifique) se mettent entre les manifestants et les forces de l’ordre afin d’éviter l’affrontement.

ORAN : MANIFESTANTS DANS LE CENTRE-VILLE


Dans la seconde plus grande ville du pays, les Algériens sont toujours mobilisés pour cette dixième semaine de manifestations. En milieu d'après-midi, ils défilent pacifiquement dans les rues du centre. 

ALGER : FOULE SUR LE PARVIS DE LA GRANDE POSTE


Dès le début de la matinée, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant la Grande Poste, bâtiment emblématique du cœur d'Alger devenu le point de ralliement de la contestation.


En début d'après-midi, de nombreux manifestants ont rejoint les protestataires après la grande prière du vendredi. Les témoignages sur place parlent de plusieurs dizaines de milliers de personnes présentes.

DIXIÈME  VENDREDI DE MOBILISATION


Nous réactivons ce live pour suivre ce dixième vendredi de mobilisation en Algérie. Le président Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un cinquième mandat puis a démissionné. Abdelkaler Bensalah, désormais président par intérim, et le chef de l'armée Ahmed Gaïd Salah, ont commencé à ordonner des purges contre les noms les plus influents et riches du pays. Mais les Algériens veulent plus. Cet après-midi, de nombreuses manifestations sont une nouvelle fois  prévues à Alger et dans d'autres villes du pays.

HEURTS


Quelques centaines de jeunes affrontent la police vendredi en plein coeur d'Alger, renvoyant les grenades lacrymogènes que tirent les policiers tentant de les disperser à l'issue d'un 8e vendredi de manifestations hebdomadaires qui a fortement mobilisé, selon des journalistes de l'AFP.


Alors que l'essentiel du défilé dans la capitale s'est déroulé dans le calme mais dans une ambiance plus tendue qu'à l'accoutumée, des heurts ont éclaté en milieu de journée en plein centre d'Alger entre des manifestants et un cordon de police. En fin de journée, les policiers tentent de repousser certains irréductibles hors du centre d'Alger, alors que le gros du cortège se disperse dans le calme.

urgent

Urgent

ELECTION


L’élection présidentielle algérienne aura lieu le 4 juillet 2019. Selon le site d'actualité TSA :


 "Le président par intérim Abdelkader Bensalah a signé le décret portant convocation du corps électoral pour la prochaine élection présidentielle qui aura lieu jeudi 4 juillet"

ARMÉE 


Toujours selon le communiqué du ministère de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah met en garde contre "un vide constitutionnel" en Algérie, jugeant "irraisonnable" tout idée de "gérer la période de transition" en dehors des institutions. "Avec le début de (la) nouvelle phase et la poursuite des marches, nous avons déploré l'apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères (...) de mettre à exécution leurs desseins visant à déstabiliser le pays", a ajouté le chef d'état-major de l'armée.

ARMÉE


Par la voix de son chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, l'armée algérienne assure qu'elle "veillera" à "la transparence" et à "l'intégrité" de la transition en cours. "La préparation des élections présidentielles se fera avec l'accompagnement" de l'armée, "qui veillera au suivi de cette phase (...) dans un climat de sérénité et dans le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République", a-t-il déclaré, selon un communiqué du ministère de la Défense. 

INTERVIEW 


Quels sont désormais les scénarios envisageables après l'arrivée d'Abdelkader Bensalah à la tête de l'Etat ? Quelle place va occuper l'armée dans la transition ? Les manifestations vont-elles continuer, comme tel est encore le cas ce mercredi, à Alger notamment ? LCI décrypte la situation avec l'historien de l'Algérie contemporaine Pierre Vermeren.

International
Algérie : quel rapport entretient le peuple avec son armée ?

Algérie : quel rapport entretient le peuple avec son armée ?

DISCOURS


Sans rentrer dans les détails, il a toutefois semblé s'engager à lâcher le pouvoir une fois le nouveau président "démocratiquement élu". "Le tournant que va traverser notre pays débutera par une phase décisive qui consistera à remettre, constitutionnellement, les pouvoirs au Président de la République démocratiquement élu, dans un délai qui ne saurait dépasser les 90 jours à compter de la date de mon entrée en fonction en tant que Chef de l’Etat".

DISCOURS


"Nous sommes tenus de concourir, citoyens, classe politique et institutions de l'Etat, afin de réunir les conditions, toutes les conditions, d'un scrutin présidentiel transparent et régulier, dont nous serons tous les garants, un scrutin qui permettra à notre peuple d'exercer son choix libre et souverain", a poursuivi ce proche d'Abdelaziz Bouteflika, dont la nomination temporaire à la présidence, en tant que président du Conseil de la Nation, a suscité l'ire de la rue.

DISCOURS


A la télévision nationale, le nouveau président par intérim Abdelkader Bensalah, très contesté dans les rues algériennes en raison de sa proximité avec Abdelaziz Bouteflika, s'est engagé à organiser "un scrutin présidentiel transparent et régulier".

MANIF


Malgré l'intervention de la police, les étudiants, qui scandent "Bensalah dégage!, système dégage!" sont toujours présents devant ce bâtiment emblématique du coeur d'Alger, encerclés par des cordons de policiers anti-émeutes.

MANIF


C'est la première fois en sept semaines que la police tente de disperser ainsi une manifestation pacifique d'étudiants au coeur de la capitale algérienne.  Outre les grenades lacrymogènes, la police a également fait intervenir un canon à eau contre les étudiants rassemblés devant la Grande Poste, épicentre du mouvement de contestation à Alger.

ALGER


La police a tiré mardi des grenades lacrymogènes lors d'une manifestation dans le centre d'Alger pour évacuer des milliers d'étudiants protestant contre la désignation d'Abdelkader Bensalah, proche d'Abdelaziz Bouteflika, au poste de président par intérim, ont constaté des journalistes de l'AFP.

DES HEURTS A ALGER


Une première depuis le début de la crise. La police a tenté ce mardi de disperser une manifestation pacifique d'étudiants au coeur de la capitale algérienne. Ils s'opposent à la désignation d'Abdelkader Bensalah, proche d'Abdelaziz Bouteflika, au poste de président par intérim.


Outre les grenades lacrymogènes, la police a également fait intervenir un canon à eau contre les étudiants. Malgré l'intervention de la police, les étudiants, qui scandent "Bensalah dégage!, système dégage!" sont toujours présents en milieu d'après-midi devant ce bâtiment emblématique du coeur d'Alger, encerclés par des cordons de policiers anti-émeutes.

PORTRAIT

urgent

Urgent

REMPLAÇANT 


Abdelkader Bensalah est nommé président par intérim, annonce la télévision nationale.

PARIS


Des milliers d'Algériens ou de Français d'origine algérienne ont une nouvelle fois manifesté ce dimanche à Paris, rapporte l'AFP. Un rassemblement organisé place de la République pour la septième semaine consécutive afin de réclamer un "vrai changement de régime". 


Disséminées dans une marée blanche, rouge et verte - les couleurs du drapeau algérien -, les pancartes affirmaient, toujours selon l'agence, "le peuple pour seul caïd", exigeant que "tous dégagent", en particulier "les 3B" : Tayeb Belaiz, le président du Conseil constitutionnel, Noureddine Bedoui, le Premier ministre, et surtout Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du parlement algérien, et probable futur chef de l'Etat par intérim.


Le Parlement algérien doit se réunir mardi matin pour nommer le président par intérim.

DISPERSION DANS LE CALME


L'essentiel des manifestations à travers le pays ont pris fin. Le gigantesque rassemblement d'Alger s'est dispersé dans le calme peu après 19h locale. Aucun incident n'a été signalé à travers le pays, selon l'AFP.


D'après l'agence de presse officielle (APS), une quarantaine de manifestations ont eu lieu en Algérie, dans pas moins de 48 régions. 

CIRCULATION SATURÉE À ALGER


Alors que les manifestants commencent à se disperser dans la capitale, de nombreux axes routiers sont totalement bloquées.


Et pour cause, selon les témoignages recueillis par un journaliste de l'AFP sur place, de nombreux Algériens avaient décidé de rejoindre la capitale pour cette première manifestation post-Bouteflika. "C'est tout un symbole: manifester à Alger sans Bouteflika", explique ainsi une infirmière de 40 ans venue de Bouira, à une centaine de kilomètres.

CIVISME


Comme chaque vendredi désormais, l'heure est au grand nettoyage dans les rues de la capitale.

MARÉE HUMAINE À ALGER


Les images de la foule réunie à Alger sont impressionnantes. Les rues sont noires de monde. 

ORAN


La foule est très dense également à Oran, deuxième ville d’Algérie, selon plusieurs journalistes sur place.

ÉVANOUISSEMENTS


Selon une journaliste sur place, des manifestants se sont évanouis sur la place Audin, haut lieu de la contestation dans la capitale, à cause de la foule très compacte et de la chaleur.

PLUSIEURS VILLES CONCERNÉES


Comme vendredi dernier, les Algériens se mobilisent dans plusieurs villes à travers le pays. Des manifestations se déroulent notamment à Constantine, Oran, Annaba et Batna.

MARÉE HUMAINE


Une marée humaine déferle dans les rues d'Alger. La mobilisation est bien plus importante que la semaine dernière selon de nombreux journalistes sur place.

FOULE À ALGER


La prière hebdomadaire étant terminée, les Algériens convergent dans les rues d'Alger, désormais noires de monde.

QUI SONT LES "3B"?


Dans les cortèges, un nouveau slogan apparaît, demandant le départ des "3B". Une référence à trois hommes : Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui. Proches du pouvoir en place depuis une vingtaine d'années, ils tiennent un rôle-clé dans le processus de transition politique.


Abdelkader Bensalah a été placé à la tête du Conseil de la Nation par l'ancien président démissionnaire. Un poste qu'il occupe depuis plus de 16 ans. C'est à lui qu'incombe désormais la tâche de remplacer Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'État le temps d'élire un successeur. 


Tayeb Belaiz a enchaîné différents postes de ministre pendant 16 ans. Le 10 février dernier,  Abdelaziz Bouteflika l'a nommé pour la seconde fois à la tête du Conseil constitutionnel. Il est donc chargé de contrôler la régularité du scrutin.


Noureddine Bedoui est lui aussi l'un des hommes fort de l'ancien gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika. Nommé premier ministre le 11 mars dernier, il était jusqu'alors à l'Intérieur. Mal perçu par les manifestants, il est qualifié par le quotidien francophone El Watan comme " l'ingénieur en chef de la fraude électorale et ennemi des libertés".

MOBILISATION EN HAUSSE


Les Algériens se mobilisent pour le septième vendredi consécutif, principalement sur la place de la Grande Poste, dans la capitale. Malgré le départ du président et près de deux mois de manifestations, la mobilisation ne faiblit pas. Selon plusieurs journalistes sur place, les contestataires sont encore plus nombreux que la semaine précédente. 

MANIFESTATIONS


Des milliers de personnes sont mobilisées à Alger, selon plusieurs journalistes sur place. Car malgré le départ d'Abdelaziz Bouteflika, les manifestants veulent désormais montrer leur refus de l’ancien "système" dans sa globalité. Ils s'opposent notamment à l’implication des anciens fidèles du président dans la transition politique.


Les protestataires appellent ainsi au départ des "3B". Un slogan en référence à trois hommes à la tête du processus d'intérim : Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui.

EXCUSES


Dans une lettre d'adieux aux Algériens, Abdelaziz Bouteflika présente ses "excuses".

LETTRE


Dans une nouvelle lettre adressée aux Algériens, Abdelaziz Bouteflika demande "pardon en tant qu’être humain, qui n’est pas dépourvu de faire des erreurs, pour toute négligence que j’aurais pu commettre à votre encontre, que ce soit une parole ou un acte."

LA MOBILISATION CONTINUE


La démission, désormais entérinée d'Abdelatif Bouteflika, ne suffit pas. Un collectif qui regroupe des syndicats, des associations et des ligues des droits de l’Homme a réaffirmé, ce mercredi 3 avril, son rejet de  "toute transition clanique", appelant de nouveau les Algériens à des manifestations vendredi, rapporte TSA.

urgent

Urgent

PROCÉDURE


Selon la télévision nationale, le Conseil constitutionnel entérine la démission de Bouteflika. "La vacance définitive de la Présidence de la République est constatée conformément à l’article 102 alinéa 04 de la Constitution", écrit-il dans un communiqué.

PROCÉDURE


Le Conseil constitutionnel est actuellement réuni à Alger pour constater la "vacance" de la présidence de la République, après la démission la veille du président algérien Abdelaziz Bouteflika, annonce l'agence de presse officielle APS.


Une fois constatée, le Conseil constitutionnel doit transmettre un acte de "vacance définitive" au Parlement, selon la Constitution.


C'est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui est chargé par la Constitution d'assurer l'intérim pendant trois mois.

RÉACTION 


Le Kremlin appelle ce mercredi, à une transition sans "ingérence de pays tiers" en Algérie, au lendemain de la démission du président Abdelaziz Bouteflika confronté à une contestation populaire inédite.


"Nous espérons que, quoi qu'il arrive, les processus internes qui se déroulent dans ce pays et qui relèvent exclusivement des affaires intérieures de l'Algérie se dérouleront sans ingérence de pays tiers", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.


Moscou espère aussi que la transition qui s'annonce n'aura "aucune répercussion sur le caractère amical de nos relations bilatérales", a-t-il ajouté. La Russie est un grand allié de l'Algérie à laquelle elle livre notamment des armes.

ET APRES ? 


Frédéric Encel, docteur en géopolitique donne quelques pistes pour l'après-Bouteflika. 

L'analyse de Frederic Encel, docteur en geopolitique apres la demission de BouteflikaSource : Sujet TF1 Info

SUR PLACE 


Notre correspondante sur place raconte les minutes qui ont suivi la démission de Bouteflika. 

"Le sentiment ici, c'est que le peuple algérien a repris son destin en main", nous raconte notre correspondante Hassiba HadjoudjaSource : Sujet JT LCI

REVUE DE PRESSE 


Voici la une du quotidien El Watan, ce mercredi 3 avril. 

LA LETTRE DE DÉMISSION 


Voici le texte de la lettre qu'il a adressée au Conseil constitutionnel, publiée par l'agence de presse algérienne officielle APS, citant un communiqué de la présidence de la République:


"J'ai honneur de vous notifier formellement ma décision de mettre fin au mandat que j'accomplis en qualité de Président de la République, à partir de ce jour, mardi 26 Radjab 1440, correspondant au 02 avril 2019. 


Cette décision que je prends en mon âme et conscience est destinée à contribuer à l'apaisement des coeurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l'Algérie vers l'avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement.


Cette décision procède de mon souci d'éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l'actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l'Etat.


Dans le même temps, cette décision se veut l'expression de ma foi en une Algérie fière et digne tenant son rang et assumant pleinement ses responsabilités dans le concert des nations.


Dans cette perspective, j'ai pris les mesures appropriées, dans l'exercice de mes prérogatives constitutionnelles, pour les besoins de la continuité de l'Etat et du fonctionnement normal de ses institutions durant la période de transition devant mener à l'élection du nouveau président de la République.


Dieu, Le Tout-Puissant, m'est Témoin des initiatives que j'ai prises, des actions que j'ai menées, des efforts que j'ai déployés et des sacrifices que j'ai consentis pour être à la hauteur de la confiance dont mes compatriotes m'ont honoré, oeuvrant sans relâche pour consolider les bases de l'unité nationale, de l'indépendance et du développement de notre cher pays ainsi que pour promouvoir la réconciliation avec nous-mêmes et avec notre identité et notre histoire.


Je souhaite tout le meilleur au Peuple algérien."

LE POINT A 8h00 


Ce mardi soir, Abdelaziz Bouteflika a envoyé sa démission après être resté  vingt ans au pouvoir. Semaine après semaine, le président de 82 ans a tenté de s'accrocher au pouvoir,  mais ne parvenait pas à calmer la contestation. 


LES RÉACTIONS 


- Jean-Yves le Drian, ministre des Affaires étrangères s'est déclaré confiant, pour la suite. "Le peuple algérien a montré ces dernières semaines, par une mobilisation continue, digne et pacifique, qu’il était déterminé à faire entendre sa voix", a salué Jean-Yves Le Drian dans une déclaration écrite. "Nous sommes confiants dans la capacité de tous les Algériens à poursuivre cette transition démocratique dans ce même esprit de calme et de responsabilité" qui a prévalu ces dernières semaines, a souligné le ministre français des Affaires étrangères.


EN ALGÉRIE 


- Cette démission s'est accompagnée de scènes de liesse à Alger notamment où des milliers d'algériens sont descendus dans les rues. 


ET APRES ? 


- Reste que la démission de celui qui tenait le pouvoir depuis vingt ans ne résout pas les problèmes. Qui pour lui succéder ? Nos éléments de réponse.

RÉVEIL EN ALGÉRIE 


Pour la première fois depuis vingt ans, l'Algérie se réveille sans Bouteflika à sa tête. Mais, la joie passée, les Algériens n'entendent pas baisser la garde et veulent désormais obtenir le départ de tout le "système" au pouvoir.

LA LIESSE EN ALGÉRIE 

CONFIANCE DE LA FRANCE


"Nous sommes confiants dans la capacité de tous les Algériens à poursuivre 

cette transition démocratique dans ce même esprit de calme et de responsabilité" qui a prévalu ces dernières semaines, a souligné Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères. "C'est une page importante de l'histoire de l'Algérie qui se tourne", a-t-il ajouté.

BOUTEFLIKA


Sans son costume et visiblement très affaibli, Bouteflika a remis sa démission au ministre de l'Intérieur algérien, Tayeb Belaiz.

urgent

Urgent

FRANCE


La France se dit confiante dans la poursuite d'une "transition démocratique" en Algérie après l'annonce de la démission de Bouteflika, annonce le ministère des Affaires étrangères.

PRÉSIDENCE BOUTEFLIKA


Retour sur la présidence d'Abdelaziz Bouteflika en dix dates.

International
Algérie : la présidence d'Abdelaziz Bouteflika en dix dates

Algérie : la présidence d'Abdelaziz Bouteflika en dix dates

LIESSE


Les scènes de liesse continuent à Alger, notamment place Audin, où des feux d'artifices ont été allumés. Les manifestants présents saluent une forme de victoire, mais demande à ce que la mobilisation continue pour demander plus de changement, selon les témoignages de journalistes sur place.

"J'AI HONNEUR DE VOUS NOTIFIER FORMELLEMENT MA DÉCISION"


Les médias algériens diffusent la lettre officielle de démission d'Abdelaziz Bouteflika. Dans celle-ci, celui qui est désormais l'ex-président explique avoir pris cette décision "en [son] âme et conscience" afin de contribuer à "l’apaisement des cœurs et des esprits" des Algériens. 


"Cette décision procède de mon souci d’éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l’actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l’Etat."


Dans cette lettre, celui qui a été à la tête du pays depuis vingt ans rappelle avoir mené des "actions", des "efforts" et fait des "sacrifices" pour "être à la hauteur". Concluant le texte par : "Je souhaite tout le meilleur au Peuple algérien."

QUELLE SUITE?


Que va-t-il se passer désormais? Selon la Constitution, c'est Abdelkader Bensalah, actuel président du Conseil de la nation, qui prendra la place de l'ancien président au sommet de l’État algérien.

LIESSE


Des concerts de klaxons et des youyous ont accueilli la nouvelle dans les rues d'Alger, selon plusieurs témoignages de journalistes sur place. De nombreux jeunes commencent à se rassembler sur le parvis de la Grande poste, haut lieu de la contestation depuis le 16 février. 

LIESSE

ETATS-UNIS


"Il revient aux Algériens de décider comment gérer la transition" post-Bouteflika, affirme la Maison Blanche après la démission du président

DEPUIS ALGER


"Le sentiment ici, c'est que le peuple algérien a repris son destin en main", nous raconte notre correspondante Hassiba Hadjoudja

"Le sentiment ici, c'est que le peuple algérien a repris son destin en main", nous raconte notre correspondante Hassiba HadjoudjaSource : Sujet JT LCI

SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


Sur les groupes Facebook influents de la jeunesse algérienne, l'annonce de la démission de celui qui avait été imposée par l'armée en 1999 comme candidat du pouvoir à la présidentielle n'est pas suffisante. "Le combat continue", peut-on lire sur le groupe Algérie Debout.  "Maintenant que Boutef' va nous quitter définitivement qui va présider la phase de transition ? Il faudra se dépêcher de réfléchir et le clamer dans la manif de vendredi sinon on subira leur choix", écrit par exemple Zahir Kaoula, en appelant à rester mobiliser vendredi. 

SINE DIE


L’ENTV, la télévision nationale, confirme la démission de Bouteflika “à compter de ce jour".

direct

En direct

EN DIRECT D'ALGÉRIE


"C'est fini pour Bouteflika, il ne fera pas un 4e mandat comme lui et son entourage voulaient le faire. ça a été long, difficile, les dernières semaines ont été les plus pénibles. Aujourd'hui, c'est le début d'un changement. L'explosion de joie a commencé, les Algérois ont commencé à défiler dans la rue pour célébrer cette victoire. Mais vendredi, ils descendront encore dans la rue pour maintenir la pression. La population demande un changement du régime", explique en direct sur la 26, Kamel Zeit, correspondant de LCI en Algérie.

ET MAINTENANT ?


Selon la Constitution, c'est Abdelkader Bensalah, actuel président du Conseil de la nation, qui pourrait prendre sa place au sommet de l’État algérien.

BOUTEFLIKA


Confronté à plus d'un mois de contestation massive et inédite, Abdelaziz Bouteflika a donc envoyé sa démission ce mardi après être resté  vingt ans au pouvoir. Semaine après semaine, le président de 82 ans a tenté de s'accrocher au pouvoir,  mais ne parvenait pas à calmer la contestation. Ce mardi encore, un millier d'étudiants battaient le pavé dans les rues d'Alger. Les Algériens ont encore l'intention de manifester vendredi pour réclamer la fin du régime mis en place avec l'arrivée au pouvoir en 1999 de Bouteflika.

BOUTEFLIKA

MILITAIRE


Le général Ahmed Gaïd Salah, cité par TSA, a chargé la présidence de la République, dirigée, selon lui par une "bande" qu’il accuse de rédiger les communiqués au nom du chef de l’État.

MILITAIRE


Dans un communiqué, l'armée demande une mise à l'écart "immédiate" d'Abdelaziz Bouteflika. TSA rapporte qu'"une réunion de l’état-major de l’armée" s'est tenue au ministère de la Défense nationale. L'armée indique également qu'elle rejette le communiqué de la présidence paru le 1er avril, annonçant sa démission d'ici au 28 avril : "Elle le considère comme émanant de forces non constitutionnelles".

QUE VA-IL SE PASSER ?


Lorsqu'Abdelaziz Bouteflika va démissionner, que va-t-il se passer ? On vous explique.


VACANCE DU POUVOIR


A la démission du chef de l'Etat, le Conseil constitutionnel se réunit "de plein droit", c'est-à-dire de sa propre initiative. Il constate alors, à la majorité de ses membres, "la vacance définitive de la présidence".


Il communique "immédiatement l'acte de vacance définitive" au Parlement, dont les deux Chambres, l'Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse) et le Conseil de la Nation, se réunissent de "plein droit".


INTÉRIM


C'est le président du Conseil de la Nation - poste actuellement occupé par Abdelkader Bensalah, 77 ans - qui assure alors l'interim durant une période de 90 jours maximum.


Si "pour quelque cause que soit", la présidence du Conseil de la Nation est "vacante", c'est le président du Conseil constitutionnel - actuellement Tayeb Belaiz, 70 ans - qui assume la charge du chef de l'Etat, pour la même période de 90 jours.


Une élection présidentielle doit être organisée au cours de cette période de 90 jours. Le chef de l'Etat par intérim ne peut être candidat à cette élection.

QUELLES RÉACTIONS À ALGER ? 

REMPLAÇANT


Actuellement président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah prendra la succession d'Abdelaziz Bouteflika, selon l'article 102 de la Constitution.

urgent

Urgent

BOUTEFLIKA


Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l'expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle APS.


Le chef de l'Etat prendra auparavant des "mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition", poursuit le communiqué, précisant que sa "démission (...) interviendra avant le 28 avril 2019", sans autre détail.


Selon la Constitution, une fois sa démission actée, c'est le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assurera l'intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle est organisée.

MANIFESTATION


L’annonce du nouveau gouvernement a été suivie par une nouvelle manifestation dans le centre d’Alger. « Les marches ne vont pas s’arrêter », scandent les manifestants, salués par de très nombreux coups de klaxon des automobilistes.

REMANIEMENT


Un nouveau gouvernement a été nommé dimanche 31 mars. Ce remaniement est censé apaisé la contestation auquel le président algérien Abdelaziz Bouteflika fait face depuis plus d’un mois. 


La nouvelle équipe compte 23 hommes et seulement cinq femmes (dont trois figuraient déjà dans l’ancienne). Plusieurs ministres étaient auparavant hauts fonctionnaires dans le ministère désormais sous leur tutelle, à l’image de Slimane Brahmi, magistrat à la longue carrière nommé ministre de la Justice. Le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Loukal, est quant à luiç nommé ministre des Finances.


Fait notable : le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a récemment suggéré que le départ du pouvoir de Bouteflika permettrait de sortir de la crise, reste vice-ministre de la Défense et en 2e position dans l'ordre protocolaire, derrière le Premier ministre Noureddine Bedoui.


Autre surprise : Ramtane Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre au côté de M. Bedoui et chef de la diplomatie, ne reste pas au gouvernement, et rend son portefeuille après seulement 20 jours.

CIVISME

LE DRIAN


Le chef de la  diplomatie française Jean-Yves Le Drian a salué le "civisme remarquable" du peuple algérien qui manifeste à nouveau ce vendredi. "L'Algérie doit être maîtresse de son destin. La population contribue par ces différentes manifestations à montrer son appartenance et sa fierté algériennes. Il faut donc que le processus qui va se mettre en oeuvre, de transition, qui maintenant s'impose, puisse se dérouler dans les meilleures  conditions", a déclaré le ministre français.

ALGER


Selon la journaliste de RFI Leïla Beratto, des grenades de désencerclement ont été lancées par les forces de l'ordre pour disperser la foule venue très nombreuse sur le boulevard Mohamed 5.

CALME


D'après le média TSA Algérie, la mobilisation, beaucoup plus importante que vendredi dernier, se déroule dans le calme, un important dispositif policier étant notamment déployé devant le Palais du peuple, pour encadrer les manifestants.

LIAMINE ZEROUAL


Ce 29 mars, des milliers de manifestants se sont massés devant le domicile de l'ancien président de l'Algérie, Liamine Zeroual, à Batna. Nombreux sont ceux souhaitant que l'ancien chef de l'Etat participe activement à la phase de transition.

MANIFESTATIONS


Outre Alger, les manifestations se multiplient dans l'ensemble du pays, à Constantine, Skikda, Oran, Tizi Ouzou, Sid Bel Abbès. Les slogans sont quasiment identiques, à savoir le départ souhaité du système actuel.

FORCES DE L'ORDRE


Selon TSA Algérie, les forces de l'ordre empêchent les manifestants d'emprunter le boulevard Mohamed V.

ILS MARCHENT VERS LE PALAIS PRÉSIDENTIEL

LES FEMMES EN PREMIÈRE LIGNE

International
VIDÉO - Manifestations en Algérie : les femmes en première ligne

VIDÉO - Manifestations en Algérie : les femmes en première ligne

PAR MILLIERS


Des milliers d'Algériens sont actuellement dans la rue pour la 6e semaine consécutive. Voici quelques images. Difficile à évaluer précisément en l'absence de chiffres officiels, la  mobilisation apparaissait très forte, peu de temps après le démarrage du  cortège en début d'après-midi, semblant indiquer que l'offre du patron de  l'armée n'a pas calmé la contestation.

EN DIRECT 


Les Algériens descendent une nouvelle fois par milliers dans la rue ce vendredi pour réclamer le départ effectif et immédiat d' Addelaziz Bouteflika. A cette occasion nous reprenons notre direct. 

urgent

Urgent

DÉFECTION


Le Rassemblement national démocratique (RND), principal allié du parti (FLN) d'Abdelaziz Bouteflika, a demandé mardi la démission du président algérien, affaibli par la maladie et contesté par la rue, au lendemain de l'appel du plus haut-gradé de l'armée à son départ.


Dans un communiqué reçu par l'AFP et signé par son secrétaire général, l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, récemment limogé, le RND "recommande la démission du président de la République (...) dans le but de faciliter la période de transition".

DÉCRYPTAGE

DECLARATION


"Il devient nécessaire, voire impératif, d'adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l'Etat", a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, un fidèle de Bouteflika, dans une discours diffusé à la télévision nationale.


"Une solution à même d'aboutir à un consensus de l'ensemble des visions, et de faire l'unanimité de toutes les parties, est celle stipulée par la Constitution, dans son article 102", a-t-il poursuivi.

CONSTITUTION


L'article 102 de la Constitution prévoit que le Parlement, sur proposition du Conseil constitutionnel "réuni de plein droit", déclare à la majorité des deux-tiers, "l'état d'empêchement" lorsque "le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions".


Si Bouteflika est déclaré inapte, le président du Parlement algérien Abdelkader Bensalah prendrait le pouvoir par intérim. La Constitution prévoit que cette période dure 45 jours. 

FLN


En demandant que le président Bouteflika soit déclaré inapte, l'armée prend le contre pied du FLN. Il y a quelques heures, lundi soir, le parti de Bouteflika avait resserré les rangs : "La feuille de route (proposée par le chef de l'Etat) est la meilleure solution en ce moment", a déclaré Hocine Khaldoun, porte-parole du Front de libération nationale (FLN), à l'issue d'une réunion de la direction du parti, selon des propos rapportés par l'agence officielle APS.


Preuve de la zizanie au sommet de l'Etat, la veille, ce même Hocine Khaldoun avait publiquement jugé "inutile" cette Conférence nationale "unanimement rejetée", et proposé d'élire un nouveau chef de l'Etat dès "maintenant".


Il avait toutefois été sèchement recadré par la direction du FLN, étalant au grand jour les dissensions au sein du camp présidentiel sur la marche à suivre face à la contestation.

MANIFESTATIONS


Des centaines d'étudiants sont à nouveau descendus dans la rue ce mardi pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika, des manifestations moins rassembleuses que ces dernières semaines en raison des vacances universitaires.


D'autres corporations se sont joint aux étudiants, alors qu'un appel à la grève générale dans les administrations et établissements publics semblait très diversement suivi.


Les rassemblements ont eu lieu dans plusieurs localités notamment à Béjaïa en Kabylie et dans la capitale Alger

urgent

Urgent

Le chef de l'armée sort de son silence et demande de déclarer Abdelaziz Bouteflika inapte. Le chef d'état-major de l'armée algérienne a demandé mardi que soit engagée la procédure prévue par l'article 102 de la Constitution, quand le président de la République "pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions".


Il y a deux semaines, le chef de l'Etat avait renoncé à se présenter mais il avait reporté le scrutin à après une conférence nationale -dont la date n'a pas été fixée- prolongeant de fait son actuel mandat.

Le chef de l'armée algérienne vient de faire une déclaration à la télévision. C'est la raison pour laquelle nous réactivons ce direct.

TWITTER


Le ministère algérien des Affaires étrangères a démenti mardi les "informations" distillées sur un "faux compte Twitter" attribué au chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dénonçant une "pure manipulation".


Un compte Twitter au nom de M. Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères - poste qu'il a déjà occupé de 2013 à 2017 - a été créé dimanche. Ce compte (@RLamamraMFA) se décrit comme son "compte officiel".


"Les informations attribuées" au ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra "communiquées à travers un faux compte Twitter en son nom, sont fausses, dénuées de tout fondement et relèvent de la pure manipulation", avertit le porte-parole du ministère dans un communiqué reçu par l'AFP. Le ministre "n'a jamais communiqué à travers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou autres) au titre de ses nouvelles responsabilités gouvernementales", poursuit le porte-parole, Abdelaziz Benali Chérif.

ALGER


Quelques milliers d'étudiants défilent dans le centre d'Alger pour réclamer à nouveau le départ du président Abdelaziz Bouteflika.

ALGER

ALGER


Ce mardi, des milliers de personnes manifestent à nouveau dans le centre d'Alger contre le prolongement du mandat d'Abdelaziz Bouteflika, selon l'AFP.


Des manifestations qui interviennent au lendemain de la confirmation par Abdelaziz Bouteflika qu'il resterait au pouvoir après la fin de son mandat pour permettre une "transition harmonieuse".

REACTION

La déclaration du président a suivi celle du chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a, de son côté, appelé aujourd'hui à la "responsabilité" des responsables politiques pour trouver des "solutions dans les plus brefs délais" à la crise que connaît le pays. Il en a profité pour saluer le "civisme inégalé" des Algériens, dont le mouvement de révolte s'est signalé par une absence globale de de violences, et a voulu rappeler le "lien étroit" entre l'armée qu'il dirige et le peuple.

"JE RESTE"

Lundi 18 mars, Abdelaziz Bouteflika a confirmé qu'il resterait au pouvoir après le terme de son actuel mandat, le 28 avril. Une répétition d'un message qu'il avait déjà transmis au peuple algérien, tout en lui promettant "une transition harmonieuse" dans les mois à venir. Ainsi a-t-il promis la mise en place d'une révisions constitutionnelle "globale et profonde", qui sera soumise à "référendum", dans un message relayé par les médias d'Etat.

Nous reprenons ce live suite à l'annonce par Abdelaziz Bouteflika de son intention de poursuivre son mandat sans terme définitif.

SLOGANS


Dans les cortèges figuraient des pancartes contre l'ingérence internationale et notamment des slogans anti-Macron.

ALGER 


Les rassemblements se poursuivent dans le calme à Alger. Mais la police bloquerait plusieurs accès, notamment dans le quartier de Telemly.  

ALGER 


Les jeunes algériens ne manquent d'originalité pour dire leur volonté voir partir A. Bouteflika. L'âge moyen du pays est seulement de 27 ans. Beaucoup d'Algériennes et d'Algériens n'ont donc connu qu'un seul président. 

MOBILISATION 


Dans la ville de Béjaïa, en Kabylie, un policier affecté à la surveillance des manifestants a rejoint la marche en se hissant sur un fourgon avec une pancarte. Une information reprise par le site d'information algérien TSA. 

ALGER

MOBILISATION


Une foule impressionnante manifeste dans le centre d'Alger pour un quatrième vendredi de contestation, et le premier depuis que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a reporté l'élection présidentielle, prolongeant sine die son mandat au-delà de son terme prévu, le 28 avril.


Le nombre exact de manifestants est difficile à établir, ni les autorités ni les protestataires ne communiquant de chiffres. La mobilisation semble similaire à celle du vendredi précédent, jugée exceptionnelle par les médias et analystes algériens. Hommes, femmes et enfants ont commencé à marcher en début d'après-midi dans une ambiance festive dans les rues du centre de la capitale.

MOBILISATION


Selon le média algérien TSA, des milliers de personnes manifestent pacifiquement à Alger, Constantine, Bejaia, Tizi-Ouzou...

ALGER


Selon plusieurs journalistes sur place, des milliers de personnes manifestent à Alger contre le prolongement du quatrième mandat de Bouteflika.

ALGER

ALGER

ALGER


Selon l'AFP, des milliers de personnes manifestent dans le centre de la capitale, Alger.


Il s'agit du premier vendredi de protestation depuis le report par M. Bouteflika de l'élection présidentielle et la prolongation sine die de son mandat, censé expirer le 28 avril.


Quelques centaines de personnes sont également rassemblées sur une place proche de celle de la Grande-Poste. Comme le vendredi précédent, le carrefour devant la Grande-Poste est noir de monde bien avant le coup d'envoi des marches, qui doivent commencer à l'issue de la grande prière hebdomadaire musulmane, en début d'après-midi.

MOBILISATION

NOUVELLE JOURNÉE DE MOBILISATION


De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont été annoncées en Algérie ce vendredi, jour phare des contestations, à l'issue d'une semaine qui a vu le président Abdelaziz Bouteflika reporter les élections, proroger son mandat et proposer un plan de réformes aussitôt raillé.


Les étudiants et universitaires, puis enseignants et lycéens, ont déjà manifesté en nombre mardi et mercredi, à la suite des décisions du chef de l'Etat de renoncer à briguer un cinquième mandat tout en reportant sine die l'élection présidentielle initialement prévue le 18 avril.


Les appels à un quatrième vendredi consécutif de grandes manifestations à travers le pays ont repris de plus belle jeudi en écho à la conférence de presse du nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui, qui a remplacé lundi le très impopulaire Ahmed Ouyahia, et de son vice-Premier ministre Ramtane Lamamra.


Leurs déclarations n'ont pas semblé apaiser la colère, vive depuis le 22 février, quoique toujours pacifique. Elle est d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir de M. Bouteflika il y a 20 ans, dans un pays qui n'a pas participé au printemps arabe de 2011.

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

ALGER


Toujours selon notre confrère, l'intervention des forces de l'ordre se passe pour l'instant dans le calme. 

ALGER


Comme le montrent les images diffusées sur Twitter par le journaliste Khaled Drareni, les policiers antiémeute se déploient dans les rues d'Alger pour bloquer le passage du cortège formé par les manifestants. 

REPORTAGE


Après le renoncement d'Abdelaziz Bouteflika à briguer un cinquième mandat présidentiel, LCI a voulu prendre la température auprès des Algériens et binationaux en Ile-de-France. Entre optimisme et fatalité, ceux et celles à qui nous avons parlé se disent partagés. Mais il ont en commun la fierté d'un peuple qui a obtenu, pacifiquement, de nouvelles règles du jeu.

Sujets de société